I. 1lil.l. m., mss. f. fr-, vol, 31*2, f
Le 27 avril, d'Aiidelot adressait, de Paris, à madame de La Rochepot, ces lignes * :
€ Madame ma tante, présentement j'ay reçu un pacquet de
> monsieur l'amiral, mou frère, lequel je vous envoyé, et pour
> ce que aurez iceluy il m'escript que je vous face entendre que D les despesches que luy ferez ci-après, estant ma seur si preste » d'acoucher que elle est, aussy que ceulx que luy pouvre^t ]^ adresser, ne connaissent pas aisément le lieu pour le trouver
> I)arce que estant party pour aller visiter un cousté de sa fron- » tière où il ne faict que aller tantost ensà, tantost enlà, vous D les me ferez tenir pour leur donner le lieu où il sera au cer-
> tain. Je n'espère pas partir de ceste ville d'huicl jours, et en-
> cores que j'en parte, si est-ce que je laisserai homme icy qui » fera le semblable, etc., etc. »
Le lendemain, 28 avril, Charlotte de Laval mit au monde un fils - dont la naissance fut pour Coligny un sujet de joie. Une lettre de lui à de Humières, du 4" mai, contient, à la suite de diverses communications pour affaires de semce, cet épanchenientd'un cœur affectueux ^ : ce Avant que faire fin, je vous feray » encores participant, monsieur de Humières, de la bonne nou- :& velle tpril a pieu à Dieu nrenvoycr de ma femme, qui m'a faict y> encores ung fils depuis niorcredy dernier matin, m'assurant que » vous estes tant de mes ainys, que serez tousjours bien aise y> de vous resjouir avec moi de ma bonne fortune, ainsy que je y> feray toute ma vie de la vostre, en vous disant à Dieu, auy> quel je prie, monsieur de Humières, qu'il vous doinet sa grâce, y> et me recommande de hum bon cœur à la vostre. >
Non moins attache que d'Andelot à sa belle-sœur, le cardinal