‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 137 sur 241 · Lia Upbce, Commt^ii; liv. I, S · texte numérisé non relu

Lia Upbce, Commt^ii; liv. I, S

3. (ïilles Lcmnislrc, rapporte Dr- Tlioii, avait Hntt^rinurmnpnt signali' nii roi plusieurs membres Ju parement comme fnvorisaiit la relijfion noiivcllr ; il lui avait conseilla ilo k's mmider i:n piirliculier i>l de lt!ur faire connaître sa volonté 'afin iju'ils iipïnasaenl dans In Jùlilit^ration & iiUcrTunir, non avec In lilx^rlé ilont on doit jouir eu matii^re de siilTi'agcs, mais selon les vues de la cour. < l'nur

> que l'avis, ajoute de Thnu, fût plus secret, Gilles I.einaislra, qui no se liait pns

> à son secrétaire, avait rcjnJs au roi un mémoire licrit de sa propre main, où

* il exposait k ce prince la manière dont il devoil se conduire dans ccUc aS-

> faire, les noms de ceux qu'il Jevuil regarder comme suspects, leurs char^s,

> leurs twnélices et leurs biens, dont la plus grande et \a tucilleurc partie fiait

> destinée aux saiig-sues dont la cour regoi^eiiit nlura, et dont le reste dcrnit,

> si on les eût crus, être dislribui'' A leurs enfants. ?onr moi, je me souviens » d'avoir sauvent L-nlendu dire u Cbrislophie de Thou, mon père, <|ui. comme » tout le monde sait, étoil eimt'nii mortel de la médisance et de tout ce i(Ui avoit I l'air dejalousii' im do vaiiili', qu'ayant esté mandé ;'i la cour, ù ce sujet, et

* ayant osé disputer loiHftomps en particulier contre le roi, uvec cette frsDcliise

* et cette candeur qui lui étaient naturelles, pour le détourner d'un dessein ( qne cal homme plein de suj^e^e prévoyait devoir eslre fatal h la Franci- et nu

* prince même, Henri, qui n'avnit i-ien & n^pondru i ses raisons, avoit, pour sou-

reur général Rourdîn, c grand advei'saire des Lulhériens \ > sur lo. choix des moyens propres à faille cesser la contrariélé qui existait, quant à la répression de l'hérésie, entre les décisions de la Tournelle, empreintes de commisération et d'indulgence, et celles de la grand'chambre, prononçant uniformément des condamnations à la peine capitale. Divers magistrats, que d'autres se préparaient à soutenir dans le cours de la délibéi^tion, ayant critiqué certains abus et émis des idées de tolérance, Lemaistre et Minarden informèrent aussitôt le roi, et le supplièrent de se rendre au parlement, pour y châtier les magistrats qui avaient osé et ceux qui oseraient parler d'abus commis, et de la nécessité d'adoucir les pénalités existantes. A la supplication des deux délateui^, Chark»s de Lorraine, qui les avait mis en œuvre ^ ajouta la sienne : Oui, sire, dit-il, venez au parlement! « quand > cela ne serviroit que à laire paroislre au roy d'Espaigne que » vous estes ferme en la foy, et que ne voulez tolérer en vostre » royaume chose quelconque qui puisse apporter aucune tache à

> lager sa iiiêinoirt', tiré ce pajiicr de sa poche, que mon pèio ayant jeté les » yeux dessus, le roi lui avt^il dcinand»' s'il connaissoit celle écrilure. et » (|u*ayant répondu 4|u*il recoiuiaissoit parfaitement la main du président Le- ) maistre, le roi, fàclié de celle réponse, avait aussitôt res>erré le mémoire, i (De Thou, Hist. univ., l II, p. ()r>8 et note iffùi.)

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