‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 104 sur 241 · Voir le texte de ces lettres, à rAppcndice, n · texte numérisé non relu

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Adresser à tous les commandants de places el aux divers officiers dos injonctions réitérées, pourqu'ils lui transmettent ponctuollenu-nl jasiju'aux moindres informations recueillies sur tout ce qui concei'ne l'ennemi (id. 20 janvier, 13, 27 mars, 30 avril) ;

Assurer la protection des cotes (id. 3 avril)*;

Veiller Ji révacnalion du lêrriJ,oire français par les siijels de l'Angleterre (id. 21 avril) , et au maintien de l'interdiction prononcée contre les Espagnols, de traverser ce territoire (id. 2 avril) = ;

Protéger le passage des écoliers étrangers qui retournent dans leur patrie (id, 8 mars) ;

Concourir h assurer ta rentrée de l'ambassadeur S. de l'Aubespine en France, en mCme temps' que la sortie de France de l'ambassadeur Rcn;iid ^23 janvier, 10, 13 février).

Par raclivité qu'il déployait de la sorte en Picardie, Coligny s'elTorrail d'atténuer les désastreux effets de l'incurie du roi et du connétable îi l'égard de celle province, la plus délaissée et cepondariL la plus exposée de toutes aux attaques de l'ennemi.

Dans les derniers jours d'avril i557,tl jugea opportun de quiller soit quartier-général d'Abbevilie, pour se porter h l'exlrémité opposée de son gouvernement,

Avant de suivre sa marche dans celte direction, arrélons- Dous, quelques instants, à un intéressant épisode de sa vie du

1. Quant aux informalions que, par cmilre, l'enDeinJ cherrait à se [iroeuror sur les opiSralioLis mililuires dirjgt'es alors par Goliguy, on paul cotisuller, aux arehivt's (lu royaume île Belgique, un recuuil iiiiilulê : Coirespandance de Flaudrei. Artaà, Lille et Tmmai. (In y voit, nuv folios lil, 1(15, 2IU, Sfâ <.-■ i^3, dixen r.ipporU cl iioles dressés, en 1557, par des émissaires ou osplous, en- Tojciiles Pays-Bas.

*. Voir, i VApiienilice, n- 5i. (31") leUredu 3 aïril IS."»? au duc d'Elampes.

J. Voir, à V Appendice a." 54 (30'). l.eltre du 2 avril 1557 3 Bugnicourt.

i. Voir, sur ci' iloulili? puîiil. \es Ictlros du connèlnhli! i de HuraiiTi-s, des â, 3, 11, 13, t8 fcrriur Iô50 (d. s.) Ribl. nul., tuas. V° Oolbcrt, vol. S3. t" 2IU, 3tl,SlS,S13.

famille, dont la date coïncide avec celle du début de sa tournée d'inspection, au départ d'Abbeville.

Fortement préoccupé de la santé de sa femme, qui touchait alors au terme d'une grossesse assez pénible, l'amiral souffrait de ne pouvoir, depuis plusieurs mois, l'entourer de ses soins, et avisait aux moyens de recevoir, aussi promptement que possible, les dépêches qui lui apporteraient de ses nouvelles, pendant la tournée qu'il allait entreprendre. Ses inquiétudes furent allégées par la présence de madame de Larochepot au château de Chi\tillon, près de Charlotte de Laval. Une lettre de cette tante vénérée, sur l'affection de laquelle il comptait plus que jamais, lui causa un soulagement de cœur, qui se traduisit dans la réponse suivante, où le dévouement et lés délicates prévenances du neveu s'alliaient à la sollicitude du mari ^

« Madame, j'ay reçeu la lettre qu'il vous a pieu m*escripre j> par le retour de mon laquais, et croy que vous ne doubtés j> point le plaisir que j'ay quand j'enttends de vos nouvelles et y> du lieu où vous estes (Chàtillon), et mesmement de sçavoir la

> bonne résolution que ma femme a prise d'attendre en bonne

> patience l'heure qu'il plaira à nostre bon Dieu la délivrer. Je i> faicts mon compte de partir après-demain d'icy pour m'en y> aller visiter l'aultre bout de ma frontière. Je ne lerré pas pour » cela à vous mander souvent de mes nouvelles. Je regarderé à » ce que je pourré commodément loger dedans Ancre, et vous » assure, madame, que j'auré tel seing pour voz terres, soit de y> bois ou d'aultres choses, que je n'enaurois pas davantage s'ils i> estoient à moy. Je croy bien qu'à grande peine poun^ons-nous

> besongner ceste année à Bray, pour ce que nous avions de la 3> besongne assés tallée, mais quant il en sera temps je m'y emj> ploiré de toute ma puissance pour la faire prendre au roy et » vous en donner récompense, car je sçay combien ceste

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