EN FRANCHE-COMTÉ
telle quantité de sueur, qu'elle forme un des affluents de la rivière qui porte son nom. »
\ {Traditions recueillies par M. Clovis Guyomaud,
ap. D. Monnîer et Vingtrinier, p. 538-539).
Cf. ci-après un géant similaire en Alsace, p. 251.
« Voici, d'après la tradition, l'origine de la Pierre-qui-Virey du mont Saint-Savin, près Poligny (Jura). On assure que jadis un géant de la contrée, assez joli garçon, mais mauvais sujet, s'avisa un certain soir de poursuivre une bergère de la contrée. La bergère se mit à fuir à toutes jambes et, se voyant sur le point d'être atteinte, elle invoqua la protection divine. Elle fut exaucée, et, au moment où le colosse allait atteindre sa proie, il se sentit arrêté debout sur la base du rocher, et se trouva roc vif lui-même des pieds jusqu'à la tête. Depuis ce temps, le géant que l'on désigne aujourd'hui par la Pierre-qui-Vire n'a pas quitté le poste où l'a fixé le châtiment du ciel, et il ne lui est donné de se mouvoir que tous les cent ans, à l'époque anniversaire de sa faute. »
(D. Monnier, p. 540-542).
« Nous avons vu dans la Haute-Saône une butte artificielle formée, au dire des habitants, de