Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3094, f
5. Une lettre du 7 août 1540 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3122, f» 48) atteste le zèle que déploya de La Pommeraye, au sujet de la donation. Le connétable lui dit : « La • seureté et fiance que j'ay en vous qui avez conduit TafTaire jusques icy me faict re- > poser sur vous. •
I ïi'ulï pus oublier de tous dira que je suis bien conicnt de prendre spuIp- » nient la garde et édui^tion de la personne de ladite diimoiselle Chariniti- du I Lava! ul des biens qu'elle a apporte* a»ee pile desquels j'ay fairt faim inven- » laire siiivunl l'ordonnance teslanienlairo de feue madame de Latal sa mère,
* Hais quant à la tiilellt^, je ne la pnuvroîs el ne suie délibâni de l'arrepier 1 pour les etnpescliemens que tous scave» que j'ay. Parquoy j'esrripU à Mons'
> i\p Chnsleaubriant comme tous verex par ma lettre, el le prie bien fort qu'il
> en veuille prendre la charge et commelire soubt luy pour lu gouveruemeni
> des biens de ludile damoiselle quelques bons ri aotables personnages du {lais
> sur lesquels il se reposera, à quoy vous rcgarderw! de l'avder el eouseiller el
• m'cD &irc faire responee. >
Le 21 mai 1540, Anne de Montmorency ndresse A de la Pomnierayc!* les lignes siiivaiiles : f J'ay esté Ir^aJse d'avoir entendu cl- que vous m'nvex fnict
> scavoir par rostre lettre du 6 de ce mois touchaul ee qui a esli! faict a la prinse
> de possession cl inveslilurc des choses qur m'a données U. di- t'.hnstenu-
• brtanl, auquel j'escrîpli pr^senumenl une honnête lettre tant de cril.i que 1 d'aullrcs choses dont il m'avoil semblablemenl eseripl. £t nu regard de '
> la tutelle du madamoiselle Ctiarlotte de Lnval je trouve merveilleuse m uni 1 bon l'advis dudit s' de Chasleaubriant el le voslre, el ay incoalioeut pass^ I une procuration pour me descharger de ladite lulellc pardetanl le senoschal
> de Rennes, laquelle procuration jo vous envoie prâscniement avec une lettre
> que j'escripla & mons.' de Ludik- pour arecpler la dile luielle, el sera hon que I la luy faciex tenir le plus tost que vous pourrez, car il est A ceste heure plus
* près d<^ voii^ i[u'il n'est d'icy. t
t'^nlnit lie niiiriage de l^oligny k (Du Uouelict, OuiT. tiU. \
ti7, 418. ua;.
» A lou» ceux qui ces pri-sentcs li-tlres verront, Jane Gniherlen licenlié eu
> loix, conseiller du ruy nostre sire el garde pour ledit seigneur de la prùtusiê ■ de Hclun, el Eslienne Guérin, garde du scel nui contracts de ladite prévusié, 1 salut : Sçavoir faisons que pardevsnl Jeau Torré notaire revu! au lieu de t Fontainebleau avec j'authonlË et consentement du roy peur parvenir au • iraiti^ de mariage entre noble homme el puissant sirtgneur mesiiru (iasp.^i'.l
> lie Coligny. chevalier de l'ordre, colonel et capitaine général des gens du
.. r. rr.,ïoi. aitî, f
> pied de la nation françoise, d'une part- : et damoiselle Charlotte de Lavai,
> fille de défunt haut et puissant seigneur Guy, comte de Laval, de Montlbrt et ) de Ouintiu, viconote de Rennes, sire de Vitré, de la Roche et d'Aquiny, en ) son vivant gouverneur et lieutenant général du roy en Bretagne, et che- ) valier de son ordre, et de dame Anthoinetle de Daillon, son épouse, père et
> mère d'icelle damoiselle, d'autre part ; ledit de Coligny du consentement de
> monseigneur le cardinal de Chastillon, arche vesque de Tolose, évesque et » comte de Beauvais, pair de France, son frère, de haut et puissant seigneur, » monsieur Anne de Montmorency, chevalier de Tordre, grand maistre et con- ) ueslable de France, son oncle, el de noble et honoré seigneur François de ) Coligny, seigneur d'Andelot, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy,
> frère dudit Gaspard de Coligny; et ladite damoiselle du consentement de ) haut et puissant seigneur Jean, comte du Lude, seigneur et baron dllliers,
> scneschal d'Anjou el lieutenant du roy à La Rochelle, pays de Poitou, oncle f maternel de la dite damoiselle, de messire Louis de Silly, chevalier, seigneur ) et comte de la Roche-Guyon, gentilhonmie ordinaire de la chambre du roi, ) de messire Claude de Laval, chevalier, seigneur de Théligny, maistre ) d'hostel ordinaire dja roy, et de plusieurs autres parens et communs amis 1 prcsens ; ont respectivement fait les accords et conventions qui s'en suivent,.
> c'ebt à sçavoir : ledit Gaspard de Coligny a promis el promet prendre pour » sa fenmie et espouse ladite Charlotte de Laval, avec tous et chacuns, ses
> biens, meubles et immeubles, droits, devoirs, noms, raisons et actions à elle ) appartenans, et qui peuvent luy appartenir en quelque manière que ce soit; * et sur iccux biens meubles, employer la somme de vingt mil livres tournois en â acquisitions de terres et hérilaj;es (jui seront propres à ladite de Laval et aux » siens, de son côté et ligni' maternelle...
> ... El davantage a accordé à la dite dainoiselle de Laval douaire sur tous
> ses biens, comme par couslunie des lieux où ils sont assis 4uy peut appar-
> tenir, etc., etc.
> ... El la dite dainoiselle (Charlotte de Laval a promis prendre pour mary et » espoux ledit Gaspard de Coligny, et en ce faisant a conseuty et consent que » ledit Coligny ait et puisse prendre sur tous vi chacuns ses biens, meubles et
> inmieubles, noms, droits et actions qui lui appartiennent et peuvent appar- » tenir ou succéder pour l'avenir, en quelque manière que ce soit, telle autlio-
> rite, droits el devoirs que à mary apparlient el peut appartenir par usage el
> cousluni»» des lieux; car ainsi a esté dit el accordé entre les parties. Prome- » tans lesdites parties de bonne foy chacune en droit soy, pardevant ledit no- 1 taire, jetr., etc.
> ... En tesmoin dv ce nous, au rapport dudit notaire et sein manuel de
> Claude le Doux, tabellion royal audit Melun qui a mis ces présentes en 1 forme, avons fait sceller ces présentes dudit scel aux contrats de ladite pré-
> voslé, qui furent faites el passées es présences de messire Jean Bertrand, » conseiller du roy en son conseil privé cl président à la cour du parlement de
> Paris et de Bretagne et Jacques Mesnage, conseillers eLmaistres des resquestes 1 ordinaires de rhoslel dudit seigneur, tesmoins, le 15^ jour d'octobre Pau
> MDXLVll. »
lo Lettre de Henri H, du 24 février 1550 (1549, a. st.). (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3134, f» 8).
c Messieurs de La Rochepot, de Cbas.ti4Ion, du Mortier et de Sassy, uies dep- » putez en Boullénois.
c Messieurs, sans venir à vous répliquer ce qui est passé entre vous et les ) depputez Angloys en vostre assemblée du 19 de ce moys, que j'ai bien aa
> long entendu par le s*^ de lileneau et la lettre que par luy m'avez escripte, je
> vous diray qu il n'est possible de mieulx ne plus dextrement vous être com-
> portez en cest endroit que vous avez faict, y ayant suivy de poinct en potnct » mon intention, rabattu ce qui leur failloit rabattre, et au dedaourant pour 9 abréger l'alTaire, mis en avant en termes généraulx les deux moyens contenuz^ 9 en vos instructions pour venir au poinct que je désire.
< Je veux bien vous faire sçavoir, messieurs, que mectant en considéra.
•» lion les grandes et liaultes demandes que les Angloisfont, et aussi ce que vous, 1» mon cousin de La Hochepot, avez par une lettre particulière escript a moa
> cousin le connestablc sur cest affaire de la crainte que vous avez que la somme » jusqucs à laquelle je vous ay donné charge vous estandre soit petite, c'est à » sçavoir trois cens mille escus, en rendant RouDongne et les fortz par eux
> occupez tant de ce que en Escosse avecques quittance de toutes debtes et ) pensions, et cent-cinquante mille escus pour rendre ledit Boullongne et les » fortz adjacens, demourans le roy d'Angleterre et moy chacun en ses droictz
> et prétentions à cause des traictez V*", X\V et XXVII, je suis contant affîn
> que l'on veoye qu'il ne tient pas à moy que la paix ne se face, si vous verrier » qu'ilz ne s'en contantasseut et qu'il ne tint que à cent mille escus davan-
> taige que les choses ne se parachevassent, que vous la leur accordiez en l'un
> et l'autre desdicts deux cas, qui seront quatre-cent mille escus pour le premier,
> ou deux cent-cinquante mille pour le second, qui me semble somme notable ) et de laquelle ilz se devront raisonnablement contenter s'ilz ont envye de
> demourer en paix. Mais aussy est-ce ma dernière résolution avec laquelle je ) continue et persévère au contenu des instructions que je vous ay faict bailler,
> priant Dieu, messieurs, vous avoir en sa saincte garde. Le xxiv" jour de 1 février 15i9. >
Henri.
De VAubespine.
^o Mémoire remis à d*Andelot, le 6 mars 1550 (1549, a. st). (Kbl. nàt., mss. f. fr., vol. 6616, (^ 149, 150).
c Mémoire au sieur Dandelot de ce qu'il aur^ dire au roy de la part de ses ) depputez estans au fort d^Oultreau.
1 Premièrement luy dira que après avoir faict aux depputez d'Angleterre les ) remoDstrances contenues en la lettre que le dict seigneur nous a dernière- » ment escripte et toutes autres que avons estimé à ce pertinentes et conve- » nables, néantmoins iiz ne se sont jamais vouslu départir de leur dernière » résolution ne d'icelle rabattre aucune chose les ayant trouvé, à ceste dernière 1 assemblée, plus durs et entiers que nous n'avions encore faict.
> Parquoy et pour aucunes considérations que avons dictes audict sieur
> Dandelot, et surtout pour la crainte que avons eue que par quelque inconvé- ) nient intervint rompture estant toutes choses futures en incertitude et dan-' ) gier, pensant aussi la grandeur et conséquence de l'affaire, nous nous ) sommes finablement résoluz à prendre et accepter leur offre.
> Et sur cela, pour entrer en matière et sçavoir comme iiz entendoient nous
> rendre Boullongne et les fortz dont il est question, nous leur avons claire- 1 ment déclairé que nous les voullions recouvrer au mesme estât et fortifica- ) tion qu'ilz sont et avecques l'artillerie, pouldres, boulletz et autres muni-
> cions de guerre qui de présent sont es dictz lieux et aussy des vivres qui
> se trouveront y estre lorsque la délivrance s'en fera sans en faire aucune dé- 1 moiicion, remuement, ne transport.
1 Aquoy ils ont respondu qu'ilz nous les reiidroient au mesme estât et fortiffi- 1 cation qu'ilz sont de présent, mais quant à Tartillcrie et municions de guerre, 1 qu'ilz ne le feroient pour rien de ce monde, et plustost perdroyent la vie que 1 d'y consentir, et seroient plustost d'advis rendre Boullongne simplement et
> sans argent, car rendant ladite artilcrie et municions de guerre, il sembleroit 1 qu'ilz seroient du tout §ibaissez et desconfOz.
> A cela leur a esté respondu que nous estions doncques bien loing d'ac-
> corder, pour ce que le roy n'entendait aucunement traicter sans avoir les- ) dictes artillerie et municions, et estoicnt lesdictes nmnicions et aussi Icsdictes 1 fortiûcations des places la cause pour laquelle enfin ledict seigneur se voul-
> loit estandre jusques à la somme de quatre cens mille escuz.
> Et quant à ce qu'ilz alléguoicnt que ce leur seroit honte et reproche de
> laisser et habandonner leur artillerie, et que c'estoil chose contre leur bon-
> neur et non accoustumée d'estre faicle, nous allègant pour exemple ^ red-
> dition des ville et chastel de Tournay, leur a esté respondu que le délaisse- 1 ment de ladite artillerie et municions de guerre n'estoit comme d'une ville » estant par siège ou par force rendue, mais par traiclé et accord de paix et
> amytié par lequel se peult honorablement convenir de toutes choses, et mes-
> moment que la grande somme dont il estoit question méritoit bien encores
> d'advantaige que cela et qu*il estoit plus raisonnable d'employer à cest efiect
I que va l'achapl (t( recDavremeiil de l'iiérilaige iiu'il uoua npiiiineDoil. el qu-;
> s'ilx ne Toulloicnl y oiKeiidre, il n'eitiuit jilus besoiiig de pcnlre temps.
> Lnquelz deppatei à cela uoua onl loiis Uicl iju'ili iiirrintienl plus tosl leurs
> gori^ii nu couBlcBU (|ue de couseitkr iini; si hnnieuse i:hose. cl oéautinoiiis ■ que nous voyaits aussi feniius cl urrustei en cela iti onl dir.l, ijue pour la
> couaerveiion de l'Iioiineur des deux cosiâs, Il aeroit cncores plus rnisouDable
> An parler de rtSDiIre avec BoullDagiie l'iirtillfirie qui y Tut Irouïrie, ou, auli«u
> d'icelle^ s'il y eu uvoil d'nsgarée au rompue, autres pièces de pareil calibre
> ei esliiualtoo, coinlilcii que ce scroil chose dont ils n'userolenl traicter t|ue » [iremier itz n'en eussent nscriiit, et que cost arlicle demonrftroit de par eulx I non accordé m^ raiïiisiS,
» El voyant que Icsdicï deppiilez se ré«ouloient d'cscripre et envoyer uudict I roy leur miiistre et i suji conseil, nous leur avons diei el remunslré que, puis-
> qu'ill y voulloîeni envoyer afUn d'abréger el de ne taire (ilus autres voyages
> il falloit tout d'une «enue regarder à arrester el accorder les principatilx
> articles dont nous avons i traiuler, ce qu'ilx ont trouvé bon, et nous ont prié » en dresser quelque niénmyre, & quoy nous nvons promptenient satisfail, du-
> quel lediel sieur Uanilelol m porte la coppie.
> El ne Tauldra i\ remonstrcr ledit sieur Dandelol comme nous prrséviirons
* i demander et Tnirc loule instance pour recouvrer avecqucs Icsdiles places
* toute l'artillerie et autres municions do guerre y estans, el toutlufois dJrn
* qui; nous n'estimons poinct que lesdictz depputoi se accordent jamais, bien
* espérons que enAn ilx nous pourront accûedcr rendre rarliilerie qu'îlz trou-
> vérenl audicl Boullungue, ei autres semblables piôcirs el en pareil nombre. t Item, nous renvoyera lediel sieur Dandelol In resolution ifn'il plaira au
> roy prendre lanl sur le présent mémoire que sur la coppie des arlictes qui I luy onl esté baillu:, alUn de suyvre là-dessus le lion voulloir ni ijitention
* dudict seigneur.
> Faietau fort d'OulIrcau le vi' jour de mars 1511).
» La Hochepot, Gi illaht.
■ > CllASTILUIN, IIOCHETEL. t
3* Réponse du r< (Bild. liât., msa. f
I Le roy ayani par le sieur Dajidelot entendu cr. qui est pNSoé entre ses dep- ) puteïflceulïdnroyd'Angli'terrc, à raîsnmhléc fairlo entre cul», le vr jour ■ de ce présent mois, sur le [nict de lu nrgnciotloa de la p.-tix dont Iclicl sieur » lluudelol luy u sçeu reudre bon ronqite par le menu, suivant le mémoire qui I lui en nvoil esté par euk bailU-, advise le renvoyer devers eulx pour leur I Taire eulendrc qu'il a trouvé irés-bou qu'ilt ayeiit débattu nînsi exaclenienl > luutes choses, sçacbanique c'eit le moleii le plus eipëdieni de les fure venir 1 au puinct de la raison, et que IlnablenieDl n'aiant peu mieulx faire, iU leur
> ayent accordé les quatre cens mille escuz, ainsi qu*il leur avoit dernièrement
> accordé faire.
1 Seiiiblablement a trouve icelluy seigneur bon que ses dictz depputei ayent » baillé par escript ausdictz depputez Anglois, les pnncipauls articles sur les-
> quolz il fault traicter, affin que envoyant iceulx Anglois en Angleterre, ilz en
> peussent tout par uiig moyen avoir résolution de leur roy et de son conseil » pour lousjours gaigner temps et abréger ceste négociation qui est la chose » que le roy désire le plus pour beaucoup de raisons qui ont esté dictes de
> bouclie audict sieur Dandelot.
»... Faict à Fontainebleau le ix*' jour de mars 1549. >
4o Lettre de Pagel à Warwick.
Froude, Uistory of England, 1858, t. V, p. 263 à S66j.
c Thèse frenchiuen ye see how lofly tbey bc and haultaine in ail their proceedings witb us.
> ... Their orgueil is intolérable, their disputations bc unreasonable, their » conditions to ns dishonourable, and, wliich is worst of ail, our estate at » home is misérable. What iheii! of manv evils let us choose the least. First,
> we must ackiio\vledge\\hat we caimot deiiy, the evil condition of our estate
> at home, which recogiiizanee is the first degree to amendment. The neit is
> to know the cause of the evil. and that is war, supposed to be, if not tbe only » cause, at leasl one of the ohiefest among many great. Ilow niany how great
> occasions of misehief the >var hath engendered to England, elc, etc.
i<» Lellrc lie Henri II à ses pléiiipolonliaires, 19 mars 1550 (Bibl. nat., m>s. f. fr., vol. ol34, f'» 5i.
f Messieurs, h'wv arriva en ce lieu panlevers moy le s"^ d'Andelot avecquesles
> lettres que m'avez escriples le IG d(» ce njoys,el les articles par vou%arrestez » avocques les depputez Anjrloys, pour le faici de la paix d'entre le roy d*An-
> glelerrt* et inoy, lesquels après avoir bien veuz et entendus et communiquez » aux gens de mon conseil eslans auprès de moy, j'ai trouvé si bons, si sainclz
> et tant advantaigeux non seuIltMiient pour mon royaume et subjectz, mais
> aussy pour le regard d'Escosse, <|ue j'ai trt's-grande et juste occasion de » m'en contenter et de la dextérité, prudence et saige conduite qu« vous aiez
> employée en cesle ni^gocialion, puisque l'issue en a esié leDe ol si lionnoralile, I l't loiic Hieu lie la grôce iiu'il luy a pk-u m»' taire dp m avoir {irctiaré te 1 repoi d â mon peuple »<rt'Ci|ues id honneur cl réputalion qui reiionilLTa, si I luj plaisi, à sa louange ni exalLilioD de son nom, lu rcmcrciaul aussi de 1res
* bon coeur de m'avojr donué Jo si bons et prï-voynns ntiiiistres que vous avet I esta cl quL- je vous ay eoiigtieux f.a lous voi depporlcmcntidn cesic dite nî--
* gociation. ce que je n'oiUilleruy jamais, Or. pour vous salisrairu »Wi poinlï
> dont vous desirex sur ce Irairté scavoir mon inicnlion.je vous advise que je I l'ay Iras agr^&ble et vous renvoyé 1rs ilicts articles signez de nm main, sur
> lesquels je veuk cl (rouve bon que vous le passiez, ai'resliei et siguiei ainsi el
> le foriec meetre en la Terme qu*il dotbl dcniourer pour eslie aprâs coufinud,
> ralinié et juré par ledit roy d'Angleterre el moy respretivement, au temps et
* ainsi qu'il est contenu ti diU nrlicles... Je suis apriïs à choisir persounaige
* de la qualité requise à l'onirelenneinenl do l'amyiii d'entre (luy) elniuy pour
* l'envoyer auprâg de luy mon ambassadeur... J'ay semklablenient ndvysé.
* messieurs, qu'eslansji portei sur le lieu comme vous estes, vuus.mun cousin I de I^ Rochejiut, demouriex lEi au lieu plus à propos à pourveuir aux choses
> nécessaires, et vous, mon cousin de Cbaslillon, s" du Mortier el du Saasy, » vous tenir prusli pour passer en .\nglelcrrc ptirlcr tua ralilliettllon dmJit ( traiclé et recevoir celle du roy irAngleterre et l'acte de son serment ainsi
* qu'il est ac«ouslumÉ,
< ... Pour la fin, mcssii-urs, je vous dlray que vous avez sî bien Faicl le coiri-
> mcncement et le plus dirUcile, que je m'asseurc que vous oc sçauriex iiue
> trâs bien parachever et que je demeure content et satisfkîcl de vous comme
> ung maistre doibl estrc de ses serviteurs qui ont beaucoup mieuli f^ct qu'il
> n'espéroit et aussi bien qu'il eûst sg^u désirer. >
g .\uu;, Kninvois de Montmorency, seigneur de La Itocliepol, i-tc. etc.'.. i>t » (iaspsrd dt; (^olliguy, seigneur dcClinstilton-sur-l.oing.elc, etc., uyan* pouvoir » exprès el parescript du roy nostre seigneur iu recevoir et accepter les villes
* el coulé de la hauile et basse Roullongne,avccques le port, ensemble tes lorU
* ftdjacenlz, prîng, coosiruicli el édifliei par les Angloîs depuis les dernières I guerres meues cl eueommejicées entre les fcui roy» de (■'rancc el d'Anglelcrrr,
* et deuieuret en leur possession jusque» i cejourJ'tiuy.staToir eslce.uli de lu
* l>unell% de Picimlie el de la tour d'Ordre, et d'îceile réception, arlillerye et I munitions d'icdie, qui y dévoient esirc el deniourcr, bailler quiclauce ou
> quicliincen, une ou plusieurs, à cellny on ceuK qui seroiunl commis par It roy k Edouard, roy d'Angleterre, aixiesme de ce nom, à présent régnant, pour « l'ellet du lu reddition d'ic«uh. coiiressons et cirlillans a luit* préscns el I Hdvenir, les avnir ce jourd'huy roceui pour et en son nuiii, w'-parèment i-t up-
> part; et ce. par les mains de mesticur» Edouard, seigneur de Clinclun,
» Richard Cotton. et Lvenard BekTîtz, chevaliers, et antres ayans pouvoir » spécial dudit seigneor roy d'Angleterre, quant à ce, dont il noos est dnement i apparu ; lesqueUt>s villes et conté de Boullongne, forti, artiilerye et mnnitioiis
> dessusditz nous avons trouvez au inesme estât qu'ils debvoient estre rendu
> au roy nostre dict seigneur, selon le traicté. pactz, conditions et convenances » naguieres faictz et passez entre les depputez d'icellny roy d'Angleterre poor 9 1<* faict d'icelle reddition, et nous, et dont, audit nom et comme procoreon » léguez et depput«fz du roy nostre dit seigneur, nous nous tenons respective- » ment et chacun en droict soy pour contents et satisfaictz comme dudit com-
> promis, et en quittons les dessusdits à tous autres, leur promectant en bonne » foy par ces présentes leur fournir de plus ample et suffisante quktaAce dodict
> seigneur à leur acquit et entière descharge envers ledit seigneur roj^ d*.\n^e-
> terre et son conseil, s'il en est liesoing et en sommes par eulx ou Vna^
> d*eulx sommés et requis. Pour approbation desquelles choses nous dessus
> nommez avons signé ces dites présentes de noz mains, et icelles Êûct sceller » du scel de noz armes, audit Boullongne. le iS" jour d'avril 1550. >
3* Lettre de Henri II au maréchal de Lamarck, S6 avril 1550. fBibl. nat., mss. f. fr.. vol. 50,UI, f» 79).
c Mon cousin, tout présentement je viens de recevoir par deux gentils-
> hommes qui m'ont esté depeschezde mes cousins les s*^* de La Rochepotet de
> Cliastillon nouvelles certaines de la restitution et délivrance qui nfa esté faite,
> le jour d hier, environ six heures du matin, de ma ville de Boulogne et des j» fortz d alentour garnys d'artillerie, munitions, et de grandes quantités de » vivres, suyvant le traicté de paix que j'ay avec les Angloys, qiii en deslogérent
> à ceste m(>ine heure et retirèrent leurs forces pour ce jour à Guisnes, faisant » compte d*aller ce jounlhuy à Culaix, ne voulant oblyer de vous dire qu*ilzont
> remis et délaissé en mes mains l'une des plus belles, plus fortes et furieuses » places ainsy qu'elle est accompagnée de ses forts qu'il est possible de choisir,
> par le tesmoigiiage que m*en donnent les chefs (]ue j'ay là dedans et les deux 9 gentilshommes qui en sont venuz; et ont lesdits Angloys, au faict de ceste
> restitution, usé de la plus grande honiiestetédontilz eussent sçeu user, avec dé- » monstration d'une asseurance certaine qu'ilz ont de mon amytié ; car qu'ainsi
> mes gens estoientjà entrez dedans la ville... des forts et de tout, que nous 1 avions encores en noz mains l'argent et leurs hostaiges à nostre discrétion. 1 Et d'aultant que je pense bien que cette nouvelle a passé l'oppinion de beau- » coup qui ne pouvoient se persuader de veoir réussir l'effect d'icelle restitu-
> lion, puis qu'il lafault maintenant croyre, je vous en ay bien voulu asseurer » par la présente et par ce courrier exprès, afin que vous participiez en Taise • et plaisir que j'en reçoys. »
La satisfaction du connétable n'était pas moins vive que celle du roi : c Hier
> environ les six heures, écrivait-il, le i2G avril 1550, de Saint-Germain-en-
> Lave, oi'i il se Irouvail ^rH de Henri. Il ', les Angloïs mireni mon fri^re i-i
> mon nepvt'ii dans Boulongnc, et remirent enlre lonre mains les iiulres lortx
> qu'ils lenoient, suivant l«^l^nic(l^. llxonlhitss^ ilnns ledit ftoul ou gne bien trois
> cents mu idi de grains, mesure Ji- Paris, ijiiniitrlâ de vin, munitions, ponilr^s 1 et boullelz, plus qu'ils n'y en trouvèrent, et rarlillurie promise par Icdict
'» Iraicl^; n'ealnnl possible s'y estre couduicu plus honnestemeni qu'ili ont • foicl ny avec plus grande d6nionstnilion de faire durer ceste amitié. Hesdits » frère et ncpveu (disent) qu'il est impossible, sans voir, Croire les belles for-
> lificnlioiis que lesdits Anglois ont faiet As dits lieux, de sorts qu'on m; doibt ■ point plaindre l'argent que l'on leur a donné. Le roy faict son conte, parlir » d'ici mardy pruchain jiour aller coucher à Escouen et jeudi â CItantilly oit il
> pourra séjourner un jour. OqU il s'acheminera vers Amioiis où il recevra
> les commissaires anglais qui ïieiinenl pour la raliOcation ilu triiictè, et les ) Dostres passeront cependant deli'i la mer pour aller faire le semblable en
> Angleterre, de sorle que mon neveu puisse Airede retour auiKct Boulongne
> quand Icdiel seigneur v arrivem. t
Lordi or thr council ta str Jolin Maimie. the i -it jiin'ï 1.^*».
(Dp. Tyilrr. EnQlmd under tiie reigni of Edward VI md Marg, l^omlmi. 18:111,
\-ol. I, p. 2S3« HQ).
t Aller our right Iiearly commKndations ; to the intent uhatever shall tlierc
> occur for maiter to be ministered louehing the enlertainment of muns.
> ife Cbatlillon and hîs colleagues during tlie lime of thuir heing hère, we bave
> ihought good brielly lo sigiii^ untn you the manner of thei^^eceivingenter- > Itùnmeni, and what else liath pnsscd during tlieir nbode hère... » (Les détails dans lesquels entre cette lettre, d'ailleurs fort intéressante, soal indiqués sommairement aux pages 8(> et 87 du présent ouvraga.)
I. 8ibl. Bat., mu, l. fr, col. S0 577. Sa IfMIro était adressée h François de Lorraine, devenu depuis peu de jours duc de Gui>o, pnr suite de la mari de Claude de Lorraine, tou père, tli*r^dé le 18 avril I&'IO; i quolliie* semaines de là. Chorl» de Lorraine ichaniiGail gun litro deearilinal de llu\»f contre cvlui de cardinal do Lorraine, qu'avait porlË wn onole Jean, mort In tO mai lâ50. (VoT- do Tliou, Bal. unir.. UUf- 513,534.]
Ordonnances de M. de Cliastillon sur la discipline militaire, (Du Bouchet, Omit, ci/c, p. 158 à 161, et rec. de Fontauon, l. III, p, i51 152).
> Premièreinenl, les capitaines ne suborneront les soldats les uns des autres,
> ny les retireront en leurs compagnies, sans voir leur congé par escrit du ra- » pitaine qu'ils laisseronl, sur peine d'estrc privés pour un mois de leur estât, 9 applicable au capitaine d'où ils partiront, avec Tobligation de les rendre
> et renvoyer à leur enseigne.
» Après la monstre faite, le capitaine ne pourra donner congé au soldat » jusques à la fin du mois, et le soldat qui partira sans congé par escrit sera
> passé par les picqucs ou arquebuses, selon les armes qu'il portera; et en dc-
> mandant congé avec occasion trois jours avant la fin dudit mois, le capitaine
> sera tenu luy donner et signer; autrement luy sera commandé par le colou- » nel ou maistre de camp, à qui ledit soldat aura recours.
> Quand les bandes deslogeronl de lieu en autre, le soldat ne pourra cbanger
> ne abandonner son capitaine, sur peine, si c/est dedans le mois, d'estre pa^sé
> par les picques, et si c'est à la lin, sera mis l'espace d'un mois en prisoo« » et incapable de pouvoir cstre reçu de nul capitaine trois mois aprez.
» Les armes que le soldat aura jouées seront confisquées à son capitaine
> et les pourra prendre où il les trouvera, estant perdues, tant pour celuy
> qui les aura jouées, que pour celuy qui les gagnera, et si sera mis le perdant
> buit jours entiers en prison.
> Le soldat qui vendra ou engagera ses armes, elles seront confisquées au )> capitaine ainsi que dessus.
» Le soldat qui faudra à la faction sans licence de son capitaine, ou autre 9 excuse légitime, sera passé par les picques.
> Le soldat (jui ne se trouvera aussi promptement à une alarme, ordonnance » ou autre affaire, comme son enseigne, sera passé par les picques.
> 1^ soldat qui, sans excuse légitime, abandonnera le guet, escoute ou autre
> lieu où son sergent Faura mis, sera passé par les picques.
> Le sergent major sera obéy des capitaines, officiers et soldats, en ce qu'il » commandera pour son office, et ce sur peine, si c'est du capitaine ou officier,
> d'estre puny arbitrairement du colonnel ; si c'est soldat, de demander pardon
> au roy, audit colonnel, et audit sergent devant toutes les compagnies, et estrc
> despouillé et dégradé de toutes armes et banny des bandes.
> Celui qui injuriera ledit sergent major ea faisant son office, s'il est capi-
> taine, srra puny iirbilrtLircinenl par le coinnnv], et s'il est ml'lat, si*rfl pirnA ï parles picques.
> Les capilHiiies fassent cbacun ou kur; bandes, nnt tous soliInU olièissenti
* leurs sergents et caps dVscouade, m leurs «tncos. saus les iiyuricr, siirpeine,
> si l'iiùarc est verbale, de iuy demander pnrdon de*:inl iDUles les handos, el
> ii elle est de fait, d'estre passé par les picques.
> Le soldai qui en i|uerelle dojmera ni d'une nation , sera pasgé par les
> picques.
» Celuy qui comaiencera une inuliiialiiin sera passé pur l«s picques.
> Quand une querelle surviendra entre dL>iu ou plusieurs, nui, s'il n'est » rapiloine ou oniiûer, n'y pourra porltir aucune arme qur? son espci;, sur peine
> de conlUeulion d'icellcs el punition arbitraire du cotonuel.
» Si uu capitaine ou oflicier de liande survient en nue querelle et qu'il » trouve quelques soldats ay an I l'espéc ai poing, soudaiuumenf qu'il criera t pour les dépnrlir, ceux r]ni auront l'i'spèc au poing nr pourront plus tirer
> nuls coups, sur peine d'estre passez par les picques.
1 Le soldat, s'il a querelle à un autre, ne pourra s'acconipagiier, sur peine
* que Iuy el ceux qiû l'accompagnorout seront passez par les picques.
* te soldat qui de guei-apons, inescliamnieat el avec aranlage, blessera on t tuera un autre, sera passé par les picques.
* Lesoldalqui, sans légitime occasion, dira injure qui toucbe Al' boni leur d'un s autre, ladite injure ulliorile retournera à \\iy luesmos et Iuy sera déclaréu de- » vaut toutes les cumpsgiiics.
1 Quand un soldat avec ulvantage en aura Tait dcsdirc un autre de quelque
> cbosc, le capitaine à qui sera l'assiillaiil Iuy fera demander pardon A l'as- ( snilly, estiuit la dt^dilo nulle, el ledit assaillant baniiy des bandes.
> Le soldat qui, sans juste occasion, dMenlira un autre, sera mis en place
> publique', el enseignes driployfes, el leste nue, demandera pardon au colojiiiel
* el  celuy qu'il aura ddnienly.
> Le provoealeurd'uuequerollesansjusiL'occasiuu perdralecaiiiprilesarmes.
> Le soldai qui donufra un soufllet H uu antre, pour moindre occasion que f d'un d<!niGnlj, en recma uu autre do celuy a qui il l'aura donné, en ta pr6-
* sence du colonnel ou du niaistre de camp, el sera lianny des bandes.
> Quand deux soldats auront une querelle, se retireront A leurs cspitaines, 1 qui rcgarderoni & les accnrder, lesquels eu communiqueront au inoistre de
> camji, et lil o& ils ne les pourront appointer, feront entendre le faict an i-oton-
> nel pour on ordonner ta raison.
> Quand un soldai refusera il un autre de payer ce qu'il Iuy doit, le créditeur
> se retirent au capitaine du débiteur, qui le (ora payer aux monstres, sans
* venir par royo de questiun, sur peine arbitraire.
> Nul ne pouiTTa présenter camp iiy envoyer cartel à un aulre sans licence du ) colonne], sur peine d'estre d^gradi! des armes et banny des bandes.
t \.e soldai qui outragera un autre ou drsgainera sur Iuy estant en guet,
■ ordimnancB ou faction, sera passé par ks pici]ue*.
1 Celuy qui metlnt la main anx armes dedans rilic cl place de garde, perdra
■ le poing pabliqucDieni.
> Le soldit qm es eombatiast perèra s«s
, sera buiDT des
etqoi se reodrt de jamais porter
> Le soldat ne Uim aller prboonier de guerre sans le dire à son capitaioe, qui eu advertira le cokmoel. sur peine d'estie condamné seloB sa qualité.
» Le soldat qui en assaut on prise de place ne smira s4Na enseigne à It vietoire, pour s'amuser à saccafrer ou autre profit, après la place prise sert dé* ralisiê, dégradé et banny des bandes.
» Le soldat qui dt^robera biens d'église a la guerre ou antrement, sera pendo et estranglé.
> ïje soldat ne pourra parlementer ni avoir couTersation, â trompette, ubourin OT autre des eimemis, sans le congé de son capitaine, et le capitaine sans le congé du colonnel.
> Celuy qui forcera femme ou fille sera pendn et estranglé.
» Celuy qui destroussera viTandiers ou marcbands des nostres, sera pendi^et
estranglé.
» Le soldat qui entrera ou sortira d'une place de garde on aatre^ lieu, <)Qe
par les passages ordinaires, sera passé par les picques.
> Le larron de boutique sera pendu et estranglé.
» Le soldat qui pipera au jeu ou dérobera les armes d'un antre, sera peada et estranglé.
> Le soldat qui blasphémera le nom de Dieu en rain, sera mis en place publique au carquant par trois divers jours, trob beures à chacune fois, et i la fin d'iceux, la teste nue, demandera pardon à Dieu.
» Quand l'enseigne marchera sur les champs, le soldat ne l'abandonnera pour aller au fburage ou autre lieu, sans congé de son capitaine, sur peine d*estre passé par les picques.
> Nul soldat pourra injurier ny empescber le prévost des bandes on ses geus, sur peine de la vie.
> Quand le colonnel demandera le soldat délinquant, celuy qui le recèlera ou fera fuir, sera puny au lieu du fugitif.
> Tout capitaine trouraot un soldat faussant les dessus dites ordonnances, le pourra punir et chastier, autant d'autre compagnie que de la sienne, sans pon- ▼oir estre repris de personne. >
La correspondance échangée au sujet de l'entreprise dont il s'agit, se limite i une vingtaine de jours environ (du 6 au 27 juillet). On y remarque, notamment : 1* une lettre du connétable au duc de Guise, du 6 juillet (Bibl. nat., mss. f. fr,y vol. 20 577) ^ Une autre du cardinal de Lorraine à son firère, dn même
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jour, qui porte lecachct de l'imprévoyatice ni de l'indëcisiou (ibid., vol- 20577). 3^ Une leltrR adressée de Troyi». le 16 juillei, par Goligny, au duc de Guise (ibid., Tol-âO, 401, ^ 137). et ainsi connue : < Monseigneur, je suys, & ce malin, t arrivé en ceste ville, où je punsois que mes bandes deussent auasy arriver,
> mais ila n'y pourroDl estre plus tosl que demain. Et pour ce ifue je les y
* attendre. Je n'ay touIu cependant faillir d'envoyer ce porteur vers vous, piu*
* lequel je vous sapply me mander s'il est besoing faire haster mes dites t bandes, car dospuys que je suys parti île la court, par les dépesclies iiue j'en ■ ay eues, l'on ne m'a mandé ny de les haster ny reculer. QuhtiI à moy, mon- » seigneur, le jour luesme qu'elles partiront d'icy, aussy Teré-je pour m'en aller 1 vous trouver et entendre ce qu'il vous plaira me commander. Cependant je » vous dire que je suys merveilleusement marry des bruis quy conreut, ce quti je
> vous dira de bouche, et me semble qu'il faudra que vous y trouviës quelque
* expédient. Quant à moy je y taicts et j'ay faict cequy m'a esté possible, car
> aux personnesde bon jugement yles fault pater de raisons vraiseiublable», ou
> ils soupçonneniient ilnvantage qu'ils ne fout. > 1" Le lendemain, 17 juillet, le roimandaitan duc de Guise (itibl. nal., inss.f.fr., vol. 20577) :iJ'ay advisé ()ua
> le meilleur sera que les bandes venant de Picardie demeurent en Etimrgogue
> et iiepasseul pus uuire,jusques & ce que va us ayez autres nouvelles de moy. t â° Quelques jours plus tard, le roi et son entourage considéraient l'entreprise comme avortée i car mie dépêche que le contiélaliln adressa au duc de Guise, le 27 juillet 1551 (Bibl. oat., mss. f. fr., vol. 20577) se terminait par ces mois significatifs ; t Vous jugerez par tout ce qne dessus, monsieur, le peu du
* moyens qu'il y avoit en l'eifécution de vosirc eutreprise, >
L^tlreB de praviidun ilu gouvernement à/: Piirit ei de rilo-de-Prance, 9 septembre 15GI «Du Houchct, Ouvr. ci(é, p. t&l h MO.)
( Henry, par la grâce de Dieu roy dr France, ii tous ceux qui ces ptit seules lettres verront, salut. Comme puis naguères soit oscheu et ilemouri
> vacquant Testai et ofQce de gouverneur et noeire lieutenant général en
> noslre bonne ville et cité de Paris et pays do l'isle de France, par 1c Irespas
* de (eu uosire cousin le sieur dp l.u Hochepot, en son vivant chevalier de uosire
> ordre, auquel estât, pour rimporianec dont il est, est irés-requis et néces- 1 saire de pourvoir de quelque bon, grimd et notable personnage à nous saur, ( féable, et agréable (ici sont mis en relief les qualités de Gaspard de Cnli-
* gny et les services qu'il « rendus) pour ces causes...., le faisons, cnnsti-
M tuons, ordonnons et cstvblissons par ces jirësentes gouverneur et lîenimiant
» général en nos dites ville de Paris et pays de Tlsle de France, avec les pou-
> Toirs, puissances et autorittez appartenans et alTérans audit estât, charge et
> office de gouverneur et nostre lieutenant-général pour commander et faire » assembler toutes et quantcs fois que besoin sera, le prévost des marchands
> et eschevins de nostre bonne ville et cité de Paris et pareillement les maires^ » mayeurs, eschevins et magistrats des autres villes de son gouvernement, afin
> de leur commander tout ce qu'il verra et cognoistra estre requis et nécessaire, » tant pour le bien de nostre service, que pour le fait de la police, et autres
> choses qui s'offriront, concernant les affaires desdites villes, bourgs et boar>
> gades d'iceluy gouvernement et pays de Tlsle de France; pourvoir au ùât et
> establissement des garnisons, des gensdarmcs, passage et logis de gens de 1 pied, et aux vivres qui leur seront nécessaires, y.mettre les taux et prix qu*fl
> verra estre raisonnable, faisant entretenir, garder et observer ausdits gens de
> guerre, chacun en droit soy, et pareillement à nostre peuple, en tant qu'à
> luy sera, les ordonnances par nous et nos prédécesseurs faites, de sorte qu'ils
> puissent vivre les uns avec les autres en bon ordre, justice et police, et à k
> moindre charge et foule de nostre dict peuple et lesdits gens de guerre res-
> pectivement que faire se pourra ; et généralement fera nostre dit cousin le
> sieur de Chastillon es choses dessus dites et autres qui dépendent de ses dits
> pouvoirs, puissances, facultez et autoritez, ce que un bon et diligent gouver* 3 neur de province, et nostre lieutenant-général, représentant nostre personne»
> doit et est tenu de faire, sans qu'autrement il soit besoin icy déclarer ni spéd- » Çwr de point en point, iceux pouvoirs, puissances, facultez, et autoritei,
> lesquels nous tenons icy pour tous spécifiez et déclarez, tant qu'il nous » plaira. Si donnons en mandement, etc., etc.... Donné à Fontainebleau leneuf- » vicsnio jour de septembre, l'an de grâce mil cin<{ cent cinquante et un. Signé » Henry, «'l par le roy, le duc de Montmorency, pair et connestable de France 3 présent, Clausse. >
(Godefroy. le Cérémonial françait, vol. 1, p. 1008, 1009.)
< Du mardy 9* jour de février 1551 (1552 n. s.). — Aujourd'huy, suivant les
> mandemens le jour d'hier envoyez à messieurs les conseillers, quarteniei et » deux notables bourgeois de chacun quartier, pour recevoir honorablement
> monsieur Gaspar de Colligny, seigneur de Chastillon-sur-Loing, chevalier de
> l'ordre, en Testât de gouverneur de Paris et Isle-de-France, sont comparus
> messieurs les [irévost des marchands et eschevins, la plus grande partie de
> messieurs les conseillers et quarteniers, bourgeois, «et trente personnes des
* nombres des archers, arl)alcslri<;rs et liarquebuliers de ladite ville, ve^lDS
■ lie leurs Locquctons de livrée, iiiii gurdoieiil lu porte, et atleudoienl moa dît
* sieur le gouverneur, qui arrivit eu l'hostel d'icelle ville A deux heures de
> releviie, accompagiié de trente ou quarante gentilsbomiues; et incontinent
* que mesdits «ours de la ville sturent sa venue, allèrent audevanl de loy I jusques à la porte d'en-bas, cl l'ameniront en la grande snlle tapissée, où
* estolenl lesdiis conseillers, quarleniers et bourgeois, oîi niondit sluur le
■ prévoit le Bt asseoir audessus de luj dedans une rbaire de veloux noir, puis
> ordaunii que ses lettres fcussent leues hautement en ladite cunipagnie. Après
> laquelle lecture rnicle desdilcs lettres, monsieur le prévost des uiarchaiidx s'est
* tourné vers ledit sieur gouverneur ol luy a dit ce quy en suicl ;
t Monsieur, depuis l'avènement irâs-heureuv ilu Roy -X la coumunc, celte ville
* de Paris, capitale du royaume, n'nvoit point eu d'occasiun plus ^andc de
■ rendre grUces à la bonté divine, que pour avoir inspiré uu citur très-sacré et t très-magnanime du roy la volonté de von* choisir pour chef d'une province
> de laquelle tout son dit royaume a pris »u dénomination ; pour congratulation I de ce bénéltce à vosti'e bienvenue, messieurs qui sont iry assemblei, et tous
> les babilanls de cesle dite ville, se sont à grande et Juste occasion resjouys I vous voyans gouverneur en l'isle- de -France, laquelle est tant décorée et enri- » cllie des gestes et faits héroïques des seigneurs irès-puissan s et irès-renommei
* de vosires tris-noble sang et aflinité, par-dessus tous lesquels nous voyons t anjourd'buy resplendir monsieur li' duc de Montmorency, pair et conneslable
> de Fronce, vostre oncle, des vertus duquel el prouesses indicibles, sufUsantes
> assex pour eslever jusques au plus haut degré, et litre d'honneur, (ouïe sa 1 très-illustre pestérilê, et tous ceux qui luy atliennenl. vous avez esté si
* diligent imitateur, que par vustre générosité et admirables enlrefirises avec
* nn martial courage et hauts faits d'armes par la dextérité de rostre esprit » exécutex sur les Anglais ils ont esté conlraincts de remettre sous l'obéyssanee » du roy la ville de Boulogne el tout le pays circonvoisin : je me tais des autres
* services Irès-recommandahles par vous fails en tant d'autres charges et
* affaires d'importance es quels il a pld à la majesté du roy vous employer,
■ pour vous supplier très- humblement, monsieur, vouloir recevoir agréable le ) salut et Irés-humhle révérence que je vous présente au nom de tous les estats » de cesle ville, au gouvernement de laquelle vous soyeï autant que fui onaques
* nutrc de vos prédécesseurs le très-bien venu.
k Ledit sieur gouverneur (It la réponse qui ensuit ■.
• El ie vendredi douzième joui' dudît mois, mesdits sieurs les prévost des
> marchands et esclievins de ladite ville ont esté fiiire présent à mondit sieur te *. gouverneur de Paris de deux beaux grands bassins en forme d'ovnlle, deux
> grandes couppes couvertes, et deux grandes aiguières d'argent, le tout vermeil
> doré el buriné, pcsans ensemble ii marcs et quelques oni:es, ainsi qu'il avuit
> esté délibéré en l'assemblée du coaseîl de ladilo ville du i^ jour de septembre
> deniier passé : duquel présent ledit sieur gouverneur s'est tenu pour très-con- 1 lent, et eu a remercié ladite ville, t