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PREFACE DE L'AUTEUR

POUR l'Édition française.

La Traduction de M. Morpaio me permet d'offrir au public médical français un livre destiné à introduire dans la thérapeutique des maladies des nerfs el des muscles, l'emploi du courant galvanique constant. Ce livre certes est loin d'épuiser le problème à la solution duquel je travaille depuis quelques années, il ne forme pour ainsi dire que la première partie d'un ouvrage plus étendu, dont la publication se trouve retardée par mes nombreuses occupations. Il contient une introduction historique et une introduction, physiologique à la galvanothérapie. Toute la partie spéciale ne renferme que des observations qui traitent des effets des courants, et que je nomme effets catalyliques. Je me réserve d'ailleurs une exposition plus étendue de mes expériences sur les effets du courant constant et du courant induit, dans les paralysies, les névralgies et les spasmes.

Depuis la publication de l'édition allemande (septembre i 858) la galvanothérapie a notablement progressé.

Non-seulement le nombre de mes observations a

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doublé et leur valeur a augmenté par le temps écoulé depuis que je les ai entreprises, mais encore le mode d'emploi et les indications de l'application du courant se sont consolidés et ont ainsi acquis une forme plus nette et plus décisive. Je suis parvenu à trouver pour le diagnostic et la thérapeutique de certaines paralysies, névralgies et spasmes, de nouveaux points de repère en étudiant avec persévérance les processus inflammatoires et exsudatifs qui se produisent dans le domaine du système nerveux, notamment daps les nerfs eux-mêmes et qui, en raison de leur chronicité et du caractère anatomique et physiologique des tissus afiectés, résistent aux moyens antipblogistiques connus, tandis qu'ils cèdent à Faction catalytique du courant constant qui est plus subtil et qui agit plus énergiquement.

Je suis convaincu que les pfaticiens reconnaîtront bientôt que la névrite est un état pathologique plus fréquent qu'on ne le pense ordinairement, qu'elle se produit tout aussi bien sur les nerfs cérébraux que sur les nerfs sympathiques, et que le courant constant est le moyen le plus efficace contre les affections morbides, qui, suivant la position et la nature des nerfs affectés, peuvent revêtir tant de formes diverses.

Il sera bien plus difficile de faire accepter l'opinion que dans des états analogues de l'encéphale et de la moelle, c'est-à-dire dans les résidus de l'iaflammation de la substance même de l'encéphale et de la moelle et dans les paralysies consécutives à ces affections, le courant constant peut être utile par son application locale, sur les organes centraux. Est-il nécessaire de faire ressortir que dans ces cas il n'y a que le diagnostic physiologique le plus délicat qui puisse

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11 est vrai que, dans les effets du courant coDstant sur les uerfs et les orgaues centraux, cm ne peut pas, comme dans ceux sur les muscles, rendre évidentes les modifications immédiates des tissus. On peut néanmoins assez souvent prouver leur action, comme par exemple dans Tincertitude de la marche consécutive à la myélite chronique {tabeê dorsales) tX dans le tremhlement des membres consécotifii à Tintoxication saturnine on alcoolique.

Dans ces deux états, les effets sont si instantanés et d'autant plus évidentsyque le courant se rapproche de la portion malade de Torgane central^ de sorte que le rapport de la causalité ne peut être mis en doute.

En présence de tels résultats on pourrait se tran«quilliser et acquérir la conviction que TefOcacité du courant constant surpasse de beaucoup tous les traii^ments ^{eclngues appliquée jusqu'ici.

Uais lorsqu'il'agit d'introduire dans la pratique un principe scientifique important, toute retenue est répréhen^ible, lorsqu'elle n'a d'autres raisons que la peur de la contradiction et de la prévention.

Notre devoir est de prouver que le courant électrique^dans les limites posées par une dégénérescence ^es tissus, peut exercer une action électrolytique favorable sur toutes les parties de l'économie, par conséquent aussi sur les ganglions et letissu conjonc^ tif, et probablement aussi sur lefsaig^- etiqoe'jMrcd fait la valeur thérapeutique^d^un appareil électrique dépendh^a tout d'abord de la quantité d'électricité que œt appareil pourra développer, ce qui n'empêchera pas que l'un ou l'autre appareil ne puisse mériter la préférence dans des cas où il ne s'agira que de modi^ fier la susceptibilité des nerfs et des muscles.

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