XI. — Au même. — 31 jiiillcl lÂSS
XI!- — Ao mtme.
( Monsieur de ilumii^res, j'ay n'teu vosirc litllre ila iternicr du piMé par
> laquelle ce m'a esié (ilaisir d'eiitehdre que le sieur do Marie Yenoil au moiil 1 Sainct-Quentin. Dieu veuille que devant iin'il en parte II s'y puissi? taire
> quelque <:tiose de ban, m'estaiit bien duluril d'entendre coinni>?iit le sieur de...
> cl liif seront demeurez enseujtile de l'adaire jiour Inqurlle fis sont envoyez.
> Au rcsli-, monsieur de Iluniiéres, pour ce que'j'ay esté advcriy que les ennemis
• Tti>iineDl encores tous les jours veoir Itien adtani, et que cela me fait penser
> que les gens de cbeval que j'ay déparlix le long de la frontière ne vont guères ■ à la guerre, je vous prye m'adverlir comnicnl ceulx que je tous ay envuyvi I en tont le dcbvoir et en quel nombre ils se trouvent dedans vosire place, et à t lanl me recommandant de très lion cwur à vostre bonne grict^, monsieur d>^ » lluniières, je prye Itieu qu'il vous doiiicl ce que desiroz. Au Honleomet, ce
• 1" jour d'flousl 1555.
i Vostre entièrement lion allii- oi sonr ainv.
< Honsieur de Ilumières, j'ay re^eu vostre lettre du 3 de ce aiovs et par
• ycelle ay esté bit>n nyse d'enlendro en premier lieu quo le siimr dit Hnrie soyt
■ venu an niotit Sainct-ljaenlin pour traictcr nvirr, le sienr de Vaîmol toucliani
> l'nlTaire que vous sçavcz et Irouve très boa le languaig^o dont vous en avez
■ n«^, espérant que de ceste négollulion il pourroit suyvrr quoique bon ellecl,
> veu les propos que m'assurez quit le dil sienr de Marie vou« a teneuz. Vous 1 m'avci donné une aullre bonne nouvelle pur viisirn lettre, de l'ciploîci que
* les gens de vosire garnison que vous avez envoyez û lu guerre, onl r»ii'i i la
> rencontre do,., hommes de pied de la garnison de Camlimy, ce qui guardera I les eiinemys cy après de Taire des courses sy advant comme ils ont ralci. l'iy
> au<sy entendu par vosire dite lettre le peu de moyen qu'il y a de tirer i[uel-
> que conlribiilion des villaiges d'aleotour de Itray pour y faire ung fort par- I ceque la pluspart onl esté brusiei et depuis grandemment travaille/ par les ( gens de guerre qui y sont passer A plusieurs foys, A l'occasion de quoy vous t semble qu'il seroîl meilleur de s'adi-esser pour eeste contribution aux autres
I. Bild. uni., mis. T. fr.,vut. 3135. r° li^. 1 Rlbl. na(.. Mi*, t. tr.. toi. »tl8, r> 7S. 3. Bnd. nal.,ini4. f. fr., vat SiK.t'll.
Y villaiges qui sont plus audedans du pays, ce que je trouve bon, et partant....
> envoyez gens par tous les villaiges de vostre gouvernement et prévostez de
> Monldidier et pour entendre d'eulx quelle contribution ils vouidront
> faire, et trouve que vous avez bien faict d'avoir soulaigé ceulx qui avoient
> esté contraincts d'aller besongner audit Bray, vous ayant mandé qu*ilz n'y
> aillent plus pour leur donner tant plus d'occasions de contribuer pour faire
> le fort susdit. Quant à ce que m'eseripvez pour le capitaine Sainct-Roman
> pour lui faire avoir une compaignie d'arquebusiers, j&vous advyse, monsieur 3 de Humières, que le roy n'en a ordonné estre faictes que trois, lesquelles
> sont desjà baillées. Sans cela je luy eusse volontiers gratiCQé dont le congnois- 3 sant personnaige quy y sçauroit bien faire son debvoir. Au reste, j'ay lea par
> vostre lettre la cause pour laquelle vous aviez différé de faire entrer la che-
> vallerie que je vous avais envoyée en vostre place. £t sur ce, me recomman-
> dant de bien bon cœur à vostre bonne grâce, monsieur de Humières, je prye
> le créateur qu'il vous doinct ce que desirez. De Montcornet,4e 6* jour d'aoust 3 1555.
> Je vous advise que le roy ne veult plus que les soldatz prennent aucunes
> pièces de bois, quant ils sont à la guarde des portes, sur aucune charette qui y » passe chargée de bois, synon depuis la Sainct-Rcmy jusques à Pasques, etc.
> Vostre entièrement bon allié et seur amy.
> Chastillon ^ >