mai. — « Jean-Baptiste Machuel ou Machuelle
le jeune, imprimeur à Rouen. Entré [à la Bastille] le 12 mai 1715, sur ordre contresigné Voysin. Délit d’imprimerie. La date de sortie n’est pas connue. »
Cf. Funck-Brentano, op. cit ., n° 2308.
757. — 1715, 22 juillet. — Arrêt du Conseil d’État privé du Roi
ordonnant que Pierre Pillon, libraire-imprimeur à Dieppe, représentera ses titres et capacités devant le Lieutenant général de police de ladite ville. (A. N., V6 835-)
758. — 1715, Ier décembre. — Lettres de provision d’imprimeur
du Roi à Rouen octroyées à Jean-Baptiste II Besongne. — (( Louis par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. L’une des charges de nos imprimeurs et libraires ordinaires à Rouen, dont étoit pourvu Jean-Baptiste
DOCUMENTA
Besongne, étant vacante par sa démission pure et simple qu’il en a faite en nos mains, nous avons fait choix, pour la remplir, de notre bien amé Jean-Baptiste Besongne, son fils, étant persuadé qu’il nous y servira avec tout le zèle et la fidélité que nous pouvons désirer. A ces causes, nous, de l’avis de notre très-cher et très-amé oncle le Duc d’Orléans, Régent, avons audit Besongne donné et octroié, donnons et octroions par ces présentes signées de notre main, ladite charge de notre imprimeur et libraire ordinaire, vacante comme dit est, pour par lui l’exercer, en jouir et user, aux honneurs, autoritez, prérogatives, privilèges, franchises, libertez, gages, droits, fruits, profits, revenus et émolumens y apartenans, tels et semblables qu’en a joui ou dû jouir îed. Besongne père, avec pouvoir d’imprimer, vendre et débiter nos édits, déclarations, règlemens, ordonnances et arrêts, tant de nos Conseils que de nos Cours et autres juridictions, et ce tant qu’il nous plaira. Si donnons en mandement... En témoin de quoi nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes. Donné à Vincennes le premier jour de décembre, l’an de grâce mil sept cens quinze, et de notre règne le premier. Signé, Louis. Et sur le repli , Par le Roy , le Duc d’Orléans Régent présent , Phelypeaux. Et scellées du grand sceau de cire jaune. »
Ces lettres figurent, avec les arrêts d’enregistrement à la Cour des Comptes et au Bailliage de Rouen, parmi les pièces liminaires des Coutumes du pays et Duché de Normandie (Rouen , J. -B. Besongne, 1732. 111-12. Bibl. de Rouen).
759. — - 1716, 5 février. — Lettre de l’Intendant de Rouen à M. le Duc d’Antin, au sujet de Claude Jore, imprimeur. — « Monseigneur, Je me suis informé de la conduite du sieur Jorre imprimeur, dont vous me faites l’honneur de me renvoyer le placer et des causes qui ont pu donner lieu a l’interdiction de la maîtrise ordonnée par la lettre de cachet du Ier décembre 1712. J’ay découvert, apres des perquisitions exactes, que sa disgrâce est venue uniquement de ce qu’il a esté accusé d’avoir imprimé le livre qui a pour titre : L ’ Injuste accusation du Jansénisme , l’ouvrage a 4 colonnes, et d’autres ouvrages de cette nature; on ne
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s’est pas plaint qu’il ait imprimé aucuns livres contre les bonnes mœurs et lorsque M. Roujault.se transporta dans son imprimerie pour dresser procez-verbal de ce qui s’y trouveroit, il ne se trouva sous la presse ny dans sa boutique aucun mauvais livre. Il a esté deux différentes fois à la Bastille; le commissaire Camuzet l’a interrogé la dernière fois ; cet officier pourra rendre compte de ce qu’il a sceu par son interrogatoire. Il a la réputation d’estre bon imprimeur. Il passe même, dans l’esprit de plusieurs personnes dont le témoignage est très recommandable, pour estre bon homme ; on l’accuse seulement d’estre un peu imprudent. Il y a paru par les malheurs qu’il s’est attiré. » (Arch. Départ. Seine-Infre, C. 145.)