SURTOUT LE PARLEMENT ET LES PARLEMENTAIRES
Calomnie,,, Mensonge,,,
« Ceux qui sont sans reproche, ceux dont la conscience n'a rien à redouter — et c'est l'immense majorité, je veux même dire la totalité des membres de ce Parlement. — »
(Les Députés applaudissent.)
Bref, la plus claire raison de ce discours embrouillé est d'affirmer ex cathedra :
« Nous valons beaucoup mieux que ce que Von
dit de nous dans les milieux où Von nous ignore. »)
Mais il continue encore très longtemps ensuite.
« Il a parlé trois quarts d'heure! » pointe le Général sur son carnet.
Lui, grand, mince, saiiglé dans sa sévère jaquette noire, quitte le banc du Gouvernement, « sans hâte comme sans retard » et monte le petit escalier célèbre.
Dans le public on s'étonne qu'il ne soit pas le moins du monde gêné d'affronter ce milieu tout nouveau pour lui. — « Cela ne m'intimide nullement » devait-il me dire avec ironie. Très droit, « le masque énergique », bien campé à la tribune, une main sur la tablette et l'autre dans sa poche, il parle. « On attendait un pandour, dit Charles Maurras. On entend un homme bien élevé, poli et doux, qui s'explique avec calme, simplicité, clarté... c'est tout, mais on ne s'en lasse pas. »
Messieurs, je suis très reconnaissant à M. Morin de Toccasion qu'il m'offre de fournir quelques brèves explications sur la question des recommandations, puisqu'elle semble vous préoccuper.
Les Ministres des Colonies et les Gouverneurs Généraux sous les ordres desquels je me suis trouvé placé et qui étaient des vôtres, peuvent vous dire la manière dont j'ai toujours compris mon devoir à l'égard du pays et de la République.
Après une carrière longue et laborieuse, je n'aspirais qu'au repos. Je n'ai accepté les fonctions de Ministre de la Guerre que par dévouement à la cause commune que nous défendons tous. Mais j'ai la conviction absolue que ma tâche serait vouée dès.
l tSAUJBNi PARU! 171
maintenant à Vimmcèê $i je ne pouvais compter