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Rue une valise toute pleine de chiffons, disait-il. Ces sur deux nouvell@ iffons n'étaient rien moins que les lettres ct les manuse année. ts de Galilée. Nelli acheta de suite la valise et son bercher des lecteudintenu, et commença un grand travail sur la vie du plivcore quelle devallisophe ; mais il mourut avant d’avoir pu l’achever. Les ait à prendre ! IMfanuscrits de Galilée sont encore dans une bibliothèque ligea l’ami auqu@rticulière, à Florence, et ils forment plusieurs volumes. avertissement qu’ Cette grande intelligence s’éteignit le 8 janvier 1642, L'avait dérobé. année même de la naïssance de Newton, qui occupa avec tyrannies possibleMhnt d’éclat et de gloire la place que Galilée avait laissée
infligées à ce vériliide. Son génie passait dans un autre homme.
® Galilée est mort à l’âge de 78.
Vous le voyez, Messieurs, la persécution que subit ce
and homme n’a pas été une affaire passagère,” une que-
elle d’un moment, de quelques semaines ou de quelques
Mois. Elle ne s’est pas bornée à de simples tracasseries
’écoles, à de pures disputes théologiques ; ellen’a pas été
eulement la conséquence des passions d’un moment, de c, écrit, se donnfifésultat de l’inimitié où de la mauvaise humeur de quell’honnêteté, de 1Mlques hommes ; elle ne s’est pas bornée surtout à l’unique Müéfense d'interpréter la Bible autrement qu’on ne l’avait beaucoup d’i mporMfait jusqu'alors. |
des ne fussent paf} (étaient, quoiqu’on en dise, les systèmes surannés, les utions minutieuscroutines consacrées par une longue habitude, les préjugés de ses méuitation@d’une intolérante ignorance qui s’insurgeaient contre le iuscrits à Vivian Ï progrès des idées, contre la supériorité de génie, contre l’aelui-ci les mit avancement de la science. C'était la philosophie. scolastiles soustraire auf que qui se roidissait contre sa défaite.
‘ les découvrir. LM” C'était le passé qui se levait menaçant pour faire reculer Usieurs manuscrité l’avenir.
ant entré dans le% C’était l'ignorance qui ne pouvait supporter l'éclat d’une , À lumière trop subite.
Manuscrits qu'il C’étaient les introducteurs, dans le monde, de l’asservisfurent découvert# sement de l'esprit, de l’esclavage de la pensée humaine, qui " de ce dépôt, cruff jetaient un immense cri de colère et d’effroi à l’idée de son dant à un charcuf émancipation.
HN Ce n’était pas tant Galilée que l’on persécutait que les principes de libre arbitre moral, d’indépendance philosophique qu’il introduisait dans l’enseignement, dans les études scientifiques. Dans l’homme on poursuivait une idée que l’on croyait ennemie! Avec, le professeur on croyait proscrire l’œuvre. ‘
ne, c’est cet intel rée de dégoûts, di n interrompue
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eur de l’histoire, $ u bourreau, d’hi58
ateurs de Galiléek e Charcutier pou l'objet acheté sd e. Nelli retourne iment il se trouve harcutier lui in-#
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Ce qui le prouve, c’est que l’on est encore plus strifne peut contre la doctrine que barbare envers Pindividu. Une Bchir l'en la condamnation prononcée, c’est l'intelligence que [tient séquestre avec le plus de rigueur! C’est beaucoup Voilà eontre le génie que contre l'individu que l’on. sévit ! Cnétre p
à la pensée surtout que l’on interdit son domaine natuill {ous les la libre communication avec les peuples, avec l’humani Etp
Défense de rien écrire, de rien publier ! “ Eh ! quoi !”? Æ s'agisse sait Micauzio au grand Inquisiteur, ‘“ même s’il voulait if On vo
primer le Credo ?” | (style 0
On savait que toutes ces défenses, que toutes ces prolil toire q bitions de l'intolérance n’atteiguaient pas la pensée; qi véritel’âme conservait sa puissancæ méditative, sa force créatrice: Cett que fait-on ? 4 la socit
On ôte à l’illustre victime presque toute possibilité if ans; m faire de nouvelles découvertes scientifiques. A Arcetri @ neuf a grand homme se plaint qu’il n’a plus aucun moyen te-dix pousser ses investigations, de continuer ses recherches, d’4f encore claircir ses doutes, de multiplier ses expériences, de compléff sit°: ter ses travaux. 4 Per
‘ Il me restait pourtant beaucoup à faire,” écrit-1l @ comm
Diodati. #4 qu'ec Que de découvertes en germe, peut-être, dans ces paroi 1mpOê les, venant d’une telle intelligence ! 4 dit Hélas ! la lumière était sous le boisseau! M Fonc La lettre voulait tuer l'esprit ! L mair Et puis, voyez quelle suite, quelle persévérance, dans cf certa combat livré par l'esprit d’intolérance aux idées progressif} défe ves, à la science émancipée. aille On condamne Copernic, et par contre-coup Galilée, en Flor 1616. Quatre ans après, en 1620, on condamne Képler eth est-1 ses démonstrations rigoureusement, exclusivement malh:ma-M} Com tiques. Treize ans plus tard, en 1633, on condamne Ga E lilée personnellement, on l’emprisonne, on le torture, et on 2.3 le force à l’abjuration d’une vérité math.matiquement dé-W rai montrée. 4 À De 1633 à 1642, pendant neuf ans, on le prive de sal que liberté personnelle ; il ne peut voir librement ses amis; par on le tient séparé du reste du monde ; on met le séquestrelé P2 aur son génie ! Il n’est pas dans un de ces sombres et sinis- We vol
tres édifices que l’on nomme prisons, je le sais ; mais per- î de sonne, hormis le Grand-Duc de Toscaneet les Inquisiteurs, ë fe
fa Fe Loi