‹ Galilée les droits de la science et la méthode des sciences physiquesChapitre 26 sur 52 · VU · texte numérisé non relu

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montrée sans danger, et qui dit pourtant ce qu’il veut dire. Quant au préambule que nous venons de citer, il ressemble à celui de la lettre écrite par Galilée en 1618 à Léopold d’Autriche 1 , à celui de sa réponse de 1624 à Ingoli*, et à la préface signée par lui en 1632 en tête de son Dialogue sur les systèmes du monde * : il ne renonce pas plus sérieusement au système de Copernic dans sa lettre à Rinuccini. Ensuite Galilée lui répète ce qu’il avait déjà dit à la fin de son Dialogue astronomique, savoir, que, malgré l’avantage, propre au système de Copernic, de s'accorder mieux que tout autre avec les phénomènes, il faut reconnaître qu’il n’est pas impossible à Dieu de produire les mêmes phénomènes de quelque autre manière que nous ignorons. Puis il dit ironiquement, comme il l’avait fait en 1623 dans Y Essayeur 4 , que, le système de Copernic étant condamné , et celui de Ptolémée et des péripatéticiens étant devenu insoutenable, il faut que les savants tâchent de trouver un autre système, duquel la science astronomique et les théologiens puissent s’arranger en même temps. Il sous-entend que le système de Tycho llrahe ne satisfait pas la science, et que le système de Copernic est présentement le seul dont elle puisse s’arranger. Enfin, arrivant au fond de la question, il montre que l’objection qui avait troublé Rinuccini ne repose que sur une pétition de principe, et non sur une observation réelle de l’égalité perpétuelle et rigoureusement exacte de l’hémisphère céleste visible. Sur les parallaxes annuelles des étoiles fixes, il dit que, si l'observation de Pieroni était vraie, les raisonnements humains comluiraient à inférer que la terre

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