ALCUIN PRÉSENTÉ A CHARLEMAGNE
JuLBs Laorb. — 1837, d'uprès le j^ond de Sdmeti, au Louvre.
Gharlemagne s'efforça d'emprunter à l'ancienne Rome tout ce qui lui restait de civilisation, pour en Êdre l'ornement de son empire. Il travailla surtout à ranimer, par sa protection et ses exemples, l'étude des lettres et des arts qui.s^éteignait en Occident, au milieu des ténèbres de la barbarie. Alcuin, moine an^^, le plus docte personnage de son temps, fut mis à la tète de l'é-
cole fondée dans le palais d*Âix-la-Ghapelle , et appelée pour ce motif école palatine. Pendant les loisirs trop courts que lui laissaient ses expéditions guerrières, le grand empereur venait siéger lui-même parmi les disciples d'Âlcuin, et apprenait sous lui la granunaire, la rhétorique et lastronomie. H s'efiForçait même de plier ses doigts à Tart , si rare et si difficile alors, de récriture. Mais ce qui Toccupait plus encore , c'était le soin de surveiller les travaux de la nombreuse jeunesse qui, rassemblée de toutes les parties de f empire sur les bancs de récole palatine, devait répandre les lumières qu'elle avait reçues. Les plus studieux et les plus instruits étaient assurés de ses lai^esses et de ses faveurs. C'est ainsi que se forma au maniement des affaires toute cette génération d'honmies savants et habiles qui servirent aux desseins de Chariemagne et à la gloire de son règne. Égin* hard en est le plus remarquable. Malheureusement cet essai de civilisation ne survécut guère à celui qui l'avait tenté, et la barbarie reprit son cours.