Ÿ HENRI
évêque de Tulle, LETTRE DE SA GRANDEUR Mgr SEBAUX, ÉVÊQUE D'ANGOULÈÊME, Angoulême, le 17 février 1888, Mon Révérend Père,
Vous avez bien voulu, ü y a déjà longtemps, m'envoyer votre beau travail sur D. Garcia Moreno, président de la République de l'Équateur. Vous dire que je l'ai lu avec un vif intérêt, en louer le style et la forme, n'exprimerait pas suffisamment l'impression que j'en ai gardée. De cette étude se dégage un grave enseignement, qui lui donne une valeur exceptionnelle : c’est la démonstration éclatante du bien qu’est appelé à faire le pouvoir chrétiennement compris et exercé,
Partout, hélas, et depuis trop longtemps, l'autorité civile tend à se séparer de l'Église et à se soustraire à l'influence religieuse ; suivant un mot nouveau et triste, elle se sécularise ; elle:se croirait humiliée de tenir compte, dans lu direction des choses humaines, des droits de Dieu, de la dignité et des destinées surnaturelles des âmes. L'expérience est assez longue déjà pour montrer tout ce que les peuples
lise. Je n'ai aleur du seni point à faire u de ce drame urtout le côté us ferez beaupréjugés, en uements à la ment raconté, arcin Moreno, de mon attec-