‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 176 sur 299 · BELLARMIN (ROBERT FRANÇOIS ROMULE · texte numérisé non relu

BELLARMIN (ROBERT FRANÇOIS ROMULE

CARDINAL

(N* 2287.) Ancienne collection de la Sorbonne.

Né à Montepulciano, en Toscane, le l\ octobre 1 5^2. — Mort le 1 6 août 1621.

Bellarmin illustra la compagnie de Jésus par ses ver-

tus et son savoir, et fut un des oracles de la théologie romaine dans les grandes controverses qui remplirent la seconde moitié du xvi' siècle. Il était neveu du pape Marcel II. A l'âge de dix-huit ans, il entra chez les jésuites , et son talent pour la prédication était si éminent que ses supérieurs n'attendirent pas qu'il fût prêtre pour le faire monter en chaire. Bientôt on crut pouvoir le produire sur le théâtre de la célèbre université de Louvain , et son enseignement théologique y eut un succès prodigieux. Revenu à Rome en 1676, il fut appelé par Grégoire XIII à donner des leçons publiques de controverse, et lorsqu'en 1 58g Sixte-Quint envoya comme légat en France le cardinal Gaetani , il lui adjoignit le docte et éloquent jésuite pour soutenir, s'il y avait lieu, la discussion contre les théologiens protestants. Clément VIII le fit cardinal en 1898 et lui donna trois ans après l'archevêché de Capoue. Mais Bellarmin, nommé par Paul V bibliothécaire du Vatican en 1 6o5 , résigna ses fonctions épiscopales pour se donner tout entier à ses travaux de doctrine pour la défense de la foi catholique. Deux fois ses vertus l'eussent fait monter dans la chaire de saint Pierre, si les couronnes n'eussent craint en lui les doctrines trop absolues de la société de Jésus. La même opposition du pouvoir temporel empêcha, dit- on, au dernier siècle sa canonisation. Bellarmin, en effet, outre son catéchisme et ses grandes controverses contre les hérétiques, publia un traité sur le pontife de Rome, dans lequel il revendiquait pour ie siège apostolique non plus l'absolue souveraineté dont avaient joui les papes du

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