‹ Garcia Moreno, président de l'Equator [microform]Chapitre 5 sur 97 · DESPREZ · texte numérisé non relu

DESPREZ

ulouse, #

FAVA,

let 1887.

a Moreno, pré- Droit chrétien, mière, Au sein e et le monde

s, à nos libés gouvernants s peuples, des rtout, Il gousouvernement $ aux diverses

1é ces vérités, uateur; aussi lil est naturel ransformé en ne de:son présuivant cette

parole du Sauveur: “Cherchez d'abord le royaume de Dieu et na justice, le reste vous «era donné par surcroît.

Vous avez dit, exposé, prouvé qu'il en fut ainsi en Garcia Moreno et dans sa chère république, N'est-ce point K, cher ami, la plus grande, la plus rude leçon infligée par la sagesse divine à notre pauvre siècle libéral, et même à nos catholiques craintifs, qui disent à l'Eglise leur mère : N’apparaissez pas dans la politique, vous pourriez compromettre nos projets. Tandis qu'elle seule est chargée de Dieu pour indiquer à la société et à ses chefs le but à atteindre, le principe et la fin de tout, Jésus-Christ, Roi éternel des siècles, chef de l'humanité: Caput omnium.

Tout votre ouvrage est à, là aussi toute la vie de votre héros: Jésus-Christ! l'Eglise! son pays! voilk sos trois grandes amours,

11 a su aimer Dieu par-dessus tout; c'est pourquoi il a grandi et tout fait prospérer autour de lui. Ah ! c’est que cet homme priait et méditait la loi de Dieu, Il s'élevait par ses désirs ardents vers son Créateur, roi des mondes ; il s#uhissait à lui, et, dans cette union, il puisait lumières, force, constance héroïque. On dirait que c’est un revenant des anciens juges d'Israël, suscité du ciel pour sauver son peuple, doué d'une puissance surhumaine afin d'abattre tous les ennemis de sa nation, renverser tous les obstacles, rétablir l'ordre et la paix, en tombant lui-même enseveli dans son triomphe, à l'exemple du Christ, sauveur de l'humanité par sa mort sur la croix. Oui, pour sauver les autres, il faut savoir mourir, et avant tout mourir à soi-même. On ne sert bien Jésus-Christ, son Église ct sa patrie, qu'au prix de la souftrance,

Vous avez donc montré admirablement, cher ami, que le droit chrétien s'impose à nous et qu’en lui est notre salut. Malheureusement nous l'avons désappris. IL est devenu scandale aux libéraux, folie aux radicaux, en horreur aux maçons-sociniens, Ceux-ci l'ont assassiné dans la personne de Garcia Moreno, les autres l'ont persécuté sourdement en ce grand homme : mais Dieu ne meurt pas, disait-il souvent.

ce 107

J'ai tort de parler ! mieux vaut vous lire. Celui qui ne vous

a pas lu, se sera privé d’une belle occasion de s’instruire et

à bonne écoie, Après avoir savouré votre ouvrage, je me suis recueilli

À en face du monument que Pie IX, père et ami pour votre ,

4 héros, fit placé au collège Pio-Latino-Americano, et là, con-

R. templant le Grand Américain, noble rejeton de la catholique

Espagne, debout sur son piédestal, en costume militaire,

j'ai repassé dans ma mémoire et admiré sa noble vie, Il me d

sembl:it entendre une voix murmurant ces paroles de saint

Paul : “ Charitas omnia credit, omnia sperat, omnia sustinet.” . C’est vrai : Garcia Moreno aimait Dieu. C’est pourquoi il q a cru à sa parole, que l Église enseigne ; à toute sa parole. 8 Il aimait Dieu, aussi a-t-il espéré en lui ; et le Seigneur l'a à merveilleusement soutenu. Il aimait Dieu, et, pour lui, il a ü tout supporté. Quels labeurs! quels sacrifices ! quelle mort! | Il n’y a que les fils dévoués de l'Église, et les martyrs de 9 Jésus-Christ qui ont pareille vie et pareille fn. Puisse Gabriel i

Garcia Moreno être le messager du ciel nous annonçant que le grand règné du Cœur de Jésus est proche, proche aussi par conséquent le triomphe de l'Église et de la Papauté. Dieu ne meurt pas, redisait le martyre du Droit chrétien, sous le poignard, en exhalaut le dernier soupir : redisons-le aussi.

Vous avez fait, cher ami, une belle et grande œuvre,

dont j'ai peine à ne pas tirer vanité, étant votre condisciple ‘ et‘ami. L'Équateur vous saura gré d’avoir si bien peint %Æ

cette vie, où l'historien est à la hauteur de son héros ; les amis de la vérité vous loueront de l'avoir dite sans nulle crainte, en si beau et si sûr langage. Dieu et son martyr vous béniront.

Pour moi, cher ami, je vous embrasse, et suis toujours vôtre en Notre-Seigneur Jésus-Christ.

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