Sou» l'uvon» Uti]à hil connuliru
Lettres de provision de la charge d'amiral de France, 11 novembre 155S.
(Du Bouchet, Otit^r. cité, p. 468, 469.)
c Henry par la grâce de Dieu roy de France, à tous ceux qui ces présentes • lettres verront, salut. Comme il ait pieu à Dieu appeler ces jours passez à sa
> part feu nostrc très-cher et amé cousin le sieiu* d*Annebaut, en son vivant
> admirai de France et de Bretagne, et soit h ceste cause besoin pourvoir audit
> estât de personnage à nous seur et fcable, et tel que pour l'importance
> dont est iceluy estât à nous et à la république de nostre royaume, nous
> nous eu puissions reposer sur luy. Sçavoir faisons, que nous considérans les
> grands, vertueux, dignes et très-recommandables services que les prédéces-
> seurs et ceux de la maison de nostre très-cher et amé cousin Gaspard de
> Coligny, sieur de Chaslillon, chevalier de nostre ordre, gouverneur et nostre
> lieutenant-général en Tlsle de France, capitaine de cinquante hommes d*armes
> de no& ordonnances, et colonel des gens de pied français de nostre royaume
> ont cy-devant faits à la couronne de France, et d'après nostre advëuemeot à
> icellc, nostre dit cousin, au fait des guerres, conduite et exploict de nos gens
> de guerre, et mesme au recouvrement de nostre ville de Boulogne et pals de
> Boulenois, et plusieurs autres grandes et importantes chargés qu'il a eues de
> nous, desquelles il s'est si dignement acquitté, à nostre grand contentement
> et satisfaction et bien de la république de nostre royaiune, de laquelle il a
> mérité; de sorte que nous avons grande occasion de l'honorer dudist estât » et charge, et nous en reposer sur luy : confians par ce parfaitement et de ses
> prudence, vertus, intégrité, vaillance, expérience et grande diligence; à iceluy
> pour ces causes et autres bonnes, grandes et raisonnables considérations à ce
> nous mouvans avons donné et octroyé, donnons et octroyons par ces présentes,
> ledit estât et office d'admiral de France et de Bretagne, vacquant, comme dit
> est, par le trespas de feu nostre dit cousin le sieur d'Annebaut, pour l'avoir, 1 tenir et doresnavant exercer et en jouir et user par nostre dit cousin le sieur
> de (ihastillon, aux honneurs, prérogatives, prééminences, gages, pensions,
> droits, profits et émoluments audit office appartenans ; et avons iceluy nostre 1 cousin, suivant les ordonnances faites sur le fait de l'admirauté, fait, institué
> et estahly, faisons, instituons et establissons nostre lieutenant général sur la
> mer, à tels et semblables droits, autoritez, pouvoirs, facultcz et puissance, '
> qu'il est conteneu et déclaré es dites ordonnances, et tout ainsi qu'en jouissait » feu nostre dit cousin le sieur d'Annebaut. Si donnons en mandement par ces
> pn^senles i uoatre Irès-cher ei féal ganle des sceaux de la chancellerie de » France, maisire Jean Bcrti-aiid, et à nos aînés et Téoux les gens lenaiis nos 1 cours de parleineni, cl à chasciin d'eui:, si connue ft luy appartiendra, '{ue » noitrc dit cousin du([uel nous avons pris et Tei;ea le serment en Ici cas ri-i|ub,
* et iruluy mis et institué eu possession <■( saisine dudit estât. offîce et Uculeuance
> générale, ils rassenl, souffrent et laissent jouir et user des honneurs, aathuritu.
> pouvoir, facultei et puissances, prérogntives, préâioineiices, droits, profits « et émolumuns dessusdits, et k luy obéir et entendre de tous ceux et itinsi ( qu'il nppartiendra es choses louchant et concernant ledit est&t nt diarge ;
> etc.. etc. Donnée S Chaalons, le XI jour de novembre. Van de grice mil cim|
> cens cinquante deux, et de nostre règne le sixiesme. si),'n<- Henry, et par le
* rov, de l'Aubespine. >
LcltrBï lie pnivisiun du gouvernement de Picardix, il juin 15S^. ([)u Doucliel, Ourr. eilé. p. 172, 173.)
I Henry, par la grâce de Uieu roy de France, k tous ceux qui ces présentes
■ lettres verront, salut : Comme eslans puis naguèree vacqueilas estais de KOurer-
■ neur Dosire Ueulenanl-général et admirai es pays et duché de (!uyenne, par t le Irespas de feu nostre oncle le roy de Navarre dernier possesseur d'iceux,
> nous ayons pourveu es dits estnts de la personne de noslre très-cher et Irès- I nnié cotisin le duc de Vendosmoîs, et en ce disant advisé de pourvoir il l'es-
> U1 de gouverneur et nostre lieutenant-général es pays de Picardie et Artbois, » qu'il a tenu par cy-devant et juxques k présent, d'autre bon, grand et notable
> personnage, digne et capable d'une si importante charge : sçavoir faisons,
> que nous ayans esgard et considérai ions aux longs, continuels, agréables et I trés-recommandables services que noslre Irôs-rlier et amé cousin Gaspard de I Coligny, sieur de Chasiillon, chevalier de noslre ordi-e et admirât de France, » a faits tant au feu roy nostre trés-honoré seigneur et père, que Dieu abïoille,
> que k nous au fait de nos guerres, et mesmes es charges et estats de gouver-
> neur et nostre lieutenaitl-gênéral en l'isle de France, et colonel de nos gong f lie pied fiançois qu'il a tenues et exercées par ey-deiant, et comme il fait
> encore k présent; en toutes lesquelIeH charges cl antres grandes et impor- » tantes, où nous nous sommes ordinairement servis do luy, il a tousjours fait si
> grand et si louable devoir, que nous ne si^urions pas ilésirer de luy autres
> ny plus amples preuves de sa vertu, vaillnnee, suflisance, prudence, dextérité
> et grande cl longue expérience, que celles qu'il nous en a par infinis louables I efiiils donnée*, et lesquelles nous ont meu avec grande et juste occasion de
> le choisir, cslirc et appeller au gouvernement et administration de nps dits f pays do Picardie et Artois, au lieu de nostre dit cousin, comme personnage » que nous en sçavons digne et duquel nous avons entière et parfaite fiance et 9 seureté ; pour ces causes et autres raisonnables considérations à ce nous mou- » vans, avons nostre dit cousin le sieur de Chastillon, fait, ordonné et estably, et 9 par la teneur de ces présentes, faisons, ordonnons et establissons gouTt^r-
> neur et nostre lieutenant général es dits pays de Picardie et Artois; etc. etc., 1 Donné à Tlsle Adam le 27* jour de juin, Tan de gr&ce mil cinq cens cinp quante cinq et de nostre régne le neufvicsme, signé Henry, et, par le roy,
> Bourdin. »