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AVIS DU TRADUCTEUR

Les travaux anatomiques, physiologiques et patho« logiques de M. le professeur Remak sont tous connus et Irès-appréciés à leur juste valeur en Allemagne. Il est donc inutile ici de rapporter la longue série des études scientifiques de cet auteur. Lorsque, dans le courant de l'année 1856^ M. Remak, par sa communication à rAcadémie des sciences de Paris, éveilla Tatlention des praticiens sur l'emploi du courant constant dans certaines affections nerveuses et musculaires, le monde médical s'en émut; mais comme toujours on ne critiqua que les faits énoncés, sans vouloir rechercher dans un nouvel examen des preuves plus sérieuses et plus convaincantes. Nous fîmes alors comme nos amis de la Presse; les propositions physiologiques émises par l'auteur nous avaient vivement frappé, mais elles tombèrent dans l'oubli parce qu'il ne s'était trouvé personne en France qui eût pris à tâche de les relever. Quand les éditeurs MM. J. B. Baillière et fils vinrent me prier de traduire l'ouvrage allemand qui venait de paraître sur les applications du courant constant, j'étais encore sous l'influence d'une discussion que je venais d'avoir, quelque temps auparavant, sur le même sujet avec plusieurs méde-

VIII AVIS DU TRADUCTEl R.

cins distingués, français très-versés depuis de longues années dans l'étude des phénomènes électro-physiologiques. Je lus cet ouvrage et, convaincu que dans cette réunion de faits et de recherches, une idée féconde en applications thérapeutiques germait, je me mis au travail, soutenu dans cette pénible tâche de traducteur par mon excellent ami le docteur A. Martin, bien connu dans la littérature allemande par la traduction des Lettres thérapeutiques d'Eisenmann. Je puis donc donner aujourd'hui aux médecins français une traduction fidèle du livre de M. Remak.

Que M. A. Martin agrée mes remerctments de son active collaboration. En cherchant la clarté, première condition de notre langue, j'ai fait de suprêmes efforts : je crois avoir réussi, et avoir rendu les idées de Fauteur de manière à ce que le lecteur français puisse analyser facilement, rapidement et sûrement les nouvelles propositions scientifiques de M. Remak.

Paris, 10 juin 1860.

A. MORPAIN.

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