I, 350-375. — * I, 405-420, 431-452, 444-445. — * IV
GALILÉE
systèmes du monde, Galilée no répète plus l'injuste reproche que, dans V Essayeur 1 , il avait adressé à l’hypothèse de Tycho, et qui est une des fautes relevées par Kepler dans ses notes sur cet ouvrage, c’est-à-dire le reproche d’être une hypothèse nulle par défaut de développement. Il est vrai que Tycho n’avait pas développé mathématiquement les conséquences de son hypothèse, de manière à l’appliquer au calcul des mouvements célestes ; mais il n’avait pas eu besoin de le faire pour montrer la conformité de son hypothèse avec les phénomènes observés en ce qui concerne le soleil et les planètes : il n’avait eu qu’à se référer, en cela, aux explications de Copernic ; car il est évident que, dans les deux hypothèse^, ces phénomènes doivent être les mêmes pour les habitants de la terre, puisque l’astronome danois ne fait que transporter chacun des deux mouvements de la terre à ces corps : ce qui ne change rien pour notre perspective en ce qui concerne le soleil et les planètes. La différence de perspective aurait existé à l’égard des étoiles fixes, si l’on avait pu, dès lors, leur trouver des parallaxes annuelles ; mais les moyens d’observation n’étaient pas encore assez perfectionnés. Ce n’est pas au point de vue de la géométrie et de la perspective, que l’opposition entre les systèmes de Copernic et de Tycho Brahe est complète ; mais c’est au point de vue de la mécanique. Dans son Dialogue, Galilée oppose de meilleures raisons à tous les systèmes qui rejettent le mouvement de la terre, à celui de Tycho aussi bien qu’à celui de Ptolémée, et ces raisons, c’est la mécanique qui les lui fournit.