‹ GalvanothérapieChapitre 48 sur 64 · DU TRAITEMENT DU TABES DÔRSAUS · texte numérisé non relu

DU TRAITEMENT DU TABES DÔRSAUS

sûreté de la marche^ cette observation formait un épisode de cesliMttiix (1). Depui Tautomne 4857^ remploi du courant constant a reçu une base encore plus étendue par le traitement méthodique de la moelle elleHooème. Une analyse physiologique des observations cliniques avait* déjà convaincu Fauteur que Tatrophie de la moelle^ à laquelle on rapporte comnranément et exclusivement le nom de la maladie, ne pouvait être dans beaucoup de cas que la terminaison d^me inflammation eisnda* tive chronique du tissu cellulaire de la substance de h: modle. Cette opinion ne fut cependant appuyée que par une communi* cation anatomo-pathologiqne faite par Rokitansky (UAerBit^ degewebS'Wucherung im Nervensysteme au$ dem Mai^Hefte de$ Jahrganges 1857 der SitxungsbeHcktê der mcâhj-naiwrw. Klanê der Académie der Wissensehaften) (S). .

C'est cette communication dontle contenu est rapportéphisclai*' rement par M. Remak. D'un autre cAté, en comparant entre elles ses observations conchies sur les effets des courants constants dans les inflammations ezsudatives'(de parties formées de tissa conjonctif ou cellulaire, notamment des articidations), H. Remak avait acquis la conviction que les effets électrolytiques da courant constant dont il avait déjà parlé (DeuUche Minik^ n^'SO), en t ant qu'ils provoquent la dilatation des vaisseaux et larésorption^ méritaient d'être désignés sousle mto d'effets aniiphlogiêiiqum dans de certains états inflammàtdires, qui ne sont pas soulagés perdes émisâons sanguines, ou par lé mercure, l'iode, etc. Cette proposition fut expliquée par des exemples qui firent en même tenqps ressortir la i^eur ekirùrgieale du courant constant Comme exemple d^une action immédiate du courant constant sur des éti^ probablement inflammatoires c|t extudaiifkàelti sûbstancede la moelle, M«Remak rapporte trois observations. Le

. (i) Le malaidé Dœbel, ouvrier de la fabrique de machines de Bof^^ sig, y travaille (novembre 1857) depuis sans interruption.

(2) Des observations isolées, qui représentent le tissu conjonctif dkns la moelle comme le point de départ de la destruction et de l'atrophie de cet organe dans la paraplégie, se trouvent déjà dans Yirchov? {Ar» ehiv, I, 8. 460; YIII, s. 40» et notamment X, s. 407). Rokitansky renvoie cependant à ses observations sur la sclérose de la moeUe (Handbuch der spec. path. AntUomiêf 1844, Bd. I^ s. 866).

premier cas est celui d'un homme de 40 ans^ atteint depuis 3 ans de to^s dorsalis développé avec paralysie^da col de la fieane et avec méliiurie (glucose des urines)^''^»

Trente-cinq séances galvaniques sur les extrémités inférieures et sur la queue de cheval, firent peu à peu disparaître la paralysie vésicale pendant le jour (non pas pendant la nnit)^ la soif vive et la sécrétion anormale de Turinè; le sucre ne put plus être constaté dans les urines (par le moyen du liquide de Fehling).Mais ce ne fut que remploi du courant sur les quatre dernières vertèbres dorsales > qui étaient douloureuses, qui rendirent au malade un peu de sûreté et la marche, et la faculté peu à peu croissante de rester debout les yeux fermés. Après 65 séances, da 20 novembre 1857 au 6 février 1858, le malade fut renvoyé parfaitement amélioré ; .il devait encore revenir plus tard à Berlin (1).

Deux autres malades de ce genre furent présentés à la Société. Le premier est un cordonnier ftgé de 30 ans, appartenant au service médical du docteur Neithaad, qui fut pris au mois de juin de Tannée passée d'une paralysie des extrémités inférieures et du rectum. Pendant son séjour à l'hôpital, la paralysie des extrémités s'améliora, mais celle du rectum resta stationnaire. L'application du courant induit, continué pendant trois mois , d'après la méthode de Duchenne, faite hors de l'hôpital , resta sans succès. Depuis le 3i janvier, ce malade a été traité par M. Remak 25 fois au moyen du courant galvanique. Après les cinq premières séances, la marche et la paralysie du rectum s'améliorèrent. A l'heure qu'il est, le malade n'est plus gêné que par le relâchement des fessiers du côté droit, ce qui l'empêche de rester assis pendant longtemps, cependant dans ce sens l'amélioration est progressive. L'application du courant sur la partie inférieure de la colonne vertébrale donna les résultats les plus frappants, surtout sur la paralysie du rectum, quoique cette partie de la colonne fût très-peu douloureuse et que cette douleur eût déjà disparu après les premières séances.

(1) Certaines circonstances ont empêché ce malade, qui habite la province, de revenir. L'amélioration ne s*est non-seulement soutenue, mais développée pendant deux années. A l'heure qu'il est , son état doit être moins Tavorable. (Mai 4860. R.)

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