LOUIS VU SE DÉFEND CONTRE SEPT SARRASINS
BotSSBLiBR. — 1839.
Comme les Frâpçais, à qui leur victoire avait ouvert les portes de Laodicée, poursuivaient leur marche, Tavant-garde ç'ç^çigçLgea imprudemment d|ans un déiUé oi\ le restf de IVmée entra après elle.Jjes Turcs ly surprirent, et, 4vi liaut 4^ mont^^es, l'écrasèrent, malgré 1^ pi^odiges d'une longue et héroïque résistance.
«Dans cette mêlée, le roi perdit son escorte... Mais conservant toujours un cœur de roi, agile autant que v^Ciureux , il saisit les branches d'un jarbre que Dieu avait placé là pour son salut, et s'élança sur le haut d'un
rocjier; un grand nombre d'ennemis se jetèrent après lui pour s emparer de sa personne, tandis que d'autres, plus éloignés, lui tiraient des flèches. Mais, par la volonté de Dieu, sa cuirasse le préserva de 1 atteinte des flèches, et avec son glaive tout sanglant, défendant son rocher pour défendre sa vie, il fit tomber les mains et les têtes de beaucoup d'ennemis. Enfin ceux-ci, qui ne le connaissaient pas^ voyant qu'il serait difficile de le saisir, et craignant qu'il ne survînt d'autres combattants, renoncèrent à l'attaquer et s éloi^èrent pour aller, avant la nuit, enlever les dépouUles du champ de ba^taiUe ^ »
LOUIS VII, L'EMPEREUR CONRAD ET. BAUDOUIN III, ROI DE JÉRUSALEM, DÉLIBÈRENT A PTOLÉMAÏS SUR LA CONDUITE DE LA GUERRE SAINTE.— 1148.
DEBiicQ. — iSSg.
Louis VII et Conrad, réunis après leurs diverses fortunes au pied du saint sépulcre, avaient accompli leur voeu comme pèlerins, mais non pas comme croisés; ils n'avaient rien fait pour arracher aux infidèles leurs nouvelles conquêtes et raffermir le royaume chancelant de Jérusalem. Il fiit décidé qu'une grande assemblée serait convoquée à Ptolémaïs, où Ton aviserait à la conduite future de la guerre sainte. L'empereur, le roi de France, le jeune roi de Jérusalem, Baudouin III, s'y rendirent accompagnés de leurs barons et de leurs che-
» Odon de Deuil, Hv.VL
valiers. Les chefs du clergé y siégèrent avec toutes les pompes de l'église, et la reine Mélisende, avec la mar. .quise d'Autriche, et un grand nombre de dames françaises et allemandes qui avaient suivi la croisade, vinrent assister aux graves délibérations qui allaient s ouvrir. On y résolut le siège de Damas, siège où les deux monarques avec leurs armées se signalèrent pai: de glorieux mais inutiles exploita; il fallut, quarante ans après, prêcher une troisième croisade.