‹ Garcia Moreno, président de l'Equator [microform]Chapitre 42 sur 97 · PI · texte numérisé non relu

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… Gäicts Moreno se fit éntourèr ét éütivrir de dattés ét fruits

dé toute espèce, de sorte que 16 pätron de la barque, ini tanaformé eñ maütchänd de comestibles, arfiva À déstitid- #bti, sans jüs pettotihe éût pu doüpponher qu'il avait à sb #td celui qui vherchäïent tous les abiréé d'Urbina.

Cependant le gouvernement provisoire, ävoc li pétite gatnison de Quito, les épaves de Tumbuco, et trois on quatre cents notables trop comprotnis dans la Révolution pou n'avoir pas tout à craindre des vengeances d’Urbina, s6 reirait à Ivarra: Mais ce dérniet, rentré victorieux dans la capitale le 15 juin, he tatda pas à poursuivre l'ennemi, Læ gouverrement prôvisoire tecula jusqu'à San-Vincente, à doux journées de la frontière où il attendit avec anxiété des

nouvelles du Pérou. Aucuri secours n'étant annonoé, l’un

des membres du triumvirat, Carvajal pdébsa la frontière avec quélque chefs militaires, pour n'avoir point à signer la captulation. Resté niaître de tout le pays, Urbina accotda üne amnistie générale en se résérvant de torturer äsou aise coux dorit il vouldit se venger, sous prétexte que, sur les trois membres du gouvernémert provisoire, un seul avait signé l'acte de soumission, Bientôt après, Roblez rentra daris sa capitale, écrasée plutôt que pacifiéé ; Uïbina rèvint à Cuenca piller les caisses pübliques ; Franco gom verna Guayaquil sous le titre de commandant militairé, Avec ün triumvirat de cette force et touts l'armée pour Yappuyer, la révolution du ler mei, »las qu'ägonuänté, n'avait guère chance de revivre. Il lui réstait cépendant vne lueur d'espoir, Le brave Cärvajal organisait une hotvelle armée de volontaires sur le territoire de Pasto ; s4

… petite troupe comptait déjà un millier d'hommes décidés à

passer la frontière au moment fäâvotable pour réorgariser le goüvernement provisoire. D'un autre côté, Garcia Moréno, toujours à Payta, n'avait pas dit le dernier mot du général Castilla. Celui-ci, plein d'égärds et de courtoisie, affirtait encore qu'ils’était vu forcé de bloquer Guayaquil pouf

Gbtenir répardtion dés injures faites à son ambassadeur,

qu'il répugnait aux sentiments fraternels du Pérou d'infli-

ger à l'Equâteur les calamités d’une guerre entreprise par un gouvernement de flibustiers contre la volonté de la nution, et qu'il réglerait les questions en litige avec le successour de Roblez. Muis en dépit de ses belles paroles, Garcia Moreno s'en convainquit bien vite, Castilla cônvoitait tout simplement une portion du territoire équatorien, et n'accoïrderait ses faveurs qu'à l’homme asses lâche pour conclure avec lui un odieux marché: On ne pouvait done, sans forfaire à l’honnéur, rien attendre de ce politique.

“+ En désespoir de cause, le négociateur résolnt de s’adres ser-au patriotisme du général Franco. S'étans rendu à Güayaquil sur un vaisseau péruvien, il lui proposa par lettres d'abandonner le parti des misérables que le pays repoussait avec horreur, pour se rattacher avec son armée au gouvernement provisoire. Franco sollicita une entre: vue, dans laquelle Garcia Moreno essaya de lui faire comprendi9 d'19 jamais la nation ne subirait le joug des deux * diotatcurs, ot que d'ailleurs, Castilla refusant de traiter aveceux, lu guerre civile et la guerre étrangère dureraient aussi longtemps qu'ils exerceraient le pouvoir. Le com" mandant de Guayaquil suivait parfaitement ce raisonne: ment simple et logique, mais il avait aussi son plan secret qui l’empêéchait d'accepter les conclusions de son interlocuteur. Il voulait débarr- «ser l'Équateur d'Urbina et de Roblez, non au profit du gouvernement provisoire, mais pour s'élever lui-même àla présidence de la république, Au fond, Castilla et Franco s’entendaient comme deux larrons en foire : Franco deviendrait président par la grâce de Castilla qui obtiendrait du très-peu scrupuleux Frau:o un lrmbeau du territoire, peut-être même cette perle de Guayaguil que le Pérou n’a cessé de convoiter. Un mois après cette entrevue, le 21 août, on apprit, non sans stupé faction, que-par suite d'une convention entre Castilla et Franco, les provinces maritimes allaient se donner un gouvernement. (C'était l'annonce d’un pronunciamento en faveur de Franco contre Urbina et Roblez. Ce dernier le comprit si bien, qu’à cette nouvelle il se rendit à Guayaquil pour aviser aux moyens de parer ce coup imprévu. Mais

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Dieu attendait ce moment pour arracher aux deux despotes le pouvoir dont ils abusaient depuis huit ans, Au lieu de discuter avec Roblez, le sauvage Franco le fit saisir et déporter sans aucune forme de procès. Et comme Urbina, informé de l'exil du président, venait se mettre à la disposition du nouvel autocrate, celui-ci l’embarqua sur un vaisseau qui venait de Panama et l’envoya brutalement rejoindre gon comparse en pays étranger. Aïnsi l'Equateur fut débarrassé de ces deux hommes néfastes par un troisième larron.

Sur ces entrefaites, de ses graves évènoments se passaient à Quito, où régnait une grande effervescence depuis le départ de Roblez. On apprit que Carvajal avait, avec sa petite armée, battu à Quarantum, dans la province d'Ibarra, les troupes du gouvernement. Il marchait sur la capitale, mais les patriotes n'urent pas la patience de l’attendre, Le 4 septembre, à la suite de nouvelles vexations du gouverneur, la population se souleva toute entière contre /se8 oppressours, Armés de fusils, de pierres, de tous les instruments qui leur tombaiïent sous la main, les insurgés se ruèrent sur la caserne d'artillerie, et forcèrent les soldats à mettre bas les armes. Li comméndant de place, plusieurs. iilitaires et’ patriotes restèrent sur le terrain. Quelques

+ jours après cette victoire du peuple, Carvajal arrivait à Qui-

to avec sa troupe, et le gouvernement provisoire, -solennellement rétabli, reprenait ses for-tions dans la capitale, De son côté le général Franco, jouant à Guayaquil la comédie concertée avec Castilla, convoquait les citoyens pour l'élection d'un chef suprême. Le 6 septembre, sans tenir compte des provinces de l’intérieur ni même des populalations du littoral dévouées au gouvernement de Quito, au mépris des règles les plus élémentaires du droit électoral qui dans un vote de cette nature exigent la majorité absoulue, il mettait en avant une majorité relative de cent soixante une voix contre cent soixante données spontanément à Gurcia Moreno, et se proclamait chef civil et militaire de la République.

Ainsi se termina cette première campagne.

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