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COLONEL GÉNÉRAL DE LA CAVALERIE LÉGÈRE

FILS NATUREL DE CHARLES IX, ROI DE FRANCE, ET DE MARIE TOLCHET, DAME DE DELLEVILLE.

(N* 2300.) Ancien tableau.

Né au château du Fayet, en Dauphiné, le 2 3 avril 1573. — Marié: i° à Pézenas, le 6 mai 1 59 1 , à Charlotte de Montmorency, fille aînée de Henri , premier du nom , duc de Montmorency, et d'Antoinette de la Marck , sa première femme; 20 le 2 5 février iG44, à Françoise de Nargonne, fille de Charles de Nargonne, baron de Mareuil, et de Léonore de la Rivière. — Mort le ilx septembre i65o.

Charles de Valois , bâtard de Charles IX et de Marie Touchet, fut destiné dès son enfance aux dignités de l'ordre de Malte et obtint en 1587, à l'âge de treize ans, la charge de grand prieur de France. Mais deux ans après, une dispense du pape Sixte-Quint l'autorisa à sortir de religion , et il parut dans le monde avec le titre de comte d'Auvergne, que lui avait légué son aïeule, Catherine de Médicis. «S'il avait pu, dit un contemporain1, se défaire de l'humeur d'escroc que Dieu lui avait donnée , ç'eût été un des plus grands hommes de

1 Tallemant des Reaux, tome I, page 138.

son siècle. Il était bien fait, brave, spirituel, avait de

l'acquit, savait de la guerre » Malheureusement les

vices les plus honteux ternirent ce qu'il y avait en lui de brillantes qualités, et ce descendant des Valois ne rougit pas de s'offrir comme espion à Henri IV et de faire de la fausse monnaie sous Louis XIII. Cependant, rangé sous la bannière royale au combat d'Arqués ( 1 58g) et à Ivry (i5<)o), il y lit admirer sa vaillance, et dans la glorieuse escarmouche de Fontaine-Française, en 1 , il lit partie de cet escadron de gentilshommes avec lequel Henri IV affronta toute une armée. Mais son rôle à la cour fut moins honorable que dans les camps : il se mêla aux intrigues criminelles du maréchal de Biron, et fut arrêté avec lui en 1602. Rendu à la liberté par le crédit de sa sœur, la marquise de Verneuil, il se remit, deux ans après, à conspirer avec elle, et cette fois fut condamné à mort par arrêt du Parlement (1 6o5). Henri IV respecta dans le comte d'Auvergne le sang des rois, et l'enferma à la Bastille; ce ne fut qu'en 1616 que Marie de Médicis l'en fit sortir. Charles de Valois prêta à la reine mère l'assistance qu'elle lui demandait contre les princes révoltés, et alla assiéger dans Soissons le duc de Mayenne (1617). Créé, trois ans après, duc d'Angoulème, il fut envoyé comme ambassadeur auprès de Ferdinand II et des princes de l'Empire pour négocier le traité d'Ulm (3 juillet 1622), si funeste à l'électeur palatin et à la cause protestante en Allemagne. Le duc d'AngOulême , instrument docile de la politique du cardinal de Richelieu , fut un des capitaines qu'il employa

en 1627 au siège de la Rochelle. Il suivit Louis XIII en Lorraine dans Tannée 1 63 1 , et en 1 635 se retrouva sous ses ordres au siège de Saint-Mihiel. On le voit encore, quoique âgé de soixante-huit ans, faire la campagne de i64i en Flandre. Le duc d'Àngoulême prolongea sa vie jusque sous le règne de Louis XIV : il mourut en i65o, dans la soixante et dix-huitième année de son âge.

RICHELIEU (ARMAND-JEAN DU PLESSIS

pce os ) ,

CARDINAL, PREMIER MINISTRE

(N# 236l.) Philippe de Champacm.

RICHELIEU (ARMAND-JEAN DU PLESSIS

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