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SEIGNEUR D'ANDELOT

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TROISIÈME FILS DE GASPARD DE COLIGNY , PREMIER DU NOM, SEI- GNEUR DE COLIGNY; D'ANDELOT, ETC. MARECHAL DE FRANCE, ET DE LOUISE DE MONTMORENCY.

(S* 2093.) DlMOlSTIEB.

Né à Châtillon-sur-Loing, le i 8 avril i 52 i . — Marié: i° le 19 mars if)4y, à Claude de Rieux , comtesse de Laval et de Montfort; *i° le 27 août 1 5(34 , à Anne de Salm, veuve de Balthazar de liaussonville. — Mort le 27 mai 1 569.

D'Andelot, frère puîné de l'amiral de Coligny, fut, au xvi' siècle, l'un des adhérents les plus résolus de la réforme en France et l'un de ses meilleurs capitaines. U combattit si vaillamment à Cerisoles ( 1 0/4/i ) que le comte d'Enghien l'arma chevalier sur le champ de bataille. On le vit ensuite accompagner en Écosse Jean de Montgommery dans l'expédition envoyée au secours de la régente Marie de Lorraine ( 1 545); et quand la guerre éclata en i55s entre Henri II et l'empereur, il alla servir en Piémont dans l'armée du maréchal de Brissac. Tombé prisonnier aux mains des Espagnols, il fut enfermé pendant quatre ans au château de Milan , et ce fut, dit-on, pendant cette longue captivité qu'il lut des livres où il prit le germe des erreurs de la réforme. La trêve de Vau-

celles le remit en liberté ( 1 556) , et, Tannée suivante, il prit part, avec son frère l'amiral de Coligny, à l'héroïque défense de Saint-Quentin. Il eut le bonheur, après la prise de cette ville , d échapper aux mains des Espagnols, et trouva une nouvelle occasion de gloire au siège de Calais, à côté du duc de Guise (1 558). Ce fut au retour de cette expédition, qu'interrogé par Henri II sur sa foi religieuse , il avoua tout haut son adhésion aux dogmes du calvinisme, et ne craignit pas de provoquer ainsi les emportements furieux de ce monarque , qui le fit arrêter et l'enferma à Meaux d'abord , et ensuite à Melun. Il ne fallut pas moins de tout le crédit du connétable de Montmorency pour que la liberté fût rendue à son neveu; mais d'Andelot, pour avoir fait un semblant de soumission à l'Église catholique , n'avait pas renoncé dans son cœur à la réforme , et prit une part active à tous les mouvements des huguenots en France. Il était à la bataille de Dreux ( i 56 2 ) , et ce fut lui qui, l'année suivante, défendit Orléans contre le duc de Guise. Lorsque les protestants reprirent les armes en 1567, d'Andelot se retrouva sous la bannière du prince de Condé , et deux ans après il le suivit encore à Jarnac (1 569). Par son habile et ferme contenance il sut , au lendemain de cette journée, recueillir à Saintes les débris de l'armée protestante; mais il ne tarda pas à succomber dans cette ville aux atteintes d'une fièvre pestilentielle, le 27 mai, à Pâge de quarante-huit ans.

SCEPEAUX (FRANÇOIS DE),

aucKivm de rauxarau, MARÉCHAL DE FRANCE.

N* 1457, page a37 da tome VII.) Sotta.

SCEPEAUX (FRANÇOIS DE),

Tableau du

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