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CHAPITRE IX

CONTINUATION DF l/EXÊCUTION DE LA SENTENCE JUSQU’AU TERME . DE LA VIE DE GALILÉE.

Ce n’est que longtemps après la mort de (lalilée que l’Église romaine, cédant à l’ascendant de la vérité, consacra d’une manière complète le triomphe de l’auteur du Dialogue sur les systèmes du monde et de la lettre à Christine de Lorraine, en permettant de croire à la réalité du mouvement de la terre, en renonçant à opposer les textes sacrés aux découvertes de la science, et en subissant, pour sauvegarder la véracité de la Bible, les nécessités de l’exégèse. . .

Du vivant de Galilée et jusqu’à son dernier soupir, l’ardeur de la persécution ne se ralentit ni contre la doctrine, ni contre la personne.

Après l’abjuration du 22 juin, Galilée fut reconduit dans les prisons du saint-office, qu’il ne quitta que dans la soirée du 2 h.

L’ambassadeur de Toscane avait obtenu l’autorisation de l’en faire sortir pour le conduire dans la villa de la Trinité-du-Mont, où il devait demeurer provisoirement séquestré, en attendant les effets de la clémence du pape.

On dut immédiatement désespérer d’obtenir grâce entière.

Galilée aurait vivement désiré qu’il lui fût permis de subir sa peine dans sa patrie. Il adressa au pape cette supplique extraite du procès par M gr Marini.

« Bienheureux Saint-Père, Galileo Galilei supplie » très-humblement votre Sainteté de consentir à com- » muer le lieu qui lui a été assigné pour prison à » Rome, en tout autre lieu analogue de Florence, qu^ « conviendrait à votre Sainteté; et cela pour cause » d’infirmité et aussi parce que le suppliant attend u d’Allemagne une sœur avec huit enfants, à qui il ü pourrait difficilement être par d’autres prêté secours » et protection. Il accepterait de votre Sainteté cette » décision comme une grande grâce (I ) . »

Cette démarche, pas plus que les instances de l'ambassadeur auprès du pape, du cardinal Barberini et de la Congrégation, n’obtinrent un succès immédiat et complet. . .

Urbain VIII trouva qu’un si grand allégement de la peine serait prématuré. Il consentit au transfèrement de Galilée à Sienne. Il dit que dans quelque temps on pourrait lui donner pour résidence la Chartreuse de Florence; mais qu’il fallait procéder avec lenteur et ne le réhabiliter que peu à. peu (2),

(1) Marini, p. 136.

(2) Lettre de Niccolini, 26 juin, 3 juillet 1633.

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