‹ Gargantua dans les traditions populairesChapitre 49 sur 103 · S IV. — GARGÂUTUA EN NIVERNAIS · texte numérisé non relu

S IV. — GARGÂUTUA EN NIVERNAIS

ANS la Nièvre, où tout le monde coimaît Gargantua, on dît à un gourmand : « T'es pir* que Gargantua. » Voici une fonnu^ lette qu'on adresse aux enfants gloutons :

Garganqui, Gargantua (prononcez : cua), Q}i'a mangé les six pots d'pois, Anvec son grand ventr* de loup Qai les aval'rait ben tous.

A gauche et au bord de la route d'Autun à Luzy (Nièvre), à deux kilomètres environ de cette dernière ville, on voit encastrés dans le talus deux gros blocs arrondis ayant Taspect de blocs erratiques et qu'on nomme Pets de Gargantua.

Gargantua enfant eut cent nourrices.

Plus tard il lui fallut, à chaque repas, cent bœufs et cent moutons.

Qjiand Gargantua déjeûnait, il fallait pour le rassasier plusieurs honunes armés de grandes pelles, qui ne cessaient de lui jeter des viauailles dans la bouche.

Le vendredi, jour maigre, vingt hommes se relayaient, dix par dix, pour lui jeter du sable dans la bouche avec des pelles. Quelquefois il se trouvait dans le sable de gros cailloux. « Passe, guernaille, » disait Gargantua, qui les prenait pour de petites graines.

Pour faire son bonnet, on employa plusieurs

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