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COUBANT GALVANIQUE DANS LES PARALYSIES

:v* Paralysies apoplectiques spinales. Dans ces affections^ le pronostic parait être en général moins favorable : aussi jusqu'à ce jour H. Remak nVt-il réussi qu'à améliorer Tétat des malades; il n'a pas encore obtenu de guérison.

4** Tidfes dorsalis. H. Remak a obtenu des résultats favorables chez des hommes et des femmes^ même dans quelques cas anciens, en diminuant les troubles sensitifs (anesthésies et douleurs), en rendant la marche meilleure et en donnant plus de forces, et en guérissant la paralysie de la vessie ou du rectum (i).

5* Atrophie musculaire progressive. Plusieurs cas ont démontré l'effet prompt avec lequel le courant augmente la force des membres atrophiés.

6** Cliôrée. H. Remak présente une jeune fille de vingt-trois ans, affectée depuis douze ans de chorée partielle d'un côté, qui a été guérie en un seul mois (août).

V Bégaiement. H. Remak présente un garçon de douze ans, chez lequel treize séances ont presque complètement guéri le bégaiement.

8** Tremblement des membres^ traité plusieurs fois sans succès, parfois cependant aussi avec un résultat très-rapide, notamment le tremor potatorum.

^ Paralysis agitons. Plusieurs cas ont été traités sans succès. H. Remak présente un homme de soixante ans, affecté depuis seize ans de tremblement de la tête et de tous les membres, et chez lequel quinze séances ont suffi pour faire disparaître presque complètement l'affection. Du reste, le traitement continue.

iO*^ Spasme des écrivains. Amélioration rapide dans quelques cas, aucune dans d'autres.

ii** Faiblesse et tremblement de quelques membres (isolés), provenant d'attaques d'épilepsies : furent guéris dans deux cas. Dans l'un de ces cas, la maladie datait de quatre ans, et les attaques se reproduisaient, jusqu'au jour où le traitement fut commencé, au moins tous les truis mois une fois. Depuis le 27 août 1856, elles ne se sont plus reproduites. Le malade n'est plus en traitement depuis le 26 octobre 1856.

(!) M. Remak présente des malades affectés des états pathologiques énumérés sous les n^ 2, 3 et 4.

432 APPRHDIGB.

..,ti

DES BASB9 VaTSIOLOGIQUES DE li^lOflOl SA GOUEIHTS GALVANT- Q^BS AU TILAITEM4IIT DES PAfiAL?6I£$ (i)« .

. it

Revenant sur une communication faite le n janvier 4857 à la Société de médecine «câ^ntifiqne, M. Remak eommimique quelques nouvelles obserrations^ur les bases physiologiques de l'application thérapeutique des courants constants au traitement des paralysies. M. Remak débuté par montrer à la Société comment/ à, ^. suite d'expériences foiles*sur la cuisse de grenouille, par Volta^ Ritter^ de Humboidt, Nobili^ Harianini, il était vemi à se faUt^r l'opinion ^e le courant continu^ agissant sur le muscle oa«ur to nerf musculaire, n'était en état d'augmenter l'excttabilité et de le soumettre à la volonté qu'autant qu'il provoquait des contractions momentanées.

On regarde généralement comme l'expression de cette excitabilité la faculté qii'a le muscle de se contracter momentanément. Quoique; dans certaines paralysies la faculté des muscles de se contracterrmQmentanément soit même augmentée, on ne chercha pourtant qu'à guérir les paralysies au moyen d'mie action provocatrice de contractions momentanées. Le tnnieraent galvanique des paralysies ne fut cependant pas mis en usage^ àcause des difficultés que présente l'application des courants continus, jusqu'à ce que Neef eût rendu accessible) aux médecins le courant galvanique induit (provoquant des Contractions momentanées). ,

On ne songea pas à employer les courants constants dans le traitement de la paralysie, en ayant soin toutefois d'éviter les contractions, par ce seul fait acquis à la science depuis les expériences de Volta sur la cuisse de grenouille, expériences qui d'ailleurs n'avaient jamais, en fin de compte, été tentées sur l'homme, qui admettaient une action paralysante du courant continu sur les muscles.

En instituant, en 1855, des expériences sur l'homme sain,

(1) Extrait des Procès-verbaux de la Société de Hufekmd, 27 mars

BASES DE L^EUPLOI DE GOURANTS GALVANIQUES. 433

M. Remak ébranla fortement cette opinion ; car il observa alors que le passage d'un courant continu par un tronc nerveox nV bolissait pas l'influence de la volonté sur les muscles animés par ce nerf. Heidenhain observa, en 1856, qu'une cuisse de grenouille, maltraitée par des courants induits ou pax une autre action» réacquérait, au moyen d'un courant continu, la faculté de se contracter.

M. Remak lui-même trouva que, non-seulement chez l'homme sain, la faculté 4e fonction d'un muscle augmente lorsqu'il est parcouru par le courant continu^ mais il vit encore qu'un courant continu, entrant dans le muscle et dans son nerf par la peau, devenait un excellent moyen pour résoudre des contractures, et pour soumettre k la volonté les muscles délivrés de cette tension pathologique. En traitant les hémiplégies par les courants constants, il vit bientôt que la résolution des contractures paralytiques dépendait non-seulement de l'action locale du courant sur le muscle ou sur le nerf musculaire, mais qu'elle devait être essentiellement basée sur le principe des mouveifients galvanotoniques réflexes, découverts par luL H. Remak démontre cette proposition, en communiquant une série d'observations faites en traitant des paralysies apoplectiques cérébrales et spinales; il relève principalement un cas d'hémiplégie cérébrale datant de deux ans, compliqué de contractures rigides des muscles des bras et des cuisses, chez une femme de trente-huit ans. Des courants continus, passant par les nerfs du bras paralysé, résolurent les contractures des cuisses, de même qu'en faisant passer des courants par les nerfs de la cuisse, du côté paralysé, on hâtait la résolution des contractures du bras. Ces courants provoquaient dans les extenseurs paralysés du bras des mouvements réflexes toniques, d'où il résultait un empire de plus en plus prononcé de la volonté sur les extenseurs, et de même une plus gsande réceptivité du bras pour l'action médiate du courant (i).

(1) J'ai répété une semblable expérience, le 2 avril, en présence des professeurs Louis Fick de Marbouiig, et de Dittrich et Gerlach d'Erlangen. La main, fermée par des contractures, s'ouvrait lorsqu'un courant continu de 30 éléments de Daniell parcourait pendant 20 secondes le nerf crural en direction ascendante; mais ce résultat n*eut pas lieu, lorsque, sur la demande de M. Fick, on fit passer le cou-

KBiAX. 18

IL Remak rtUache à ces expériences une indication des diffi- «eoltëft que présente la réalisation thérapeutique des mouvements falvano4o^qties réflexes^ à cause des rappoits réflexes particu- Vers dans lesquels certains nerfs cutanés se trouvent être avec des groupes musculaires déterminés; rapports que Schrœder Van der Kolk a déjà entrevuSal y a longtemps^ en se basant toutefois sur des fiiits anatomiqueaj de même qu'à cause des différentes manières de pN^oquer des mouvements réflexes, que présentent les neA tti^ptifs dans les différentes parties de leur trajet. M. Remak^ae'Yéserve d'approfondir petit à petit d'autres bases jAysiologiques de la galvanothérapie des maladies des nerfs et t des muscles. Il ne donne qu'un récitât très-succinct d'un grand ' tembre d'observations faites sur la valeur physiologique et thélÉpeutique des contractions momentanées.

DaHs une longue série d'expériences, pendant lesquelles on faisait alternativement passer à travers des muscles paralysés tantôt des courants indtiits, tantôt des courants constants, M. Remak - a trouvé et constaté^ même sur des malades déjà traités pour des paralysies centrales par des courants induits, que des contractions cloniques ou tétaniques que le coiiïrant induit provoquait, quoique augmentant là faculté de contraction d'un muscle^ diminuaient pourtant ta faculté de fonctionner d'autant plus que .les organes centraux paraissaient être plus intéressés par la paralysie. M, RemtdL a de plus trouvé que quand on veut, par remploi des courants continus, augmenter la faculté de fonctionner d'un muscle ou d'un nerf moteur au moyen de contractions momentanées, ces contractions doivent être transformées en contractions toniques, en dirigeant simultanément le courant sur le nerf sensitif, ou bien en employant les alternatives de Volta ou de Ritter, ou bien enfin cette forme d'alternatives que l'auteur • désigne sous le nom d^altematives polaires, parce qu'elles con^stent dans un changement d'entrée du courantaux deux pôles, la

rant par le nerf médian et le nerf crural du côté sain, quoiqu'il y provoquât plus de douleurs. I>epui8 lors^ des courants semblables que je dirigeais par les nerfs de la jambe paralysée, ont eu pour effet, que, dans une certaine position du bras, la malade pouvait ouvrir à volonté la main sans qu'on fût obligé de faire passer un courant par le bras lui-même.

DE L'ÊPAISSISSBMBirr DES MUSCLES. 435

direction restant ou alternant elle-même. Ces explications ont la même valeur pour les interruptions du courant dans les paralysies du nerf sensitif.

D£ L'EPAISSISSEVENT DES MUSCLES PàR L'APFLIGATION DE GOD-

HANTS GALVANIQUES GONSTAIITS (i).

J'ai laissé de côté la première moitié de ce travail^ ne voulant pas de nouveau livrer au lecteur la polémique qu'il contient. Ce que. j'ai dit au mois d'août 1856, je puis le confomer pleinement aujourd'hui^ parce que mes expériences sur les effets du courant constant comprennent une série de 592 malades. Il est inutile de dire que je n'entendais pas alors parler des dernières périodes de l'atrophie musculaire progressive ; je ne voulais parler que de certains états qu'on désigne mieux sous le nom général d'amaigrissement, parce que j'ai dit expressément que l'épaississèment musculaire a lieu dans les maladies les plus diverses. Quant aux conditions dans lesquelles cet épaississement se produit^ et quant à sa valeur pratique, je renvoie au travail que je publierai dans quelques mois, et qui donnera un aperçu de tout ce que j'ai observé dans ce sens. Pour le moment, je ne dirai qu'un moi de l'origine physiologique de ce phénomène. Lorsqu'on fait passer chez une grenouille non blessée, et dont le sang n'a pas été diminué par le jeûne, un courant constant de 10 déments de Daniell pendant deux à quatre minutes, de manière à ce que les électrodes métalliques glissant sur les troncs nerveux produisent un tétanos (tonique) de toute la cuisse, par des oscillations de la densité, on observe non-seulement les vaisseaux sanguins de la peau dilatés d'une manière frappante et remplis de sang, mais encore les muscles injectés et tellement gorgés de vaisseaux sanguins dilatés, qu'à chaque coupe qu'on opère sur eux, il s'écoule une grande quantité de sang rutilant, tandis que les muscles de la jambe non galvanisée ont leur aspect ordinairr^ pAIe et exsangue. En outre^ la masse musculaire de la cuisse

(t) Deutsche KHnik, i857, n» 45.

436 APPBIIDIGI.

glJvanisée est plus dure et visiblement gonflée^ même lorsque^ |mr des incisions^ on évacue le sang.

Lorsqu'on excise alors deux muscles correspondants, par exemple les muscles couturiers^ et qu'on les place Tun à côté de l'autre sur une plaque de verre^ le muscle galvanisé paraîtra plus large^ plus dur, plus épais que l'autre qui ne l'a pas été, notamment lorsqu'on les a préalablement inunergés dans l'eau.

Car les fibres musculaires tétanisées par le courant constant

s'imbibent très-lrapidement d'eau, ce i^ué du reste on peut suivre

sous le microscope, et se distinguent des fibres tétanisées par des

oourants iiiduits, chez lesquels la faculté de s'imbiber diminue

^aQ contraire.

Je n'ai pas réussi jusqu'il ce jouir à obtenir les effets que je viens de décrire, au moyen de courants continus, et en évitant les oscillations de courant.

Lorsqu'on coupe, avant de commencer la galvanisation, les troncs nerveux entre le sacrum et l'os iliaque, le tétanos apparaît tout de même ; il n'est done pas provoqué, ou du moins il n'est pas provoqué exclusivememt (1) par une action refiexe, mais il dépend d'un effet périphérique de l'oscillation du courant.

Il est difficile de décider si :l'engorgement sanguin et l'épaissiaoemenl des muscles oqt lieu d'une manière tout à fait analogue, oomme^ chez les grenouille^ non blessées, par la raison qoe ces deux phénomèHses ne se produisent pas toujours d'une manière imifornae. Çh^z des grenouilles, dont une cuisse a été traitée de la manière décrite, on n'observe, lorsqu'elles ne sont pas bles- >6ée6; au bout de quelques minutés, nulle trace de fatigue, et, au bout de vingt-qpQtre heures, à peine une trace d'engorgement sanguin et de rougeur de la cutese galvanisée ; Tépaississement des muscles est aussi en tout cas moindre. Hais lorsqu'on coupe immédiatement après la galvanisation tous les nerfs de la cuisse, la cuisse paralysée présente de même encore, au bout de vingtquatre heures, comme immédiatement après la galvanisation, le même phénomène. En employant des courants induits d'ime

(i) Voyez Matteuci, TraUé des phénomènes éleeir(hfhy8ioloffiqws des animaux. Paris, 1844, p. 205.

(2) J'ai eu occasion de montrer que ce tétanos périphérique différait des mouvements réflexes galvano-toniques.

COMMUNICATION ÉLEGTtO-THÉRAPEIJTIQUE. 437

force telle qu'un homme très-fort puisse à peine les supporter pendant un espace de temps vingt fois plus long, on ne peut pas arriver à produire un tel engorgement sanguin et un tel gonflement des mu8cles> et dans ce cas la cuisse reste paralysée pendant des heures entières.

Il est donc évident que le courant constant, en relftchant As parois vasculaires, peut produire dans les muscles comme dans la peau une hyper hémie poitagèrê', sans entraver la circulation, et Ton comprendra de cette manière qu'il peut modifier profondément l'état de nutrition d*un muscle.

Je n'omettrai pas de niontrer comment ces observations, fiiites il y a peu de temps, s'accordent avec mes observations thérapeutiques. — J'espère en attendant que la bienveillance de mes con* frères, qui ne dherchent pas à me créer des difficultés, m'accordera le droit de ne plus interrompre mes travaux pour répondre continuellement à des accusations malveillantes et inconsidérées.

GOMMUNIQàTION tLECTBO-THiBArtUTIOUg (1).

A. De la valeur antiparalytique de différente appareils éleetri' quês. -— J'ai déjà montré ailleurs [Med. Centr. Zeitg., 4857, n* 30) que des courants galvaniques continus, introduits dans les nerfs de muscles paralysés, augmentent la faculté de fonction et la faculté d'obéissance à la volonté des muscles qui en sont animés; que ces courants appartiennent ainsi à la classe de moyens les plus efficaces dans le traitement des paralysies, même lorsque ces paralysies ne sont pas compliquées de contractures; j'ai ajouté en outre que les chocs dinduction ont nonseulement une action déprimante dans les paralysies centrales^ mais qu'on voit cette action se produire même par les coMraetions momentanées produites par llnterruption de courante oàdstants, lorsque ces courants codstants né sont pas employés aivee une certaine mesure. Comme j'ai montré, il y a peu de temps {Deutiehe Klinik, n* 45), que des courants constants (ffoddsent facilement une dilatation des Vûtseaox sanguins et mk' afflui* de

{{) JkuUokê ElMk, v^ fl^ «i ,i).iiiiu>«j

438 APFBRDICB.

sang artériel plus considérable^ il pourrait paraître à certains praticiens que cette action est la plus utile dans le traitement des paralysies« Sans vouloir enlever à cette expérience de sa valeur^ je crois devoir faire remarquer que Texcitation des ner& moteurs et des nerfs sensitifs doit toujours garder le premier rang (surtoii^dans les cas où il s'agira d'exciter les organes centraux).

£n premier lieu, j'ai trouvé, au mois d'avril, que lescontrac* tionsiOQomentanées produites par rouvertine et la ferm^ure de chaînes constantes n'ont d'action favorable dans les paralysies centrales qu'en les faisant de sorte que le courant, à son entrée et à sa sortie, frappe avec une densité oscillante les parties du ne^f qu'il s'agit d'exciter. Or il était naturel d'examiner la valeur thérapeutique des contractions, qui sont produites simplement par l'oscillation du courant, sans interruption de ce même courant. En effet, il a été constaté (depuis le 5 mai), par une longue série d'observaticMis, que des effets de courants oscillants ou labiles que l'on produit, avec la plus grande facilité, par la grandeur changeante de la résistance intercalée, comme, par exemple, en changeant la position des réophores sur les nerfs, se montrent efficaces sans que des contractions momentanées se produisent ; dans les cas mêmes dans lesquels des contractions momentanées produites par l'interruption ou l'inductiop d'un courant dépriment la faculté de fonctionner des nerfs et deç muscles, et dans lesquels des courants stabiles, c'està-dire, des courants qui ont une action aussi uniforme que possible ne produisent pas l'effet désiré. Du Bois-Raymond fait déjà ressortir (Unters. ûber thierische Elekt., t. H, p. 387), ce qui n'a pas besoin d'être prouvé, qu'à chaque irritation électrique d'un neif rélectrolyse se produit. Comme l'action la plus efficace des courants constants a lieu dans des conditions qui, en changeant la polarisation, augmentent à un haut degré l'action électrolytique du courant, nous approchons, seloa toutes les apparences, de» points de vue qui peuvent servir de mesure à l'examen de la valeur antiparalytique des appareils d'induction magnéto-électrique et électro-magnétique. Il est donc possible que la valeur thérapeutique de ces appareils soit, avant tqut, proportionnelle à leur action électrolytique. Et si, ce qui résulte de mes expériences, les chocs d'induction ont en eux-mêmes une action déprimante, de même que les chocs d'ouverture et de fermeture du

COMMUNIGATION ÉLECnO-THÉRAPBimQUE • 439

courant constant (c'est-à-dire qu'ib dépriment la faculté de fonction^ même lorsque la promptitude à obéir à la irolonté est augmentée), chaque appareil d^nduction aura deux actions opposées Tune à Tautre sous le rapport thérapeutique. A savoir rélectrolyse tantôt augm^tée, tantôt troublée par Tinterrupticvi et le changement du courant^ et les chocs d'induction altemant avec cette électrolyse, correspond ou à une oscillatioD plus ou moins grande du courant, Télectrolyse dépendra ainn de Pétat des nerfs et de mille autres circonstances.

U est un fait que les médecins qui se sont occupés d'électricité n'ont pas encore remarqué, c'est que les effets électrolytiques des appareils d'induction électro- magnétiques (galvaniques) se trouvent de beaucoup dépassés par les effets que produisent les appareils magnéto-électriques. Chez les premiers, il faut employer^ à cause de la courte durée du courant, des manipulations particulières, pour rendre visible dans l'éprouvette à décomposer l'eau une trace de formation de gaz; chez les derniers, il y a une forte décomposition de l'eau, à cause de la plus longue durée du courant qui se trouve en oscillations continues.

Quoique cette décomposition de l'eau puisse à peine être comparée à celle produite par peu d'éléments de Daniell, si les chocs d'induction ne dépassent pas la mesure de ce qui est supportable, on devait s'attendre k ce que la valeur thérapeutique des appareils de rotation, surtout s'ils sont construits dans ce but, . deviennent supérieurs aux appareils à induction galvanique, bien entendu dans les cas où des chocs d'induction. ne seraient pas nuisibles. Cette supposition se trouve confirmée lorsque Ton examine les résultats obtenus par Froriep, au moyen de réophores moins convenables et décrits dans son travail (I); et, lorsque l'on considère que, de l'aveu même de M. Duchenne, l'appareil de rotation a dû céder à l'appareil à induction galvanique ou électro- magfiétique, pour des raisons de commodité, * sans examen comparatif toutefois de leur valeur thérapeutique.

Je ne voudrais pas faire croire qu'un appareil quelconque de ce genre pût jamais atteindre la valeur thérapeutique du courant constant, qui, par ses effets électrolytiques et par la Geuûlité avec laquelle on peut lui donner à volonié une force ou une

(i) Sur (et «BfiNialioiw rtemafîimAkf^

durée quelcooqne, par laquelle on pent ansu pïodiUre llntemiptioD «t l'oscillation, dépassa telleident loua les autres appareils électriques que la raison de la commodité pat tin dorénavant prise eo oon»d^«tioD.

Depuis que j'ui acquis celle conviction, j'ai cpssé fontes les études comparées, et je me sers exclusivement du courant constant, non-seulement dans le traitement des paralysies, mais encore dans tons les eus oii je veux appliquer l'éleclrieité comme moyen ciiralif sur des nerfs, des mnscles ou d'autres tissus. n serait cependant d'autant plus k désirer que des médecins élcctrisateurs donnassent des indrciilions aussi précises que poasitilfl sur l'application du courant induit, et qu'ils racïlitassent aiuM fexamen de la question^ b savoir si et dans quelles coiidîtîons OR- peut emplo^rerltts appareils 6 induction, soit seulement comme pis-aller ou peut-être avec un avantage particulier (1).

B. Des effets curatifs cejilripètes de courants galvaniques coaitants. — Dans mon premier travail n sur les effets du courant galvanique constant » {Deutsche Klinik, 1S5G, n° 33], j'ai déjà mentionné que le courant constant appliqué aux nerfs des extrémités inférieures d'individus aSeclés de tabès dorsalû avait la propriété de diminuer dans quelques cas et en peu de temps la titubation de la marche.

J'ai continué depuis ce temps ces recherches chei un grand nombre de malades ; et je crois avoir trouvi; assez exactement la limite dans laquelle cet cllet du courant se fait encore sentir; j'en traiterai dans le mémoire diSjà annoncé. En attendant, je veux communiquer ici une observation relative à un malade de ce genre, qui présente un iiitérâl physiologique et thérapeutique plus général, en tant qu'elle fournit une nouvelle preuve fi l'appui de l'action du courant constant sur les organes centraux, action analogue à celle que j'ai déjii communiquée en parlant d'une femme alTectée d'hémiplégie (2).

(1) Plus tard j'ai repris ces expériences comparées, oomme je l'at indiqué en lien convenable. ■ ■ ,

(2} Comp. Allgem. Medic. Contrai. Zeitg., i 858, n* 30, et OeMtcS* Klinik, 18S7, n" tS.

GOMinmiCATlON ÉLIGTlO-TIIÉRAPEimQUB. 441

Le mécanicien DObel^ affecté, depuis plus d'une année^ d'un commencement de tabet donalis {{), avait été traité par des courants induits sans succès dans un hôpital pendant trois semaines avant de venir à ma clinique. Pendant les moi& de mai et de juin, j'étais parvenu, par un traitement galvanique des jambes, à lui donner assez de force et de tfûreté* dans la station debout et dans la marche; «pour qu'il pM essayer à so'remettre au travail. Il pouvait déjà Joeâter delx>ut une minute let demie les yeux fermés avant tle^ tomber, tandis qu'auparavant il tombait dès qu'il fermait ter yeux* Après avoir travaillé/ au mois de juin, pendant environ quinze jours, il fut obligé de se coucher dans un lieu ouvert où il fut pris d'un refroidissement et d'une difficulté d'uriner, qu'il dit avoip guéris avec une infbsion (inf . flor. stœchados, pendant mon absence); mais il était à bout de ses forces et incapable de travailler. Je repris le traitement le 25 septembre. Dans peu de temps, par le traitement galvanique des jambes, il put reprendre son travail, mais il n'aequit plus comme auparavant la sûreté'^ la marche; il tombait dès qu'il avait fermé les yeuxpehdant huit à vingt secondes. Le 18 octobre, j'étudiai, an employant de^ très-forts courants, sur ses bras, qui paraissaient sanns, dans vU' bot dont Je parlerai plus tard, la loi de la OHitraction usomentanée, b'est-à-dirè de la manière dont les nerft etlea muscles se comportent à l'égard des directions de courants. Pendant cette eipérienœ, le malade me fit obaerver qu'il sentait le courant jusque dans son dos; et, lorsque je terminais le traitement sur le bras droit et que le malade se levait, il pouvait rester debout, les yeux fermés pendant une minute, tandis qu'an commencement il pouvait à peine rester dans la station debout pendant dix secondes. Je traitai iromédia-^ tement le bras gauche de la même manière, et le malade put rester debout pendant quatre-vingt-treize secondes. Après on seoond traitement, il put encore rester debout pendant cinquantetrois secondes. Le K octobre, il resta debout, avant le traitementy vingt-cinq secondes; après qve j'eus fait passer des cooranta seulement par les troncs nerveux» il resta debout soisante-quatone secondes, les yeux fermés.

(l> Cest-è-dire de myélite chronique, qni, avee le temps, passe à rétat d'atiophle de la moelle.

44t APPENDICE.

Le 1" décembre, il put rester debout soixante-quatorze coudes avant le traitement; le 22 novembre^ il resta déjà debout une minute et demie et plus longtempsy sans grandes oscillations; et, il m'assura qu'à la maison il pouittit encore mieux se tenir debout, qu'il marchait les yeux fermés, et que, depuis le commencement du traitement des bras, il suiviiît mieux son travail, qui durait de cinq heures du matin à neuf heures du soir. D^ns la station debout, il soulevait jusqu'à cent soixante livres; mais, en marchant, il n'en peut poiier que de cinquante à soixante. Il ne se présente plus que (p^dimaache à ma consultation, parce qu'il en sent moins le besoin et qu'il ne veut pas manquer son travail.

Âujourd'huij 6 décembre, le malade peut rester debout aussi longtemps qu'on veut, quoiqu'il oscille encore un peu. La pupille gauche est totjyours encore dilatée, et le pied gauche est plus faible que la jambe droite (I ) . ^

Che2 un autre malade (de Lobau, Prusse occidentale), a£Fecté également depuis une année d^un tabès dorsalis^ et traité Clément sans succès par l'électricité d'induction pendant six semaines dans un hôpital de Berlin, vingt traitements des jambes eurent pour résultat de rendre la marche presque normale et la station les yeux fermés, très-sûre. Seulcnnent, la station et la marche sur les orteils ne put itre rétablie. Des courants conduits par les nerfs des bras n'eurent point d'effets visibles dans ce cas; de même aussi chez un autre malade, affecté depuis trois ans de tabès dorsalisy avec paralysie de la vessie et diabète. J'aurai sûrement occasion de faire des observations ultérieures sur l'extension qu'on pourra donner à cette nouvelle méthode d'agir sur les organes centraux et le tabès dorsalis,

C. Des effets curatifs éleciroly tiques. — Toute excitation électrique dirigée sur des nerfs ou des muscles étant accompagnée

(1) Le malade travaille aujourd'hui sans avoir recours à aucun traitement. Je saisis cette occasion pour dire que depuis ce temps j'ai constaté par une longue sëried^observations que l'application immédiate du courant constant sur Tëpine dorsale est de beaucoup préférable, dans le traitement de la myélite, à l'application sur les membres. (Mai 1860, R.)

GOmiUNICATlOlf ÉLBGTBO-TBKRAFEimQUE. 443

d'électrolyse» on ne peut parler d'effets cunitifs électrolytîques particuliers que lorsqu'on cherche à produire ces effets dans un plus haut degré qu'on ne le fait ordinairement, en excitant des nerfs ou des muscles paralysésr Les travaux entrepris dans le siècle dernier, où Ton employait les courants de frottement; et les faits publiés, dans les premières années de l'invention de la pile de Yolta, mentionnent déjà quelques données sur la guérison ou la diminution de tumeurs, notamment de goitres et de tumeurs blanches, par l'emploi des courants électriques. De nos jours, on pourrait regarder comme une action électrolytique le traitement électrique des rhumatismes, et on pourrait être confirmé dans cette opinion par la grande promptitude avec laquelle le courant galvanique constant guérit des affections Âumatismales.

J'ai vu quelques cas rares de rhumatismes articulaires dans lesquels le courant constant paraissait avoûr une action émoiliente sur les appareils rigides ligamenteux des articulations, qui commençaienià être envahis par la pseudo-ankylose. J'ai observé aussi plusieurs fois une résorption rapide d'exsudats liquides dans le voisinage des articulations pendant que les muscles voisins s'épaississaient. J'ai, montré, il y a peu de temps (1), que dans une dilatation des vaisseaux sanguins, probablement aussi dans des vaisseaux lymphatiques, un cas semblable s'était développé. Il est vraisemblable que, dans ces cas, la résorption de Pexsudat s'était produite à la suite d'un échange plus grand de matière.

11 y a peu de temps, M. le docteur Rosenfeld m'amena une dame âgée de vingt^six ans, affectée, depuis son enfance, d'une tumeur goitreuse très-volumineuse et indurée, ainsi que d'un gonflement de quelques fléchisseurs de l'avant-bras, gonflemeni très-tendu et très-douloureux, qui s'était développé simultanément avec la première affection. Ce gonflement avait été soumis à toutes les médications; il avait même été traité par les courants induits. En employant pendant quatre 8emaine|le cojurant constant, je parvins à ramollir la tumeur des fléchisseurs et à la rendra mobile et exempte de doul^urs^^ ep même temps les extenseurs, auparavant peu développés, s'épaissirent de manière

(1) DmÊU^ Eiimk, ia57,.i»*4B.

AÂ4 APFKinilCI.

que la malade put étendre la main et les doigts, et qu'elle put s'en servir pour exécuter de légers travaux (1). Quant à un tndteroent analogue des tumeurs goitreuses qve la malade me demandait souvent, parée qu'elle avait (tes^KX^ès de dyspnée avec râles, des douleurs dVstomac et des palpitations, je n'avais pas encore des points de repère sûrs pour en instituer un traitemeoC, par la raison qu'on pouvait toujours encore expliquer l'amélio-» ration du bras^ en disant qu'elle provenait simplement de la résolution des contractures secondaires des muscles. L'examen répété du cou de la malade me fit voir par hasard, il y a quinze jours, qu'elle avait à droite, à côté du goitre, une série de ganglions lymphatiques douloureux de la grosseur d'un haricot, ganglions qui la gênaient depuis trois mois, plus que son gottre lui-même. C'est sur ces ganglions Ijrmphatiques que je voulus tout d'abord essayer l'action du courant. Je l'appliquai pendant un espace de temps très-court, cinq minutes, et quel ne fiit pas mon étonnement de voir que les glandes ne pouvaient plus être senties par le doigt. Ce résultat m'encouragea à entreprendre le traitement de la tumeur goitreuse. La douleur et la tension commencèrent à disparaître, et les phénomènes, produits selon toute apparence par la pression exeroée sur le nerf vague ou ses branches, ont lieu plus rarement (2). Le gonflement des vaisseaux lymphatiques ne s'est plus reproduit. Ce résultat obtenu sur le chapelet des ganglions lymphatiques permet à peine de douter qu'il s'agit ici principalement ou exclusivement de dilater rapidement les vaisseaux Ijfmphatiques et de donner par là un écoulement à la lymphe stagnante, puisqu'on peut à peine comprendre que l'électrolyse seule peut produire en si peu de temps une diminution des cellules des ganglions lymphatiques tuméfiés. Il est donc permis de douter si on arrivera jamais à guérir par l'électrolyse des tumeurs plus volumineuses on même des tumeurs ganglionnaires. Mais le courant constant pourrait peut-être servir, dans certains cas, à diminuer la tension douloureuse et la

(1) MM. Langenbeck et WjRiBfe ont vu la malade avant le traitement et après ramélioratlon teliyaii.

(2) Cette amélioration du bras s'est maintenue, mais l'effet du traitement sur le cou a été moins faTorable et plus limité, selon toute apparence, à cause d*un endurcissement trop développé. (Mai i 860, R.)

TALEDR ANTIFARALTTIQini DBS COORAlfTS iLBCTRIQUBS. 445

slaae^ ei à donner l'impulsion à la résorption d'exsudats mous ou liquides^ en tant que ce résultat peut ôtre obtenu par une dilatation passagère des vaisseaui^ ssingulns et lymphatiques (i).

m LA YALIUa ARTIPABALTTIQIIB BlU OOUBAUTS iXOCTUOlIBS

UDUITS (3).

A la fin de mon mémoire « sur la valeur antiparalytiqne des différents appareils électriques » {Deutsche Klinik, 4857, n^ 50)^ j'ai dit qu'il était nécessaire de détermi Aer les limites dans lesquelles on pourrait employer les courants induits dans le traitement des paralysies. Je crois que les remaïqdes dont je vais donner un résumé contribueront déjà à faire reconnaître ces Umites. n y a des paralysies périphériques (traumatique et ihumatismale)j dans le traitement desquelles rutilHé des courants induits (magnéto-électriques et électro-magnétiques) a été constatée par beaucoup de médecins^ depuis les expériences de Magendie et de Neef» et dans ces derniers temps par Froriep'etDachenne. Vt& déjà indiqué et j'espère le prouver encore par de nombreuses obfipervatîons^ que dans le traitehient dé ooi paralysies le courant constant n'a de supériorité sur les courants induits que par la plus grande promptitude de son action. Mais il en est autrement quant aux paralysies centrales on paralysies vraies, quant aux hémiplégies, aux paraplégies et aux atrophies qui^ «n majeure partie, reconnaissent des causes centMes. U ne suf* fit j^' de prouver que le courant constant s'est montré eAcafte dans quelques-cas de ce genre où le courant induit n'a en ancon avantage et où même il a été défavorable; niais il faut essayer d'flOLpIKiuer par la voie de l'expérimentation la cause de cette inutilité ou de cette nuisibilité du courant indoit. J'ai indiqué il y a longtemps (3) qo^on pouvait résoudre ime contractim para-

(I) Je renvoie au chapitre qni-tnitateb,effets cataljtiques du -couranL

\t\ DeuUohe Elinik, i 858, n« 2.

(3) Ueber den Einfluss des inducenten Stromes anf die Ausdahnbarkeit der Muskehi {peutsche KUnik, 1856^ n* 38). .

446 APFBNMCI. •

lytique (apoplectique) au moyen du oonrant induit primaire^ lorsqu'on fait paaser un courant induit par un muscle contracture et qu'on tend le muscle pendant raclion du courant; on produit alors un relâchement passager de ce muscle, sans cependant donner à la volonté une plus grande influence sur le muscle luimême.

Lorsque, dans les contractures apoplectiques de Tavant-bras, on expose dans une succession rapide et alternative les fléchisseurs et les extenseurs à Taction de courants induits, et qu'on répète souvent cette manipulation, les contractures des fléchisseurs peuvent disparaître, sans que la volonté du malade gagne le moins du monde eu influence sur les muscles contractures (1). Dans tous les deux cas, les contractures se reproduisent après un espace de temps plus ou moins long, parfois même elles deviennent plus fortes (2). Il résulte des observations citées que ces contractures sont une conséquence d'une excitation centrale ou d'un trouble de l'équilibre central, et que l'effet rdÂchant du courant ipduit est un efiet paralysant, c'est-^-dire qu'il repose sur ce que l'influence centrale est passagèrement écartée.

D'accord en cela avec l'observation que j'ai également faite antérieurement (3), on peut citer que Jes contractures des fléchisseurs deviennent plus fortes, sipii iqppyque des courants induits

(1) Allgem. Medie. Cent. Zeitung, 1856, n* 32.

(2) M. le docteur Saehs (de Spandau] attestera qa^ a vu chez M. de R., auquel j'avais résolu, au moyen de courants induits, au mois de mars i856, des contractures hémiplégiques de Tavant-bras, sans toutefois rétatilir Tinfluence de la volonté, ces mêmes contractures se reproduire au bout de quelque temps. Des observations analogues m'ont déterminé à employer, en juillet 1856, les courants constants, et la résolution de la contracture par ce moyen se distingue en ce qu'elle n'a lieu qu'en rétablissant llnfluence de la volonté sur le muscle délivré de la contracture, et sur son antagoniste.

(3) Je dois ajouter que j'ai fait toutes ces observations et que je les ai publiées à une époque où je n'avais pas encore essayé KappUcation thérapentiquâ da courant constant, et où je ne pensais pas le moins du monde à l'utiliser dans le traitement des fMsralysies. r^toérais alon ulutôt pouvoir augmenter la valeur antiparalytique

ur de nouveaux modes d'application. {Med. Centr,

TALBUR ANnFARALTTIQUB DIS COUIARTS tUCTEIQUIS. 447

exdunveinent sar les extenseiM paralysés^ c'est-è-dhre que la paralysie des extenseurs augmente sous cette influence.

Tai fait depuis des observationa analogues en employant un traitement gahaniqne dans plusieurs cas dliéniiplégie : lorsque je fiû^ais passer des courants induits par les muscles qui étident déjà revenus sous l'influence de la Yolonté, j'tt obtenu une aggravation, que malheureusement je ne pouvais pas toujours fane disparaître au moyen de courants galvaniques constants.

. On pourrait admettre que, dans tous ces cas. Faction paralysante du courftnt induit n'est que pMpbérique ; mais il y a des observations d'où il semble résulter que, dans des paralysies centrales, le courant induit a aussi une action paralysante centripte.

J'ai parlé en divers endroits (i) d'une femme nommé Scheller affectée depuis trois ans d'hémiplégie avec contracture, diez laquelle des courants constants, passant par le nerf crural ou ses branches cutanées, provoquèrent des mouvements réflexes dans les extenseurs paralysés de la màin> et produisirent une extension de la main et des doigts telle qu'il est impossible à la volonté de la produire. Après avdr incité de cette manière les fonctions motrices des organes centraux, et après avoir obtenu par Inaction immédiate du counnl constant sur les extenseurs de la main une extennon volootlOre meilleure, je fis passer, le 7 jfoàV let 1857, un counmt hiduR (secondaire) à peine dooloureux par les nerfs de la cmsse, dont f ai parié plus haut

Peu de secondes après, Favant-bras, la main et les doigts furent fléchis, et la main fat spasmodiquement fermée. Faisant passer alors par les mêmes nerfs et avec les mêmes réophores un courant OHistant à peu près aussi douloureux, la main l'ouvrit comme elle le fait ordinairement. Le courant induit montre donc un eflét centripète opposé à celui du courant constant, à savoir une action r^exe tout aussi paralysante sur les extenseurs de la main que si cette région avait été frappée d'une manière immédiate. En répétant cette application des courants indoits, la malade perdit la faculté d'ouvrir la main volontairement, et aujourd'hui, malgré l'emploi répété des courants con-

(1) AUgem. Medie. Central ZeUung^ n* 30, und DeuUehe KUnik, 1857, n» 45 und 50.

< (8t9|its SUC lesneifs de^la eufesetel dwbrai^ste était antérieur est

à peiqei revenu (l)iMGea;eJ|pdrieiiQi^^iBe9^^ prourer que

1 i'i|ggR%V$^(ioQ f gourtqtfiiKfc èiWtiplieatio^; lopinilitre de cocmnts

. Ui4ivâts d^ Jeii>4)^ii^îplégie4 iiÉ| piw|ili|tin^4»M»ifay, ef dans

t,4çM^tautr€s.pw^i^ie$ <mif triAfiMi «Pto?^M^^Mfi«ij^ dont je pois

|(>i^r pM^^iljrs çKamples^ poe^viée^seir^^efiBt»* des organes i^én-

;^^XJ^4xi><^QilPf^iiEkrfm ne promol pas

seulement d9iia.iî(n^^Â6isus^ yais décrire.

,^,Jif^d(i^jitf^, sQ)^Jie'p€Kn>de<r«^4iy^miitcifiif^

)flif^r^0a)^^n H^ (qu'«prP9ut< prodoke MiiScieiteinent chei tout

mn UMé, par emmpleti^s lalgiMûuUte^ eo £ûèant

iP^n^^t.jWft^ certain eiii^^fd^.l^ ane euiasemi

courant induit qui provoque des contractions tétaniques. Les

^tts^. devi^npQiit rîgM^a et difSoilwieBt etteasibles; ils sont

souhaits 11 l'infltt^ncer^e la vokNMi^^lr^ei^ se

détjBO^e /at 4^ mi^ntffeii^ikN» mètm nviion les coupe on qif on les

inuneige dan^ V/Bauj les modificiatieas^de iitmnes qa^eiles pié-

sentent sijiacileinjiptquand eil^s se travif^ à VéM BonnaL

Cette rigidi^étaipculaireipeiit aussi étraproyoquée obei llioaune^

c même à l'état ,porpial ^ m» dff^Hèa^là remaïqqa de Ml Do-

dieiuie(.(9)>t(, Mo.v, ../fj.i;. ?- , îTiÉiSn V. .;^.!- ,-. i .

Tout le traitement de la paraiiiMiiMi^ dite rhiBMtisaBale^ au moyen de courants induits, a^rèWQM» ^^on rexpositioii de Duchenne^ dans la production p^niMe ék çmtractîom Hfeiriques qui raccourcissent (^smusa^^ sai^ales soumettre à la volonté. S€tioa cet .auteur^ ces côfntractures persistent ou dispanissent pour faire place à un mouvement volontaire. Dans un cas de paralysie faciale qui^ à ce qu'il parait^ était récente» il y eut, au bout d'un traitement de .trois mois^iin commencement d'amélioration^ mai^ simultanj^ment aussi une telle contracture du petit zy£;omatiqi|e^ .que 1^ (^ni|,de la m^hoire supérieure devinrent. visil)lçs.,,Di|n$ qcrcasj Pui^hepne égalise la défocmation de l^face en produi^an^, ,au Q^yen ^e courants induits, une contracture du muscle correspondant ^u côté sain I Cette eq>érience aurait a demandé un assez grand nombre de séances ^

(i) Dans la dernière expérience^ l'amendement a repris un nouvel essor* (2) De rékctrisation localisée. Paris, 1855, in-8* P- 8dl-807.

VALEUR ANTIPARALTriQVB DIS COURANTS ÉLIGTRIQUES. 449

de temps^ et aurait été eouronnée da succès le plus complet. » ^ Ce cas prouve que Dmckemie lui^mêÊmapeu oupoini de confiance dam ladteparitiàn (Tune telle conjumeéuré électrique.

La rigidité électrique peut> persister des années entiàtes dans les muscles paralysés. .J'ai tndté arec succès au moyen du conrant constant un homme ohes. lequel Télectrisation appliquée huit années auparavant avait produit des eootractures qui penûs*taient encore de tous les muscles de la tee; et j'ai vu un homme affecté Aetabee donalis qui a été traité, il y a dix ans, pendant dix semaines, au moyen de courants tnagnéto-éUctriquee, pour une chute de la paupière supérieure et chez lequel œ traitement avait produit une contracture de \à paupière supérieure qui persiste encore, de sorte qu'aujourd'hui l'œil n'est pas même clos pendant le sommeil. L'exemple le plus évident et le plus opiniâtre de rigidité électrique est celui que j'ai vu sur les muscles de la cuisse d'un homme affecté de tabès dorsalis; chez lui, cette rigidité électrique empêchait la marche conmie une contracture paralytique l'eût empêchée, quoiqu'il y eût déjà une année qu'il avait été électrisé. L'aggravation de certames paralysies apopîaotiques par l'application de courants induits provient également, à ce quil pardt, du moins en partie^ d'une complication de .rigidité électrique. Il parait oependent /qu'il -faut, pour {uroduire une coïitraction élaotrique .poqiataiite', une certaine intégrité de la fibre urasculaiBe et nerveuse, intégrité qui n*^ possible que sous une influence centralOé Je connais du moins des cas dans lesquels une électrisation longtemps continuée sur des muscles com|détement paralysés ou atrophiés ne provoqua pas de righ dite musculaire*. Ce fait est remarquable, pst la raison qu'évidemment il n'est pas nécessaire de chercher à produire, comme moyen thérapeutique, la contracture électrique, même dans des cas <|ui paraissent convenables, par exemple dans les paralysies faciales, aussi longtemps qu'on n'a pas essayé de soumettre, an moye^ du courant constant, les muscles paralysés à la volonté, puisqu'il est probable qu'où pourrait encore atteiodre ce denier but là où le premier n'a pu être obtenu. Jusqu'ici, je n'ai pas vu de cas où il m'ait paru convenaUe de provoquer avec intention une contracture électrique, au moyen de la « faradisation localisée ; » je me suis trouvé d'autant moins engagé que je puis montrer des cas où il fallut appliquer péniU^ooent pendant plu-

450 APPtNDICI.

sieurs mois le courant constant pour rétablir le itatu quo de U paralysie aggravée et troublée par l'applicetion des courants induits, surtout par la rigidité mosculaire. Dans d'autres cas, on ne peut rétablir qu'eu partie eeitatu quo. Oa oompreudra maintenant quelles difQcultés il m'a fallu combattre pour avoir une idée exacte et précise du cercle d'action du courant constant, pnisqull ne se prétente que rarement k ma consultation des malades chez lesquels on n'a pas déjà essayé antérieurement un traitement électrique; et parce que je manquais souvent de toute règle pour pouvoir juger de quelle force et de quelle durée l'action du courant constant doit ëlre pour pouvMr faire disparaître les impressions laissées dans les nerfs et les muscles par le courant induit, impressions qu'on peut supposer dans la plupart des cas comme devant exister dans les paralysies centrale, d'après les observations communiquées plus haut (1).

Pour que la rigidité musculaire électrique se prodiûse, il faut une cprtaine excitabililé des initscles ; c'est pour celte raison probablement qu'elle se montre plus facilement aux muscles de la face et du cou qu'aux muscles du tronc, qui sont moins ex(âtables ; elle se produit d'autant plus facilement, comme je l'ai déjfi fait observer, que les interruptions du courant sont plus fréqueiiles. Celle circonstance, probablement jointe k l'emploi commode et au beau jeu des muscles, est la raison pour laquelle le courant électro-magnétique a trouvé un si facile accès chei les électrisateurs, qui accordent aussi une si grande valeur à l'existence d'une forte excitabililé (contractilité électro-musculaire). 11 est vrai' que U fibre musculaire est raccourcie par la

(I] Je dois les résultats que j'obtiens dans le traitement de paralysies apoplectiques chez les enfants, en partie protiablement à la perséféraace avec laquelle les petits malades s'opposent par leurs cris à une application longtemps conlinuée de courants induits, et notamment k la faradisatitm isoUe, c'est-à-dire à la contraction de muscles isolés au moyen du courant induit. — Je prél^re de beaucoup encore ces pelils malades, parce qu'ils n'ont aucune prévention, et parce que le jeu de leurs nerfs délicats répond par une si grande certitude aux questions que leur adresse le courant coustanr, capable d'être appliqué d'une manière Inoffensive.

VALEUR AimPARALTTIQUB DBS COURANTS ÉLECTRIQUES. 451

rigidité électrique ; mais elle n'est pas soumise à la volonté. £t comme j'ai prouvé plus haut que le courant induit avait encore des effets directement paralysants^ on pourrait s'étonner comment il se fait que ce courant se montre cependant utile dans certaines paralysies, si, comme j'ai conclu il y a peu de temps^ il ne contenait pas deux actions diamétralement opposées sous le rapport thérapeutique^ à savoir, une action paralysante et une action antiparalytique. Cette dernière se fait valoir lorsque les muscles, les nerfs et les organes centraux sont assez forts pour vaincre les pertes que leur font éprouver les chocs d'induction. Cette action est encore diminuée : i** par la dilatation des vaisseaux, qu'on peut obtenir au moyefn du courant induit et par l'afflux augmenté du sang ; 2<* par le changement continuel de la direction du courant (alternatives de Yolta) , et 3® par l'échange de matières qui a probablement lieu pendant la contraction de la fibre musculaire. i

La valeur antiparalytique du courant induit est donc dans une proportion inverse au degré de la paralysie, c'est-à-dire à la part que les nerfis et Ie§ (Mrgines centraux y prennent. C'est pour cette raison que DiMAtenne ecniseille, et je suis de son avis, d'éviter les nerfs autant que possible lorsqu'on traite des paralysies au moyen de couranta hiduits, o'esl-à-dire de limiter l'action de ces courants sur l'expansion périphérique de ces mêmes nerfs, qui se trouve ainsi plus protégée par les fibres musculaires. On sait que j'ai prouvé que la plus forte contraction d'un muscle se produit lorsque les points d'immergence des nerfs sont frappés par le courant induit, et plus tard j'ai promis (1) de rendre compte de la valeur pratique de ce phénomène. J'ai trouvé, depuis, que les effets paralysants du courant induit so produisent d'autant plus rapidement que les nerfs sont plus frappés par lui. Je dois donc prévenir de* se tenir sur ses gardes et d'éviter l'action sur les nerfs et de fortes contractions ; plus la paralysie est développée, plus la contraction tétanique qu'on veut produire doit être faible.

L'appareil de rotation n'aurait peut-être jamais été supplanté si les médecins ne s'étaient pas efforcés de a tétaniser n le muscle par une vive ou rapide rotation. Duchenne lui-même affirme

(1) Deutsche Klinik, février 1856.

que dans les paralysies de la Tace on évite la rigidité musculaire lorsque l'on provoque des chocs fitibles et rares. - '

On comprendra maintenant «omment, avec une appIicatioD prudente de courants induits, et avec une certaine înt^ité des nerfs, un muscle paralysé peut parfois mAme vaincre la rigidité musculaire prodoîte par des eoiirtthts induits et peut revenir après nn long esttace de temps sous l'onptre de la volonté, comment il est possible que certains états paralytiqtiea, qoi sont accessibles à l'action antiparalytique du courant induit, disparaissent avec d'autant plus de bcilîté sous l'influence dn courant constant, fadlité qui ne sert qu'à éveiHer le donte à l'égard de l'action du courant constante

Aussi longtemps que le courant constant n'est pasentré dam le domaine de la science, et je ticherai de l'y faire éDtrer, on ne pourra empêcher qu'il ne fasse preuve, comn>e 11 l'a fait jusqu'ici, de sa prépondérance antîpiûalyttque dans les oonditioos embrouillées que lui présente l'application antérieure et mefficace des courants induits. Mais il m'a paru conven^l& de diriger l'attention des confrères sur le daager qâi résulte d'une spplication trop prolongée des courants iodiritS' a» des malades atteints de paralysies centrale , et qui deviennent ainsi incapables d'éprouver les bénéBces de l'influenee des courants constants (I).

(t) La prédominance antiparalytiqne du courant constant n'est pu douleuse dans certains cas. Depuis quelque temps je trâite avec un succèa visible, quoique faible, un bomme affecté depuis deux ans d'o- Irophit paralytiqu» des deux bras et des mains. Trois mois après le début de la maladie, le liras ^auulio avait £té traité au moyen de courants induits, par un miidecin connu : es traitement, cootiDué pendant quatre mois, n'a pas eu le moindre résultat. Pendant ce traitement électrique, un étal analogue se déreloppa au bras gauche, et ion déTeloppement n'a pu être enrayé. Je donte qu'on puisse arri»er avec ce malade i une guérison complète, parce que certaines parties des muscles sont presque tout effacées.

Depuû quelques semaines je traita un enbnt de vingt et un mois, affecté depuis neuf mois d'hémiplégie spinale croisée. Depuis le début de la maladie, cet enranl s'est trouvé entre les mains d'un excitent praticien, ainsi que dans le meilleur traitement électrique, sans \e moindre résultat. Douie séances, su moyen du courant constant, ont amélioré lesymptéme le plus important de la paralysie, à savoir.

YALBUR ANTIPARALTTIQUB DBS COURAITTS ÉLEGTRIQDKS. 453

Mon intention est de chercher à découvrir les limites dans lesquelles on peut employer avec avantage lo courant constant dans 4e traitement des parâl]^e8 et des atrophies. Estril besoin de dire conibien ces Umites sont déjà restreintes par les dégénérescences ou altérations centrales qui sont^ en tant de cas^ lu cause des paralysies. Je rappellerai que les observations négatives faites avant le perfectionnement de la méthode ne peuvent fournir aucune mesure. Il faut encore considérer qu'au début de mes expériences, j'agissais comme un expérimenti^ur phamiacologique, et qu'il me fallut chercher à trouver les eflTets immédiats du courant constant en employant dès le principe de trèsfaibles doses. Tout ce que j'ai dit jusqu'ici ne^ servira donc, pour ainsi dire, qu'à établir les points de vue généraux sur lesquels on peut établir une étude comparative des excitations électriques dans le traitement des paralysies*

Ce sujet n'est donc pas encore épuisé, et il ne pourra pas

la paralysie, ratonie et l'atrophie complète du deltoïde; de sorte qu'on peut espérer la guérison, si la déformation des articulations, qui complique si facilement chez les enfants cette espèce de paralysie, pouvait disparaître par l'action normale des muscles : ce que je suis en droit d'attendre, d'après des observations faites dans d'autres cas semblables, mais rares.

En général, le courant constant ne montre pas, comme on pourrait le penser, ses effets les plus marfoants dans les paralysies centrales hyperiomques (compliquées de contractures), mais justement dans des paralysies atoniques^ comme j'ai eu Toccasion de le voir de nouvea^^ il y a peu de temps. L'ébéniste Thill, affecté depuis une année d'hér mipiëgie cérébrale atonique^ avait une paralysie si complète de son bras gauche, et notanunent un relâchement si complet du deltoïde, ^e le bras pendajit au côté comme un corps mort, et qu'on pouvait inti*oduire sads difficulté le ^utfléàntwmvaiéa et là tète de l'humérus. 0éjà, durant le pMaier triMMltet du hras, 13 octdnre, le malade aciquit la faculté dé fléchir màWê&^tm, de soulever un p«| le bras, et de pi^esser ma main. L^ateiile4ùdeltotte se perdit de màr oière que la tète de l'humérus a maintenant sa poflfttion normale^ . L'sr inélioration se continue.

I iVota. Aujourd'hui je dispose d'un noyibre beaucoiip plus grand d'observations des plus évidentes pour démontrer la prédominance du courant constant (sur le courant induit) dans chaque espèce de paralysies. J'en traiterai dans mon procham travail. (Mai 1860, R.)

454 APPElfDICB.

toujours suffire au traitement de quelques paralysies en particulier. Je ne touche pas aussi le moins du monde à la sphère d'action du courant électrique, môme des courants induits^ où il s'agit de déprimer Texcitabihlé augmentée d'un nerf. Ce que j'ai dit suffira pour faire supposer que le choc d'induction, de mémerque le choc d'interruption d'un courant constant, doit dans de certaines conditions avoir la proprijité de produire une telle dépression dans Texcitabilité d'un nerf, et que les courants induits doivent être comparés sous ce rapport à des courants constants qui subissent une interruption métallique proportionnée au moyen d'un appareil chronométrique convenable. Ces recherches sont bien plus compliquées que celles que j'ai faites jusqu'ici et je pense y revenir dans une autre occasion.

Il me reste encore à éclaircir la contradiction qui existe entre mes expériences thérapeutiques actuelles "sur les effets du courant constant, d'une part, et les opinions physiologiques qui ont servi de point de départ à mes propres expériences.

La conscience des praticiens sera en repos s'ils considèrent que les premiers essais curatifs faits à la fin du siècle dernier à llnstigation de Humboldt, par Loder à léna et Grapengiesser à Berlin, à la vérité sans persévérance, ont démontré que le galvanisme était un moyen d'irritation antiparalytique. Dans ce temps-là la pile de Yolta, si lourde et si inconstante, devait manifestement succomber en présence de la routine déjà si enracinée des courants de frottement; plus tard un appliqua mal à propos la doctrine de l'identité électrique aux besoins de la médecine et on crut qu'il était indifférent par quelle voie l'électricité était mise à la disposition des médecins. Les découvertes d'Oei^stedt et de Faraday fournirent tous les moyens possibles à ceux qui désiraient une source d'électricité. Favorisé par des succès, et irrité par des difficultés, il en forma une pratique électro-thérapeutique pénible, à laquelle cependant on ne peut pas refuser l'estime, malgré son obscurité, à cause de son incroyable persévérance. Par un singulier enchaînement de circonstances, dont moi-même je suis étonné, j'ai été appelé à ouvrir de nouvelles voies plus claires et plus sûres, je le crois, dans ce domaine si difficile. Je ne négligerai aucune de mes

VALEUR ANTIPARALTTIQUB DES COURAIITS ÉLECTRIQUES. 455

forces pour faire triompher la vérité. Il est vrai qu'avant tout je ne dois pas oublier que dans mon travail Sur l'électrisatim méthodique de muscles paralysés, j'ai promis d'améliorer à l'avenir la technique de l'emploi^du courant induit. Les travaux préparatoires entrepris dans ce but ro*ont conduit à des expériences comparatives sur les effets du courant constant sur les nerfs et les muscles de l'homme sain^ et à une application thérapeutique des résultats obtenus. Je donnerai un ensemble de l'extension que ces applications t>nt fournie à l'électrothérapie ; en attendant^ il faudra examiner comment les nouveaux points de vue obtenus à cette occasion par la voie expérimentale peuvent être utilisés au but qui a servi de point de départ à mes travaux^ à savoir a l'examen de la valeur antiparalytique de courants induits. J'ai des motifs d'autant plus pressants de faire cet examen que j'ai eu occasion d'apprendre et d'observer que l'emploi du courant induit^ là où il a été sans résultat^ n'a pas toujours été fait d'une manière qui^ à mon avis, aurait pu con-f duire au but dans le cas donnée de sorte que je sois dans le doute si je dois regarder l'expérience faite comme suffisante ou si je dois la répéter avant de passer à l'application du courant constant. Cet examen nouveau et si difficile contribuera^ je l'espère; à affermir le jugement de la question jusqu'à quel points à notre époque^ vont les avantages qu'on peut tirer des appareils d'induction déjà existants on encore à faire, et dans quels cas il faudra s'adresser au courant constant. Quel sera l'avantage qui résultera de la combinaison de ces deux espèces de eouranCspour la pratique médicale ? Mes observations m'autorisent jus*' qu'ici à attendre fort peu de cette union (i).

(1) Je renvoie cependant à ce que j'ai dit plus haut sur Tapi^iefrtion alternative dans les paralysies des courants induits et des courants constants. Je ne veux que rapporter une observation que J'ai maintes fois faite : qu'un muscle peut souvent devenir plus excitable pft" Tune ou par l'autre espèce de courants! (Mai 1860. R.)

tf

i56 ' -^ APPENDICE.

.' - . I > If

■ è DU TRAITEMENT DU, TABES DQRSÂUS AU MOTEX DU COURÀITT

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Comme întroductiop^ M. Bemak ««àlFeiire»d d'abord quelques eommuoiciitioDB sur l'origine et le dévelpppemeat des expériences thécapeutiquea qufU avaHheatrepfi^es eoniie le uA» dfnr$aii$, depuis, le mois, de; juillet, iSft6*> Le point de départ fat l'observation que des courante o^vu^ai^ e(m/Mui5> dirigés ktnTen les teonCQ. nerveux de&l$xtrémités inférieures ohea <les indlvidBs affeoté$ de tabès é{(mmlih avaient pour effet de diminua H^certitude de }a;marehe, pbénowiè^eqiiâ.étiûiiconfiisné par la faculté croissaotçdes^sialadesde pouvoir rester debout et marcher les yeux fermée»/ Liocsqu'il. y availi,simtiU«néBMnt paralysie , de U vessie et du .reçtunjiy.il se produisait aussi uftetinfliieBce favon^le aouer^ction dtt: courant. 1 w m •(/

, Des ei^périences oompei^tivesfaitesp^ndant l'hiver iS56-4S57, suTiun grapdiiombne.^'indiridai affectés :de tabe$^,4oraihteiA pour résultat que Veffet favorable de œ mode de traitement était lindté à certains degrés, de développements et à certaines variétés que cette maladie protéiforme présente au pathologiste. L'observation faite au mois demai.i$$7» et déjà décrite ailleurs (Deutsche Klinik, xk"* 50)^ à savoir que l'action labile du courant constant est un moyen puissant d'augmenter la faculté fonctionnelle des muscles^ même dans des paralysies centrales qui n« permettent pas l'emploi de courants stabiles (continus ou inter rompus). (Cette observation facilita de beaucoup^ pendant l'été 1857^ le traitement de certaines formes de tcAe$,dorsalis,d9iis lesquelles des muscles étaient visiblement intéressés»

L'observation déjà communiquée dans la Deutsche Jûinik (1857, n*" 50), Observation isolée quanta présent, d'après laquelle l'irritation des troncs nerveux des bras peut même exercer sur les organes centraux une influence vivifiante qui augmente la

1) Extrait du Procès-verbal de la Société de Hufeland, 20 mars 185R.

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