LOUIS VII FORGE LE PASSAGE DU MÉANDRE
L'empereur Conrad, vaincu par les Turcs dans les plaines de la Lycaonie, ét^t retourné à Constantinople, laissant à Louis Vil tout le fardeau de la guerre sainte. L'armée française, comme elle traversait l'Asie mineure pdilr'se diriger sur la Syrie , rencontra les Turcs sur les bords du Méandre. « Leurs tentes , dit l'auteut anonyme des Gestes deLouis VU, couvraient l'autre rive du fleuve, et lorsque les nôtres voulaient mener boire leurs chevaux, les infidèles les assaiUaient de l'autre côi(éàcoups
^ FHs de Henri de Bourgogne, comte de Portugal.
de flèches. Les Français, qui brûlaient d'aller les joindre sur l'autre bord, après avoir Itmgtenaps sondé le fleuve , trouvèrent enfin un gué inconnu aux indigènes. Bs s y précipitèrent alors en foulé , et gagnèrent la rive opposée , repoussant de tous cotés les ennemis qui essayaient à coups de lances et d*épées de Jes faire reculer. » Un autre chroniqueur, Odon de'Deufl, témoin, de ce combat, montre dans son récit Louis VU protégeant le passage de son armée , et se lançant à toute bride contre ceux des Turcs qui assaillaient les siens par derrière. Il les poursuivit jusque dans les montagnes ^ et , selon l'expression du chroniqueur, «les deux rives du fleuve furent semées des cadavres ennemis. »