‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 126 sur 241 · De Thou, HisL univ., t. II, p. 567, 5G · texte numérisé non relu

De Thou, HisL univ., t. II, p. 567, 5G

2. Les nombreux blessés de Tarniée française furent conduits de Thionville à Metz c pour être traités dans l'hôpital que Gaspard de Goligny y avait autre- > fois fait bâtir, avec autant de prévoyance que d'humanité >. (De Thou, Hist. unii?., t. II, p. 173.)

3. Philippe II au duc de Savoie, 6 juillet 1558. (Archives du royaume de Belgique. Correspondance générale, t. XVll, f° UG.)

suspension d'armes '. Les pli^nipolenliaires furent, à dater du mois d'octobre, du côlé de la France, le connétable, le maréchal de Sainl-André, le cardinal de Lorraine, Morvillicrs et Glande de l'Aubespine; du côté de l'Espagne, le duc d'Albe, le prince d'Orange, Rny Gomez de Silva, révê^iue d'Arras, cl Vigiius. La reine d'Angleterre et le duc de Savoie eurent aussi leurs représentants.

Pendant que les négociations suivaient leur cours, Henri II, qui voulait la paix, se plaignit que le duc de Guise s'y [nontrât obstinément opposé. « Mon aniy, écrivit-il confidentielle nienl au » connétable", je vous assure que monsyeur de Guyse ne » désyre la pays, me remonstrant tous les joui-s que je plus de » moyens de fayre la guerre que je eus jamés et que jenan !• sauroys tant perdre fesanl la guerre quej'aurois si vous venés » d'acort... Monsyeur de Guyse est cuyde désespéré el pour » sela laites se que vous pouré afyn que nous ayons la pays » et ne monlerés sete Icslre que au maréchal Synt André el la B brûlés aperéw. LedyL personnage que je vous nomme dedans » ma leslre a dysl isy à quelquun que tant que la guerre B durera, pas ung de vous deux ne sorlirés jamés de pryson

0 et pour se pansé-si comme chose qui vous louche. Je ne 5 vous i'erc plus longue lestre sy nesl de vous asurer que le » plus grant plesyr que je saroys avoyr set d'avoyr une bonne » pays el vous voir an liberté comme le désyre vostrc bon » niestre et amy. Hesrv. a

1. Papiers tVtm Je r.ranvellf, t. V, p. 3G3. — Or<l. du 16 octobre 1558 (Rilil. tiat., tnss. r. fr., vol. 3l3i, 1° III). — Celle suspritsioii ilaimes Tut prorogée à plusieurs reprises. (l'np. d'Élatde Granvelle, I. V. p. 263, noie I.) — Oi'il- du 38 ociobrc 1558. (Bibl. nar., msa, f. fr., toI. 3l3t, P' II".)

t. Bibl. nal., mss. f. fr., toi. 3139, P- 8. — t Taiil s'en falloîl que l'abseuce

> 6t csptirilé du coiiii«s[able refroidisl l'uinilié qiif le roy lay porluil, que, au

> cunUvire, elle seoibluit IVoflammer davantage, jus qu es à luy niiiiider soi-

1 gneusenient de lous les plus secreis affaires, el sans en Heu communiquer i

> personne qui fusl autour de luyî doni le roy l'bilippe adverly sçeusl bien faire

> MQpruflcUulraîclâ de la paii qui s'en ensuivit. > (Du Laplace, L'oinnimJ.r*13.)

Peu de jours avant le début des pourparlers dont il s*agity s'était répandu le bruit que je connétable, Tamiral et le maréchal de Saint- André devaient arriver à Arras, où des logis étaient préparés pour les recevoir * ; un trompette du duc de Savoie prétendait même avoir vu, à xVrras, ces trois personnages -. Certes, il eût été fort désirable, dans l'intérêt de la France, qu'un homme tel que Coligny, qui, comme négociateur, en même temps que comme chef militaire, avait si efficacement servi sa patrie, à Boulogne et à Vaucelles, eût été associé à la lourde mission qu'assumaient, en i 558, Anne de Montmorency et Saint- André, et qu'ils étaient, si peu capables de conduire à. bonnes fins; mais on s'était bien gardé de recourir à l'expérience et au dévouement de l'amiral ; et, au moment même où on le disait présent à Arras, il était réduit à la nécessité de signaler, du fond de sa prison, une privation que lui imposait l'incurie, si ce n'est même le mauvais vouloir du duc de Savoie, en adressant à de Humières, le 3 septembre, ces simples lignes ^ :

« Il y a déjà assez longtemps que je n'ay reçu de vos nouy> velles. Je me doute bien que ce n'a été que faulte de moyen, » j'avoys mandé à ma femme qu'elle vous feist tenir cinq cens j> escuz pour les m'envoyer, et croy que, veu ce qu'elle m'a y> escript ces jours passez, que vous les pourrez bien avoir de y> ceste heure icy reçeuz; mais d'aultant que l'on ne veult plus > que je face venir mon argent par le Castellet, mays droit au y> camp du roi d'Angleterre, j'escriptz présentement à monsieur y> de Montmorency pour le prier de les me faire tenir. Je vous

i. François de Montmorency à la connétable, 3 septembre 1558. (BibJ. nal., mss. f. fr., vol. 3139, f*» 61).) — Tavanes, dans une lettre à Villefrancon, du même jour, 3 septembre 1558, no parle que du connétable et que du maréchal de SaiDt-André,comme étant arrivés à Arras. (V. Pingand, Correspond, desSaniX' Tavanes, 1877, in-8 p. 39.)

2. François de Montmorency à la connétable, 1«' septembre 1558. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20500, f» 17.)

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