‹ Garcia MorenoChapitre 101 sur 183 · Correro del Ecuador, 4 septembre 18G · texte numérisé non relu

Correro del Ecuador, 4 septembre 18G

au gouvernail, vous avez conduit le navire entre les écueils, pour le remettre à votre successeur, plus fort et plus beau que vous ne l'aviez reçu.

« Toutes les classes de la société vous remercient avec effusion de vos éminents services. Les petits enfants, qui vous doivent une instruction vraiment religieuse, demandent pour vous à Dieu de longues années de vie. Cachés dans les plis des Andes, au fond de leurs forêts sauvages, les humbles habitants des campagnes n'oublieront pas le digne magistrat qui leur a procuré des évèques et des prêtres pour les consoler et les bénir. L'habitant des cités admire ces monuments somptueux qui attesteront aux générations futures votre patriotisme et votre génie. Les malheureux vous bénissent du fond des hôpitaux que vous avez créés ; les soldats, conduits par vous à la victoire, cachent les larmes qui tombent de leurs yeux en se séparant de leur vaillant chef; l'Equateur tout entier pleure son premier magistrat. Sa seule consolation, c'est de penser que vous serez désormais son premier citoyen K »

Pour corroborer parleur témoignage les faits glorieux rappelés dans cette adresse, les dix Sociétés Populaires de la capitale, représentées par leurs délégués, vinrent en ce même jour offrir à Fex-président une médaille d'or enrichie de diamants, portant cette inscription : « A Garcia Moreno, modèle de vertu, en souvenir des services rendus à la patrie !» — « Nos sociétés, lui dirent-ils, composées d'un nombre considérable d'ouvriers , d'artisans, de propriétaires , de citoyens distingués, espèrent que vous serez dans l'avenir, comme vous l'avez été dans le passé, le ferme soutien de l'ordre et de la paix. Vous pouvez compter sur nous toutes les fois que la patrie réclamera nos efforts pour

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