VI, 279-280. - MI, 04-115. - 5 1, 11-12. — « IV
GALILÉE
n’est j>as immobile nu centre de la sphère des fixes. Puis il se hâte d’ajouter que, si Pieroni a pu se tromper en croyant irouver une parallaxe de quelques secondes, ceux qui prétendent que l’étendue de l’hémisphère visible n’éprouve jamais aucune variation, pas même d’une ou deux secondes de degré, ont pu se tromper bien plus facilement encore. Ainsi l’objection contre le système de Copernic est réduite à néant : sans que Galilée le répète, il est clair que ce système a pour lui les raisonnements humains, et qu’il n’a contre lui que les arguments théologiques tirés de textes sacrés qu’on veut considérer comme enseignant l’astronomie. Cette lettre est donc en faveur du système qui s’y trouve ironiquement désavoué. Cette lettre d’un vieillard de soixante-dix-sept ans est une preuve de plus de ce fin discernement et de cette vivacité d’esprit que Galilée garda jusqu’à la fin de sa vie.
En 1641, en présence de Vivianni, qui l’atteste 1 , Galilée avait inventé, seize ans avant la première publication de l’ouvrage de Christian Huyghens sur l'horloge oscillatoire, l’application du pendule à la régularisation du mouvement des horloges mécaniques, et, d’après ses indications, son fils Vincenzo, habile mécanicien, avait dressé le plan de l’instrument, qu’il devait exécuter lui-même, et dont Viviani donne la description dans sa lettre du 20 août 1659 à Léopold de Médicis. Mais, Galilée étant mort au commencement de 1642, son fils ne construisit son horloge qu’en 1649, et mourut avant de l’avoir achevée. La description de Viviani constate la découverte faite par Galilée en 1641 , et montre que le procédé de Galilée était supérieur en somme à celui