‹ Gallia typographica (volume 2)Chapitre 100 sur 176 · mars. — Arrêt du même Conseil ordonnant la · texte numérisé non relu

mars. — Arrêt du même Conseil ordonnant la

communication à Jacques Aunay du Ronceray, imprimeur à Lisieux, d’une requête de Jacques-Remy Le Boullenger, imprimeur au même lieu, tendant à le déclarer fondé dans son opposition à la réception d’Aunay du Ronceray, pour être seul autorisé à exercer dans cette ville. (A. N., V6 825.)

746. — 1712, 20 septembre. — « Claude Jores, libraire imprimeur à

Rouen. Entré [à la Bastille] le 20 septembre 1712, sur ordre contresigné Ponchartrain. Pour impression et vente de livres prohibés. Voici les livres dont il s’agissait : L'Injuste accusation de jansénisme. — Les Réflexions sur le Mémoire de Monseigneur le Dauphin. — Libelle sur la mort de M, le cardinal de Tournon et son oraison funèbre prononcée à Rome. — A’ Espion en Turc. — Le Rabelais ou Pantagruel. — Mémoire des guerres de Flandre , de Bavière et d'Espagne. — Les amours du Roi. Sorti le Ier décembre 1712, sur ordre contresigné Pontchartrain. »

Cf. Funck-Brentano, op. cit n° 2154.

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• — 17135 10 avril. — Procès-verbal de perquisition dans l’imprimerie de Claude Jores, à Rouen. — « L’an 1713, le lundy dix6 jour d’avril, Nous, Antoine Nicolas Baillard de Caumont, escuier, conseiller au Présidial, commissaire subdélégué en cette partie de Messire Nicolas-Estienne Roujault, chevalier, Conseiller du Roy en ses Conseils, maître des requestes ordinaire en son Hostel, intendant de la Généralité de Rouen pour l’exécution des ordres du Roy portés par la lettre de M. de la Wrillière, Secrétaire d’Etat, reçue cejourdhuy et de ceus à nous donnés en conséquence par mond. sieur Roujault, nous sommes transportés en la’maison où demeuroit cy devant le nommé De Jore (sic), imprimeur, rue aus Juifs, ayant pris avec nous les sieurs Héraut, libraire, et le Boulenger, imprimeur, sindics et gardes de lad. Communauté et estans parvenus à lad. maison ; sommes entrez dans l’imprimerie au second étage, où nous avons trouvé led. Jore, et trois compagnons, dont deux compagnons travaillaient à une presse à tirer des feuilles d’un livre ayant pour titre : La Vie du Seigr Ro^elli, de caractère de petit romain, in-12 ; avons interpellé lesd. compagnons de nous dire leurs noms et pour qui ils travaillent, ont dit qu’ils s’appellent Jean Baptiste Yeury, Michel Le Roux et Robert Desroques et qu’ils travaillent pour Jean-Robert Viret, maître imprimeur, ce qu’ils ont signé. (Suivent les signatures.) Par ledit Jore que nous avons veu travailler à la distribution des lettres avec ledit Des Roques, a esté dit que depuis qu’il a cédé sa maison pour le terme de Pâque prochain et son imprimerie, feuilles, livres, caractères et ustencilles aud. Jean-Robert Viret, il a travaillé et travaille pour lui comme compagnon, et que led. Viret ayant loué une maison dans cette mesme rue aus Juifs pour le cour de Pâque prochain, il doit enlever ladite imprimeries, caractères et ustencilles pour led. jour de Pâque et qu’en attendant que lad. maison qu’il a louée soit libre, il a laissé lad. imprimerie dans lad. maison où nous sommes, à laquelle il ne travaille comme il nous dit, que comme compagnon depuis les deffenses qui luy ont esté faittes de tenir imprimerie et a signé : Aprouvé , où nous sommes. (Signé) : Jores. Et à l’instant est survenu led.

G. Lepreux. Galliæ Typographicæ Docum. D. III. i8‘

GALLIÆ T YPOGRAPHICÆ

Jean-Robert Viret, lequel nous a dit que lad. imprimerie et livre, auquel on travaille, luy appartiennent et n’a pu l’enlever, en conséquence de la vente qui luy en a esté faite devant notaires par led. de Jore, jusqu’au jour de Pâque prochain qu’il a loué une maison, où il la transportera dans cette mesme rue aus Juifs et qu’il y a une permission de M. l’abé Bignon pour led. livre et a signé. (Signé ) : R. Viret. Desquels dires nous leur avons [donné] acte. Et après n’avoir rien trouvé sous l’autre presse et n’avoir trouvé dans lad. imprimerie et dans une chambre au dessus au premier étage que les feuilles estendues sur des cordes dud. livre de Roselly, dont nous en avons pris une que nous avons fait signer ausd. Viret et de Jore, pour estre annexés au présent, Nous nous sommes retirés et avons dressé le présent procès-verbal fait comme dessus. (Signé): E. Hérault. Le Boullenger. Baillard de Gaumont. » (Arch. Départ. Seine- Infre, C. 145.)

748. — 1718, 17 juillet. — Arrêt du Conseil d’Etat privé du Roy ordonnant qu’une requête de Jean-Baptiste Besongne fils, imprimeur-libraire à Rouen, sera représentée devant le sieur Roujault, commissaire départi en la Généralité de Rouen, pour donner son avis «sur l’entérinement d’icelle.» — J. -B. Besongne expose dans cette requête qu’il a été reçu imprimeur-libraire à Rouen en 1691, qu’il exerça son art en conséquence et fut même adjoint de la Communauté en 1701, mais que la guerre qui est survenue en 1702, lui a fait naître l’envie de servir Sa Majesté. Il est entré dans les Gardes du Corps et, en 1704, il a été pourvu d’une lieutenance de Dragons dans le régiment du sieur Chevalier de Rohan, où il a servi jusqu’à présent. Comme la paix vient d’être conclue avec la plus grande partie des alliés et qu’il y a lieu d’espérer qu’elle sera bientôt suivie d’une paix générale, il souhaiterait reprendre l’exercice de l’imprimerie, qu’il n’a interrompu « que pour servir son Prince et sa Patrie ». Mais il a appris la publication de divers arrêts, qui pourraient faire obstacle à son dessein. Il n’a jamais eu l’intention de renoncer à son état d’imprimeur, ayant au contraire gardé ses presses et caractères, il supplie donc Sa Ma-

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jesté de l’admettre à participer à la grâce qui a été accordée aux autres imprimeurs de Rouen par l’arrêt du 18 mars 1709. (A.N. , V6 829.)

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