EUX
Pour eux!... Contre qui donc et contre quoi?
A la Chambre comme au Sénat, tous ont distingué que le Général, avec sa loyauté militante et son esprit catégorique, est l'homme capable de réaliser « le sévère contrôle parlementaire » que les Commissions, après un an de lutte, déclarent indispensable et seul susceptible d'assurer la préparation sérieuse des opérations. Mais ce n'en est point la seule raison!
Le Général, durant ces trois mois, a étudié et éprouvé les divers Rouages du Régime, il a approfondi la Constitution. De plus en plus il entend « se tenir strictement et travailler dans le sens constitutionnel ». — « Quand j'ai dit au Sénat : « Contrôlez-moi, je le demande » me rappelle-t-il, mes paroles avaient un but, une visée. J'entendais faire ressortir quHl y en a qui prétendent contrôler les autres sans être soi-même soumis à aucun con-^ trôlc!... C'est inadmissible! »
Donc, le Général n'est pas sans avoir constaté de très près les tares du Parlementarisme; mais il subsiste un autre danger beaucoup plus grave pour le pays!
Pour lutter contre ce danger, il se retourne vers les grandes Commissions, il se tient prêt à « tra-> vailler » avec elles.
Il s'appuie, il juge que tous les travailleurs doivent s'appuyer sur le Parlement :
Et, passant devant moi en revue tous les jour-
naux avec violence insurgés contre le Parlement, il secoue la tête, assuré qu'ils ne voient point le plus grand danger, — celui qui l'inquiète, — qui va être dévoilé dans la suite de ce livre — et il déclare avec une vigueur concentrée :
« Le Parlement est utile. Il le faut : c'est la graisîde force du pays, son soutien. seule- MENT NOTRE Parlement doit savoir, aux grandes HEURES, être ce QU'ONT ÉTÉ LES GRANDES
Assemblées de notre histoire : l'Assemblée
LÉGISLATIVE, LA CONVENTION, UNE ASSEMBLÉE QUI NE SONGE QU'A L'INTÉRÊT DE LA PATRIE. ))