IX. — Au même
€ Monsieur de Humières, j*ay veu les deux lettres que m'avez escriptes, » toutes deux du S7 de ce moys; il fault que je vous dye que je les ay ; et puis
> avec quel grand contentement je veoy des nouvelles si amples de vos conseils
> et seray bien aise, au reste, que vous soyez à Péronne, alors que le sieur de
> Marie pourra arriver de delà pour le faict et négociations des prisonniers » français et impériaulx, car tant plus les choses seront aydées et favorisées de
> personnes de quallité et tant mieulx s*en debvront-elles porter. J'ay une
> autre chose à vous dire, monsieur de Humières, c'est que le roy. veult faire
> faire ungfortà firay-sur- Somme, et vouldroit bien ledit sieur que les environs
> contribuassent à une partie des frais, et espérant qu'ils y sçauront faire, et
> que Ton leur proposast le bien et seureté que ce leur sera d'estre fortifiez en 3 cest endroicl d'une bonne place que le roy enlend munir et déffendre comme » chose d'importance et bien nécessaire pour eulx. Je vous prie vous y (em- » ployer) en ce que vous pourrez pour le service dudict sieur, à quoy, monsieur » de Humières, vous pourrez luy ayder et secourir. J'escripts à monsieur de
> Chaulnes de s'employer de son costé à ce ({ue dessus. Il fauldra faire ung 1 roolle de cculx qui accorderont et offriront de fournir à ladite despense et dès
> sommes que chacun d'eulx vouldra donner, et de cela faire ung calcul pour
> veoir à combien il reviendra ; ce dont je vous prieray m'advertir de vostre
> part, aflin de le faire entendre au roy. Je ne sçache autre chose qui me donne
> occasion ny subjcct d'allonger cesle lettre, sy ce n'est mes recommandations
> de bien bon cœur à vostre bonne grâce, et priant Dieu, monsieur de Humières,
> qu'il vous ayt en sa saincte garde. De Montcornet, ce pénultienne jour de
> juillet, 1555.
> Vostre entièrement bon allié et bien seur amy,
> ClIASTILLOiN ^.