‹ Gargantua dans les traditions populairesChapitre 23 sur 103 · GARGANTUA A DINARD · texte numérisé non relu

GARGANTUA A DINARD

[ARGANTUA fîit un jour à Dinard, et comme il avait chaud et soif, il entra dans une auberge où il demanda du ddre ; on lui en servit une moque ; mais il ne s'aperçut pas de l'avoir bue, et il en redemanda d'autres. Il y avait sept hommes dans l'auberge qui prirent les mesures dans lesquelles on tirait du cidre, et se mirent à faire la chaîne depuis la dé du tonneau jusqu'à la bouche de Gargantua, et il y en avait un qui lui versait à boire dans la bouche. Il vida tout le tonneau ; mais comme il avait encore soif, il voulut aller à Saint-Malo, et il passa en une enjambée de Dinard à Saint-Malo. Là il avala un navire de sept tonneaux, et comme cela le gênait dans la gorge, il disait :

— Qu'est-ce que c'est que cette petite mouche qui me chatouille ?

Qpând il mangeait, il y avait sept hommes qui lui enfournaient des pains dans la bouche avec des pelles de bois.

n est mort à Saint-Malo, et sur la grève, on voit une de ses dents ; c'est un rocher qui est gros comme sept chevaux.

{Conté en 1880^ par Marie Hiry, de Satnt-Jacut, âgée de 26 ans environ; elle le tient de sa mire, pêcheuse de Saint-Jacui),

Daos le conte de M™* de Cemy, qu'on trouvera plus loin» il est aussi parlé d'une dent que le géant se casse ; c'est le menhir connu à Saint-Suliac sous le nom de Dent de Gargantua. Les trois pics d'une montagne en forme de canines, et qu'on voit à Sassenage (Isère), se nomment aussi Dents de Gargantua (Bourquelot).

Les sept hommes occupés à enfourner des pains dans la bouche de Gargantua figurent aussi dans les Petites Légendes xfi* II, IV ; dans un conte picard ci-après; dans Gargantua au pays de Retji , et dans un conte nivemais.

Les autres épisodes se retrouvent dans les contes précédents.

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