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PILS A i N Y. DE JEAN, DEUXIEME DU NOM, SEIGNEUR D'O ET DE MA1LLEBOIS, CAPITAINE DE LA GARDE ECOSSAISE DU ROI, ET D'HÉLÈNE D'ILLIERS, DAME DE MANOU.
(N* 2161.) CauilUT, d'après uu portrait de la
Ne vers 1 535. — Marié à Charlotte-Catherine de Villequier, fille de René de Villequier, baron de Clervaux, chevalier des ordres du Roi, etc. et de Françoise de la Marck, sa première femme. — Mort au mois d'oetohrc 1 596.
François d'O, après avoir quelque temps porté les armes, chercha la fortune dans une voie qui lui parut plus sûre pour l'atteindre, et, s'étant introduit dans la faveur de Henri III par une honteuse communauté de débauches avec ce prince, il reçut de lui, en 1578, la charge de surintendant des finances, et bientôt après le collier de l'Ordre, avec le gouvernement de Paris. Jamais ministre ne porta plus loin les exigences odieuses de la fiscalité, et ne s'enrichit plus scandaleusement de la misère publique; jamais trésors, dépassant ceux des rois, ne furent dissipés avec une plus fastueuse prodigalité. Cependant telle était l'eflronteric de cet homme,
• chargé de la haine et du inépris universel , qu'après la mort de Henri III, ce fut lui qui osa demander à Henri IV de se faire catholique pour être reconnu roi de France ( 1 589 )f et telle était en même temps la puissance que lui donnaient ses vices mêmes étalés avec une cynique insolence, qu'il s imposa à la confiance du nouveau monarque, et fut confirmé par lui dans la surintendance des finances et le gouvernement de la capitale. Il mourut en 1596, âgé de moins de soixante ans, ruiné par ses profusions, et assistant de son lit de mort au pillage des derniers débris de son opulence.