‹ Garcia MorenoChapitre 102 sur 183 · Correro del Ecuador, \ septembre · texte numérisé non relu

Correro del Ecuador, \ septembre

conserver ces libertés publiques, que votre valeur, votre patriotisme et votre abnégation ont sauvées du naufrage. »

Garcia Moreno répondit « qu'il n'avait aucun droit à cette récompense exceptionnelle, mais qu'il Tacceptait volontiers comme une preuve touchante de l'estime que lui portaient les gens de bien. Pour les services rendus à la patrie, il ne s*attribuait aucun mérite, parce que le devoir de tous est de servir la patrie. Le témoignage de la conscience, voilà le salaire de l'homme qui accompUt noblement ce devoir. Toutefois, s'il eut le bonheur de faire plus que n'exige strictement le devoir; il trouve largement sa récompense dans les sympathies de tous les hommes honorables, intelligents, laborieux, vraiment religieux et vraiment patriotes, la gloire et l'espoir du pays*. »

Il semble que l'Equateur ne pouvait pousser plus loin ses démonstrations de reconnaissance et d'amour : toutefois les citoyens prévoyants auraient désiré pour Garcia Moreno une récompense officielle qui joignît à l'honneur personnel l'avantage de conserver un défenseur à la patrie. Selon eux, le congrès eût dû nommer l'exprésident général en chef de l'armée ; ils firent même de ce vœu l'objet d'une pétition aux députés : « Toutes les nations, disaient-ils, ont su honorer dignement leurs grands hommes. Or, parmi nous, Garcia Moreno s'est distingué entre tous par son génie d'homme d'État, ses capacités politiques et militaires, si bien qu'il a captivé le respect et l'admiration, non seulement de l'Amérique, mais du monde entier. Sans vouloir rabaisser persoime, nous pouvons le proclamer un homme exceptionnel dont la patrie se rappellera toujours avec fierté le glorieux souvenir. 11 a rencontré des ennemis implacable^, mais jamais ils n'ont pu obscurcir l'éclat

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