‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 199 sur 241 · Voir de Bèze, Eût. eccL, t. ï, p · texte numérisé non relu

Voir de Bèze, Eût. eccL, t. ï, p

2. Voir, < Sommaire recueil de la harangue du roy et de monsieur le chan-

> celicT, en 1*assemblée des présidons et conseillers des parlements de France,

> à Sainl-Germain-en-Laye, sur le faictde la religion, en janvier 1562. » {Méin. de Condé, t. II, p. 606 et suit.)

» de toutes ses cours de parlement, et pouvez dire que vous avez e esté eslus des eslus. Advisez de repondre ,^ l'attente que le roy a » de vous, au lieu que vous tenez et Ji la dignité de ceste assera- B blée, guidans vos advis par la parole Dieu, et les esprouvant sala touche de la révérence de Nostre Seigneur Jésus-Christ : » autrement vous ne offenseriez seulement le roy, mais encore » vous mesmes, d'autant que malumconsilitim est consultoH pesi simum... Il y en a qui disent que le roy se devroit monslrer B eslre d'un costé ou d'autre, et que parla on pourroit appaiser » la division : qui est autant en mon jugement, que dire que le ■i> roy s'cslant déclaré d'un costé, devroit assembler une armée » pour ruiner l'autre; chose qui est non-seulement répugnante » au nom de chreslicn que nous portons, mais h toute huma- " nité. Davantage, que nous pouvons nous promettre de l'issue B de la victoire, qui est eu la main de Dieu?et encore, de quels B gens de guerre composerons-nous notre armée? tels (pie nous » cuiderons eslre de nostre cftlé, tant capitaines que soldats, » seront peut-être du pariî contraire. Et encore qu'ils soient de » mcsme religion que nous, je ne sçay comment l'on les |>our- 11 roit fairecombatlre, quand ils verroient de l'autre costé ou » leurs pères, ou leurs fds, ou leurs frères, ou leurs femmes, ou » leurs plus proches; et en oultre, la victoire de quelque costé n qu'elle lYil, ne pourrait eslre que dommageable, tantauxvaint queurs qu'aux vaincus ; tout ainsy que si les parties du corps B se défaisoyent l'une l'autre... Je n'ignore pas que l'on me ■ opposera que je veux derechef mettre en délibération ce (|ui a B esté jà proposé et décidé, tant par l'assemblée des évesques B faite h Poissy, que par l'advis de la cour de parlement, où * estoyent le roy de Navarre, princes et autres. A quoyje res- 0 pons, que je ne veux mettre en dispute les controverses de la > religion, en appartenant le jugement ausdits gens d'église, qui » a esté traicté à Poissy. mais seulement ce qui appartient à la B pollice, pour contenir le peuple en repos et tranquilité.

» Quant à l'édict faiisuyvant l'advisdelacourde parlement dd > Paris, fautconsidérer qu'il y a deux sortes dcloix ; aux unes l'od f ne peut desroger sans coninirier aux ordonnances de Dieu, el" fl celles-là demeurent inviolables... Il y a d'autres loix qui sont n coimne indifférentes, et de.spendant de la grâce et faieoiiiict du j prince. Celles-là peuvent estrereiascliées sans danger. D'aîti B leurs les lois se abrogent souventes fois par un taisible consenJ B lement, comme ccste-ci laquelle a esté rejetli^e de sorte < » jamais n'a esté en usage. Davantage jaçoil que en soy ( r fust juste et raisonnable : si est-ce que l'expérience a n D qu'elle estoit impossible' ... Il faull tousjours considérer qw B la loy soit proportionnée aux personnes, comme le soulier i » pied... L'on dira que l'on a mis en délibération plusieurs foîi » une mesme chose, pour à la fin obtenir ce que l'on désiroîta s mais il n'est pas ainsy : ains comme le malade clicrclions loin » moyens de remt;depour obviera nos maux... Leroy veut qti| » luy donniez advis s'il permettra les assemblée.^, ou non. Le ro] i> ne veut point que vous entriez en dispute quelle opinion ( ]> la meilleure, car il n'est pas ici question de consiUuent » relùfione, md de mmlilnendâ republicâ : et plusieurs peuvcDl ■» estre dvcs, qui non erunt cfmsiiani : niesme un excoinmuni » ne laisse pas d' estre ciloyeu; et peut-on vivre on repos i » ceux qui sont de diverses opinions, comme nous voyons fl » une famille. oi!i ceux qui sont des catholiques ne laissent p » de vivre en paix et aimer ceux de la religion nouvelle... S'il » a aussi quelque cliose de particulier quiconcernelesprovino 6 d'oii vous estes, vous le pouvez faire entendre au roy, et dir D tous autres moyens que vous y considérerez estre cominodfl! » pour appaiser la religion. Mais je vous prie ne dire rien qm B ne soit à propos et tascber plustost à bien dire que longuq 3 ment et avec ornement, b

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