L., d'Angoulème
ur sur la tra-
es magistrales ,
’en revenir à res provoquées vaise grâce à une thèse en
us avouerons ons jamais eu es ahnées les n que très inas ne l’avions té de l'Église ndre le Droit
chrétien et le restaurer dans son pays sur les ruines de la Révolution. Cette idée mère a enfanté le livre aussi bien que le héros ; elle a produit le titre et les divisions de l'ouvrage. Dans le Prologue, uous voyons l'Équateur émancipé de l'Espagne catholique, se courber, comme tous les Êtats d'Europe et d'Amérique, sous le jong de la franc-maçonconnerie. Au premier Livre apparaît Garcia Moreno, le chevalier du droit : il s’arme de pied en cap et prélude par des combats de plume à la grande lutte qu'il doit soutenir contre les Sarrasins de l’âge moderne. Le second Livre est tout entier rempli par la croisade contre-révolutionnaire, croisade,de dix ans. drame aux péripéties fantastiques qui se termine par le triomphe éclatant du héros. Maître désormais d'appliquer ses principes, le soldat de Dieu s’unit à l'Église pour fonder l'Etat chrétien et réalise en peu d'années, matériellement et moralement, des merveilles de civilisation si prodigieuses qu'il attire l'attention du monde entier. Le troisième Livre raconte ces merveilles jusqu'au jour où la Révolution, pour en tarir la source, plonge son conteau satanique dans le cœur de son mortel ennemi. Mais on tuant l’homme, . elle n’a pu tuer le Droit chrétien incarné dans son peuple : l’Epilogue nous fait voir la République de Garcia Moreno, affranchie de ses tyrans, mar- : chant à de nouveau progrès sous le nom à jamais mémorable de République du Sacré-Cœur.
Ainsi à chaque page du livre éclate cette vérité que l’État chrétien sauve les peuples, tandis que le libéralisme révolationnaire les mène fatalement à la ruine. À ceux qui nous objecteraient, avec Quintilien, qu’il faut écrire l’histoire ad narrandum.
non ad probandum, nous demandericns, comme la Revue des questions historiques à propos du présent ouvrage, pourquoi ‘* l'annaliste sérieux ne prendrait pas à tâche de mettre en lumière les enseignements qui ressortent de la vie ot des œuvres du personnage dont il évoque le souvenir ”? Et s'il est constant que de cette leçon de choses donnée par la Providence aux hommes de nos jours, dépend ‘la vie ou la mort des peuples, comment le biogra-
phe pourrait-il être assez indifférent pour exposer
froidement les actes de son héros sans en tirer la leçon qui s’y trouve renfermée ? C’est le cas ou jamais de philosopher sur l'histoire.
Si de la thèse nous passons aux faits eux-mêmes, nous nous contenterons de répéter. ce que nous avons dit dans notre première édition. ‘‘ Ces faits nous ont été racontés dans leurs plus minimes détails
par des témoins oculaires, membres du clergé, de À
la magistrature, du parlement ou de l’armée, amis et ennemis politiques de Garcia Moreno. Les jugements sur les actps de notre héros variaient selon les opinions de chaque individu, mais leurs narrations concordaient parfaitement. Du este,
pour contrôler leurs témoignages, nous avons con- RS
Ne De
sulté tous les documents qui peuvent éclairer un!
historien, en particulier les écrits polémiques de
Grarcia Moreno, ses lettres, et notamment ses mes-k
sages aux Chambres, lesquels suffiraient, à eux seuls, pour composer un magnifique abrégé de sa vie politique. Malgré des lacunes que nous re: grettons, le journal officiel, les feuilles périodiques,
les brochures écloses sous l'influence des différents È
partis, nous ont fait assister presque jour par jour aux actes des personnages que nous mettons en
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scène, Cependant malgré les soins que nous avons pris pour éviter toute erreur, il est possible qu'en écrivant sur un pays aussi différent du nôtre par ses mœurs, ses habitudes et sa législation que par soh aspect physique, certaines inexactitudes se soient glissées dans notre travail. Sous ce rapport nous réclamons lngwaende de nos lecteurs, sur-
. tout américains.
Or voici comment à Quito sur le théâtre même des évènements, une revue catholique apprécie nos informations : ‘‘ Sans aucun doute, depuis la mort de Garcia Moreno, on n’a publié, ni ici ni ailleurs, une biographie aussi importante, aussi complète du célèbre président. Le livre du R. P. Berthe, fruit de dix ans d’investigations continues, présente une telle abondance de documents qu'il est impossible de s’imaginer comment un étranger a pu les recueillir. Tel a été son opiniâtre travail qu’il a consulté les pièces officielles, presque tous les écrits de Garcia Moreno même antérieurs à sa présidence, écrits aujourd’hui très rares à l’Équateur, un grand nombre de journaux périodiques, et jusqu'aux feuilles volantes imprimées pour ou contre son héros durant plus de quinze ans. (Cela n’a pas suffi à l’infatigable biographe : il a compulsé les lettres autographes et inédites du Président, interrogé les témoins oculaires des faits qu'il raconte, et vérifié jusqu'aux détails les plus insignifiants. Aussi nous'ne craignons pas de dire que sous le rapport de l’érudition cet ouvrage, absolument transcendant, devra être consulié par tous ceux qui youdront parler de Garcia Moreno. Néanmoins on rencontre dans le cours de la narration certaines inexactitudes de détail, inévitables pour
quiconque n’a pas visité notre pays, et que l’auteur devra faire disparaître dans une autre édition. ” Depuis ce temps, nous avons prié des hommes compétents de vouloir bien nous siÿnaler les ineractitudes dont il est ici question. Les unes pr taient sur des particularités relatives aux faits relatés, et d’autres sur l'appréciation plus ou moins ‘exacte de plusieurs personnages qui figurent accessoirement dans cette histoire. Nous avons introduit dans notre texte les rectifications qui nous ont parü motivées, et de plus certains traits anecdotiques qui complèteront le portrait moral de Garcia Moreno. Ainsi corrigé et augmenté, ce livre ne sera pas encore, quoi qu’en dise notre trop bienveillant critique des Andes, ‘ le monument ære perennius élevé à la gloire du héros-martyr ”, mais il témoignera, malgré ses défauts, de notre admiration toujours croissante pour le grand libérateur et pour le peuple qui, sauvé par lui, continue à porter haat et ferme, au milieu des nations apostates, le drapeau de Jésus-Christ et de son Église.
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