‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 119 sur 299 · PILS DE JEAN DUDLEY, DUC DE NORTHUMBERLAXD, ET DE · texte numérisé non relu

PILS DE JEAN DUDLEY, DUC DE NORTHUMBERLAXD, ET DE

(N* 2196.) Cabliti, d'après un portrait de

la galerie de Hampton-Court.

Né en 1 53 1 . — Marié : i° à lady Douglas Howard, baronne douairière de Sheflield; si° en i 5 y 8, à la veuve de WaJter Dévereux, comte d*Essex. — Mort en i588.

Le comte de Leicester doit toute la célébrité qu'il a dans l'histoire à la faveur dont il jouit pendant trente ans auprès de la reine Élisabeth. Ce ne fut du reste qu'un courtisan doué des dons extérieurs qui peuvent plaire, mais, sans foi, sans honneur, et jugé capable des crimes les plus noirs par ses contemporains. Il était fds de ce duc de Northumberland , qui , maîtrisant les dernières volontés d'Edouard VI, avait dicté à ce jeune monarque le fatal testament qu'il fit en faveur de Jane Grey. Robert Dudley, à l'avènement delà reine Marie, partagea la prison de son père, sans le suivre à l'échafaud, et, rendu à la liberté ainsi qu'à son rang, il fut investi de la charge de maître de l'artillerie. Mais à peine Élisabeth eut-elle succédé à sa sœur, qu'elle subit le charme de la noble figure et des manières élégantes de l'habile courtisan , et commença à lui prodiguer les marques les plus éclatantes de son amour. Elle le fit son grand-écuyer et lui donna l'ordre de la Jarretière en même temps que les belles seigneuries de Denbigh et

de Keniiworth. Telle était alors la faveur de Dudley qu'il aspira à la main de sa souveraine, et se prépara, dit-on, à cet honneur en faisant périr sa femme par le poison (i56o). Ce fut en 1 564 qu'il reçut de la reine le titre de comte de Leicester, auquel il joignit bientôt celui de chancelier de l'université d'Oxford. Tout autre que lui eût encouru la disgrâce d'Élisabeth pour les offenses qu'il prodiguait à une maîtresse si hautaine ; mais ni ses parjures, ni les empoisonnements dont il était accusé, ne firent jamais déchoir sa fortune. Deux fois il fut envoyé dans les Pays-Bas pour y soutenir contre l'Espagne la cause des insurgés avec l'or et les troupes de l'Angleterre (i585-i58y) : deux fois il y trouva les revers dus à son impéritie , et n'en revint que plus puissant à la cour. Élisabeth ne se dégoûta même pas de cet odieux favori en l'entendant lui conseiller de se défaire par le poison de l'infortunée Marie Stuart. Lorsque enfin l'invincible Armada commença à menacer les côtes d'Angleterre (i588), ce fut à lui que la reine donna le commandement du camp de Tilbury , et elle alla jusqu'à l'investir d'un pouvoir sans exemple en le créant lordlieutenant d'Angleterre et d'Irlande. Les fidèles conseillers d'Élisabeth, qui rougissaient de cet acte de la faiblesse de leur souveraine , ne l'eussent point empêché de s'accomplir, si Leicester n'eût été , à cette époque même , surpris par la mort (4 septembre î 588 ). Élisabeth le pleura, mais en même temps fit vendre publiquement ses biens pour l'acquit de certaines sommes qu'il devait à l'échiquier.

ix i3

AMURATH Ot) MOURAD III,

*ri.TA« dis» rcncs ottoimw», FILS AÎNÉ DE SELIM 11.

Né en 1 566. — Mort le i 7 janvier i5g5.

Amurath III succéda à son père Sélim II, le i3 décembre 1 57Z1. Fidèle à la politique ombrageuse et barbare des sultans ottomans, il fit étrangler, la nuit même de son entrée au sérail , ses cinq frères , dont le plus âgé avait moins de huit ans. Les historiens turcs disent de ce prince qu'il ouvrit avec les nations chrétiennes des relations plus étendues qu'aucun de ses prédécesseurs : Élisabeth conclut avec lui le premier traité de commerce entre l'Angleterre et la Porte. Amurath III , sans commander lui-même ses armées, fit heureusement la guerre. Celle qu'il soutint pendant douze ans contre le schah de Perse aboutit à la conquête de trois provinces, qui vinrent agrandir l'empire ottoman. En même temps qu'il poussait ses armées vers l'Orient, Amurath maintenait en Occident la puissance turque : il triompha des prétentions de l'empereur Maximilien II sur le trône de Pologne , et y fit monter son vassal Étienne Battori , vayvode de Transylvanie (i5y5). Plus tard ( 1 585 ), il réclama de Rodolphe II, successeur de Maximilien, le tribut dont ce prince était redevable à la Porte, et, soutenant sa réclamation par les armes, il envoya en

Hongrie son grand vizir Sinam-Pacha , qui s'empara de l'importante place de Raab sur le Danube (1692). Amurath III mourut, le 1 7 janvier 1 , à l'âge de quaranteneuf

HENRI DE BOURBON

M11ICI Dt BK tnX ,

PLUS TARD ROI DE NAVARRE, PLIS ROI DE FRANCE. (N* 2198.) François Ponncs1.

HENRI IV

ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE

( N* 1 265 , page Bà du tome VIL } M- dr Léomewl.

HENRI IV

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(N* 2199.) Ancien tableau de l'école allemande.

HENRI IV

ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE

(N' 2200.) Ancien tableau.

HENRI IV

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(N* 2201.) Albrier, d'après François Queue!.

1 On lit dans la partie inférieure du tableau l'inscription suivante :

Henry prinee de Navire en l'eage de 4 ans. ao. 1057.

HENRI IV

ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE

(N* 220*2.) Portrait en pied , par François Pontes, le fils.

HENRI IV

• ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE

(N* 2203.) Art Schiffer , portrait équestre.

HENRI IV

ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE

HENRI IV

ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE

(N* 2205.) Pierre FaASQoi.

HENRI IV

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