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jour comparaître f° me faire comprendre : on coupait tous mes raisonnements ‘ par des élans de zèle, ou bien on me reprochait le scandale
Galilée pendant ‘ que j'avais donné, et l’on m’opposait toujours le passage es de Niccolini, ke de l'Ecriture sur le miracle de Josué, comme la pièce ome, ne laissent À victorieuse de mon procès. Cela me fit souvenir d’un f‘ autre passage, où le langage des livres saints est évi-
adeur, dans sa Je demment conforme aux idées populaires, puisqu’il y est bre 1682, elle # dit que les cieux sont solides et polis comme un miroir de e notre pauvre W bronze. Cet exemple me parut venir bien à point pour entrée dans une &: prouver que le mot de J'osué pouvait aussi étre interprété iolence que la et ne pas être eru à la lettre: et la conséquence me perverse au plus f semblait parfaitement juste : mais on n’en tint aucun Lie œuvre (les Ke compte, et je n’eus pour toute réponse que des hausse-
We ments d'épaule.”
et Florence, le Ÿ Pourra-t-on jamais exprimer assez de sympathie pour senta au Pape cette grande intelligence, obligée de subir des scènes de homme de ect deomédie aussi misérables, où les arguments les plus décisifs
ge qu'avec là Mçenaient se briser, comme des traits sans force, contre Fe Rien ( Liorate et la superstition ?
orcé de partir î Galilée resta en prison quinze jours suivant les uns, six
“semaines suivant les autres. On a même prétendu qu’il cur de Toscane “ne fut pas emprisonné du tout, mais cette prétention n’est GB Re de se “évidemment pas soutenable, D'ailleurs, tous les voyageurs à de fit SUDIr qui vont à Rome visitent la cellule où il fut détenu. Or, Stre persécuté Ms'il n'avait jamais été emprisonné, comment le gouverne- P'EmIerS rap- Mment Papal permettrait-il à ses propres empliyés de
1 confirmer une pareille fausseté et d’en perpétuer ln
gt etdu | “croyance ?
. na dans le | On ne sait done pas exactement quelle fut la durée de n reçus la 4 [l'emprisonnement qu’on lui fit subir avant sa sentence, mais
ce,quime, Nil n’a pas dû excéder quelques semaines, car c’est de chez
nti re. :
se ER grand. A1 Ambassadeur Toscan que Galilée fut ramené à l’Inquisition
Éise Onné à la 20 Juin 1633, pour entendre le prononcé du jugement
ionvement de fu Saint Office.
tiques que je les de l’Ecriile l ternit : ,
+ Ce jugement porte que % Galilée s’est rendu véhémen- 4‘ tement suspect d’hérésie pour avoir cru et tenu que le 0 Non 1: soleil était le centre du monde et qu’il n'avait pas un Fr he , mouvement d'Orient en Occident, et que la terre ellecon Fe même se mouvait : qu’en conséquence il a encouru toutes se res D“ les censures, etc., ete. ..... Que néanmoins il plait aux nira bout à | Inquisiteurs de l’absoudre, pourvu qu'auparavant, d’un
OULGe N% cœur sincère et d’une foi non feinte, il abjure, maudisse
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“et déteste devant eux les susdites erreurs etc., etc.”
(Quà nropter, per hane nostram definitivam sententiam, dicimus, pronunciamus, judicamus et declaramus te Galileum, te ipsum reddidisse buic Saneto Officio vehementer suspectum de hæresi, hoc est quod credideris et tenueris solem esse centrum orbis terræ, et eum non moveri ab Oriente ad Occidentem, et terram moveri..... À quibus placet nobis ut absolvaris, dummodé prits, corde sincero et fide non fictà, coräm nobis abjures, maledicas et detesteris supradiclos errores el hœreses, &e., &e.)
Le jugement ponte en outre : “ la prohibition absolue des Dial ogues,la d ‘fense de rien enseigner, de rien publier à l’avenir, Pobligation de réciter, à titre de nénitence salutaire (titulo pænitentiæ salutaris), les sept spaumes de la pénitence, une fois par semaine pendant trois ans ; la condamnation à la prison suivant bon plaisir du Saint Office ; et enfin l’injonction de promettre solennellement de ne jamais rien dire on écrire quoique ce soit au soutien de la doctrine condamnée.”?
Ce jugement est signé par les cardinaux d’Ascoli, de Cremone, de St, Onuphre, de Varospi, Bentivoglio, Gypsius et Ginetti.
Je me suis procuré le texte même de l’abjuration que Galilée fat obiige de réciter à genoux et de signer. Je ai trouvé dans le troisième volune des œuvres posthumes de M. Arago, qui l'avait copié de l'Histoire de l’astronomie de Delambre, qui, lui, l'avait copie à Paris, sur les piècts orixinales du procès que Napoléon avait fait venir de Rome, pour les publier, —mais les évènements de 1814 l’en emp£ échèrent,
6 Moi, Galileo Galie’, fils de Vincent Galileï de Florence, àg de soixante- te: ans, constituë personnellement en jugement, et agenouillé devant vous, éminentissimes et révérendissimes curdinaux de la république universelle ‘ chrétienne, inquisiteurs généraux contre la malice hérétique, ayant devant les yeux les saints et sacrés Evangiles, que je touche de mes propres mains, je jure
que j’ai toujours cru, que je crois maintenant, et que Dieu aidant, je croirai à l’aveuir tout ce que croit, prêche et enscigne la sainte Eglise catholi ique et apostolique
$ romaine. Mais comme ce Saint Office m'avait juridique-
et h'r'stes,
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4“ ni l’enso 4 « écrit,
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