VAN-DYCK (ANTOINE
nmut
( V 2479.) M Ascité , d'après an tableau de la galerie
du Musée royal peint par Van-Dyck.
Né à Anvers, le a a mars 1 599. — Marié à Marie Rutbven, fille de lord Rutbven, comte de Gorée. — Mort en i64i.
Antoine Van-Dyck est après Rubens le peintre le plus célèbre de l'école flamande. Lorsqu'il fut admis dans l'atelier de ce grand maître , il avait déjà reçu des leçons de Van-Palen, artiste flamand qui avait étudié en Italie. Van-Dyck ne tarda pas à être le premier dans l'école de Rubens et à lui promettre un rival. On a prétendu, mais sans fondement, que cette rivalité de
I élève fit peur au maître, et que, pour s'en délivrer, il envoya le jeune artiste en Italie. Il envoyait tous ceux à qui il reconnaissait quelque talent dans cette patrie des arts, où il s'était formé lui-même. Quoi qu'il en soit, Van-Dyck, suivant la pente naturelle du génie flamand, fit de Venise le siège principal de ses études et adopta pour ses modèles Titien et Paul Véronèse , dont il devait reproduire le puissant coloris. Revenu dans sa patrie, il y fit plusieurs de ses plus beaux ouvrages; mais fatigué des tracasseries que lui suscitaient ses rivaux, il se rendit en Hollande, où son talent fut dignement apprécié, en Angleterre, où il ne fit que jeter les fondements de sa renommée, puis en France , où on le méconnut. Il était retourné à Anvers et se voyait peu recherché de ses compatriotes , lorsque le roi d'Angleterre Charles Iw, qui avait le goût des arts , l'appela à Londres : cette fois, Van-Dyck avait trouvé la gloire et la fortune.
II laissa les compositions historiques pour peindre les portraits sans nombre qui lui étaient demandés , et ne satisfit môme à l'empressement avec lequel on courait à son atelier que par des procédés trop rapides pour ne pas nuire à la perfection de l'art. On ne l'en admirait, on ne l'en recherchait pas moins. Lord Ruthven , un des barons écossais, lui donna sa fdle, et l'opulente maison de Van-Dyck était ouverte à la plus noble compagnie. On raconte qu'il donna dans les rêves de l'alchimie et lit plus de tort à sa fortune par cette manie ruineuse que par son train de grand seigneur. Cependant sa vie s'usa bientôt au milieu des plaisirs, et il mourut à Lon-
(1res dans la quarante-deuxième année de son âge. La fécondité ne fut guère moins le caractère de son talent que de celui de Rubens : dans une vie beaucoup plus courte , il a laissé soixante et dix-sept tableaux d'histoire qui ont été reproduits par la gravure , et un nombre de portraits que Ton n'a jamais pu compter.