PIBRAC (GUY DU FAUR
WIMIVI OR ) ,
QUATRIÈME FILS DE PIERRE DU FAUR , SEIGNEUR DE PUJOLS, ET DE CAUSIDE-DOUCE, DAME DE PIBRAC.
(Pi* 2102.) Ancien tableau.
Né à Toulouse, en iSag. — Marié, le à Jeanne
de Custos, dame de Tarabel. — Mort le 27 mai i584.
Guy du Faur, seigneur de Pibrac, étudia la jurisprudence, sous Cujas, à Bourges, et sous Alciat, à Padoue. Digne élève de ces deux grands maîtres, il fut nommé successivement conseiller au parlement et juge-mage à Toulouse. Charles IX le choisit , sur sa renommée , pour aller défendre , au concile de Trente , les libertés de l'Église gallicane ( 1 563), et tel fut son succès dans cette mis-
sion, qu'à son retour il fut proposé par le chancelier de l'Hôpital pour remplir les fonctions d'avocat général au parlement de Paris (1 565). Cinq ans après, il reçut la charge de conseiller d'état, et lorsqu'en 1 5y3 le duc d'Anjou fut élu roi de Pologne, Pibrac fut placé, par Catherine de Médicis, auprès de ce jeune prince pour lui prêter le secours de ses lumières et de son expérience. Il ne tint pas à lui que la noblesse polonaise ne conservât son obéissance à Henri III devenu roi de France. Ce monarque récompensa sa fidélité en le nommant président à mortier au parlement de Paris. Marguerite de France , reine de Navarre, le fit en même temps son chancelier. Peu de temps après , Pibrac passa , avec ce même titre , au service du duc d'Alençon, qu'il accompagna, en i58a, dans sa malheureuse campagne des Pays-Bas. Il rentra en France avec lui l'année suivante , et revint prendre son siège au parlement. Pibrac succomba, diton, à une maladie de langueur causée par les douloureux pressentiments que lui inspirait l'état de la France. Parmi les écrits qu'il a laissés, ses Quatrains moraux sont le plus connus : pendant près d'un siècJe , ils ont été au premier rang parmi les livres d'éducation de la jeunesse française.