‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 211 sur 241 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128. f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128. f

notable personnage pour convenir l*un avec Tautre, sur la frontièrÇy en tel lieu qu'il sera advisé, et là communiquer du faict d'icelles rançons, et y prendre une résolution; sçavoir faisons que nous desirans y satisfaire de nostre part, et considérans que ne sçaurions donner ceste charge à personnaige qui soit pour mieux s*en acquitter qu*à nostre très cher et amé cousià Gaspar de Goligny, chevalier de nostre ordre, sieur de Ghastillon, admirai de hVance, gouverneur et nostre lieutenant-général en nos pays de Picardie et Isle de France; iceluy pour Tentière et parfaite confiance que nous avons de sa personne, sens, vertus, expérience et suflisance, et autres bonnes considérations à ce nous mouvans, avons commis, ordonné et député, commettons, ordonnons et députons par ces présentes, pour se transporter en nostre frontière dadit pays de Picardie, et delà s^assembler avec les députez que lesdils sieurs empereur et roy d'Angleterre auront pour mesme effect choisi et envoyé de leur costé sur la frontière de leurs terres, en tel lieu neutre ou commode qu'il sera advisé par entre eux, communiquer avec luy du fait desdites rançons d'iceux prisonniers d'une part et d'autre, offrir pour ceux qui sont nos sujets et serviteurs détenus, telle ou telles sommes qu'il cognoistra estre raisonnables, accepter et recevoir celles qui luy seront offertes seiablablement pour les prisonniers serviteurs et sujets dudit sieur empereur, s'il voit qu'elles soient aussi raisonnables, ou bien accorder et convenir de la délivrance d'iceux prisonniers réciproquement, par eschange ou autrement, en la meilleure et plus équitable manière que faire se pourra, etc., etc. Donné à Dangu le xxvi<' jour de novembre, l'an de grâce MDLV, et de notre règne le neofvième. Signé Henry, et sur le reply, par le roy, de l'Aubespine. >

Lettres de Henri II et du connétable à Coligny, 20 décembre 1555. (Bibl. nat., uiss. f. fr., vol. 2846, f" i80, 182, 183.)

c Mon cousin, hier au soir, ainsi que je me voulois mcctre à table, le che-

> vaulcheur arriva avec vostrr leclrc du dix-septième de ce moys et le mé-

> moire rédigé en escript par le sieur de Bassefontaine des propoz passez en

> vost réassemblée de lundi dernier; par où j'ay sçeu de mot à mot ce qui a esté 3 allégué, remonstré cl débattu d'une part et d'autre sur le faict des prison-

> nicrs, et principalement en ce qui touche celluy de mon cousin le duc de

> liouillon, où il me semble que l'on ne pouvoit plus pertinemment respondre » ne satisfaire aux impériaulx que vous avez faict, et ay grandement agréable j que vous ayez pour ce regard suivy le moyen contenu audit Mémoire, qui

> est de leur avoir déclaré ladite place de Bouillon estre de ma dernière con-

* quesle, cl la (UliMrntion que j'ny de In bien conserver, luur letcLQl parl& I toute espémncc de la ravoir ju mais, eucori-s rjiic j'en aye hnillê In possession » Cl garde i mondict cousin de Douillaii, comm? choso que j'ay eElimé Mire

> de aea propre, toule f«ya par moy coiii|uiae par la force, qui est le molen

> par où j'oniends le maintenir; et tous prie continuer loi^ours ce langaige

> quHud vous ïiendrea roloinher lÂdessus, encores que eu ma despesehe iler-

> ni^re vous puissiex avoir sulrement coiiçi!u mon inleuliun i|aaul su falct, ei

> {u'avex faici gnoà plaisir de tenir si ferme el user du si vitres remoutrunces

> pour leur bire cognoistre le tort qu'il* aïoieni de refuser que l'on parle de

> royr niondîcl cousin de Bouillon pourscavoir son iiiteutîuu quant au Ciicl df!

> sa rancou, i^ar de la reddition de la place il les en faull limir si toîng qu'ilt

> n'en puissent jamais rieu es|>érer.,. Et viendray à respoodre sur li-s propos de

> pnix où TOUS estes toniLiei en reste dernière assemblée, qui me seiublent teb

■ qu'il est aisé à veoir qu'ils nu cherchent qu'une voye pour y pouvoir entrer,

> alaul un gruniî plaisir que ces disputes sur ce passées outre vous, l'on leur

> lui si bie.ii et si dextrecneut déclaré par oîi el commeni je suis pour me laisser

> conduire lui faicl de ladite paix et l'honnesielé et grand debvoir où Jk me suis

■ toujours mis pour esire cause de ce bien à la rliroslienté, mcsmcniitnt eu

> ceste di-rni<ïre assemblée d'Ardres : et trouveray bon, mon eougin, se conlt-

> iiuant par euli re propos, que vous leur taciez franchement rongiioisirr que

* je n'auray jamais plus de plaisir que de vvnir In chrcsiicuté en repos par ce

> moten-IA; r.l, s'il faut entrer en quelque particularité li dessus, gardant en I cria l'honneur cl ludi-aulagn qu'il appartient, vous dirtes ouvertcmeui que ( lediet sieur de Lallain doibi bien scavoir les termes où l'on ea entra dernièret ment h Ardres el en quel dcbvoir mes minisires se mirent pour y parvenir,

> que vous oe voulez point répéter, pour ce que vous n'estes pas M pour tulles

> choses, mais que i en parler comme de vous mêmes, vuus sçavet bien que 1 nous avons des enfans d'une part et d'autre qui se peuveut dire inslru- 1 mcnts do Dieu pour servir à leU mystères, et que vous estes seur que quand

> on voudra eulToncer cesie affaire bien avant, on ne trouvera point que jesoya

> csloîKnë ny aliéné de la raison, etc., etc. > '

Au même moment, la pensile du roi sur un point spécial se complétait par ces paroles ilu eouiiutable.

« Honuepveu, oultremonaulire lettre, je veulxbien vous adverlir que le roy j a esté fort aise d'enleudru par reste dépescbe les bons termes où vous com- I meucez d'entrer pour le faicl de la paix, et m'a commandé vous esrripre

* qu'il luy semble qu'il n'y aurait point de rnal que, comme de vous mesmei

■ et à part, vous dictes A M. de Lallain que ce luy dr.'bvroit esiro grand heur

> s'il fiDuvoit esIre cause de conduire i lin ung si bon ceuvre utile à la chres- ( tienlé, el, feignant luy parler privémcnt, luy remnnslrcr >|ue l'on scail bico

■ que ces deux priueus sont grandt el ont asseï de iiuissance, mais i|ue une

* longue guerre amayne beaucoup de nécessitez el 'loibt mouvoir les princes i « s'accommoder à beaucoup de choses que leurs cœurs et leurs alfecMions, » gmudes cauime elles soni, ne portent pas aisément, toulcfTots qu'il doibt t avoir fin à toutes rJioscs, el que s'il veult bien considérer combien une paii I est requise nu bien des affaires du roy son maistre.puur inliuiea raisons que

» tout le monde congnoist, il trouvera qu'il ne feit jamais tant pour luy que de Y la chercher de tous costez ; que, de vosti*e part, vous Touldriez bien que » Dieu vous eût faict tant de grâce que d*y avoir peu servir de quelque chose,

> et que vous y emploieriez tout ce que pouvez ; essayant parla à disposer ledit » sieur de Lallain à embrasser ledict affaire plus avant, et si se pourra ce

> Regnard et son compagnon gratter de mesmes par l'abbé de Bassefontaine,

> comme par manière de devis, qui sont traictz qui peuvent beaucoup servir » telles choses et où je vous prie n'oublier riens. >

Voir le texte des pouvoirs, conférés, le tô décembre 1555, à Goligny et à de TAubespi ne, pour traiter de la paix ou d*une trôve, dans l'ouvrage de du Bouchet, p. 475,

xxxm

Instruction du roy, du 25 janvier 1556, envoyée à Coligny. (Bibl. nat.. inss. f. fr., vol. 2846, f» 192.)

f Le roy qui a bien veu et entendu par le mémoire de U. qui luy a este en- » voyé par M. l'admirai, de l'assemblée dernière passée entre les depputez im- « périaulx et les siens, tout ce qui a esté négotié, débattu, et où ilz en sont de- » mourez, contant merveilleusement du bon et grand debvoir que y ont faict » sesdits depputez et du singulier regard qu'ilz ont eu à y suyvre- son intention M et garder l'advantage de son honneur et réputation, les tenans et réputans > pour très-bons et dignes ministres et observateurs de ce qui appartient, re- « garde et concerne sa grandeur, où, comme il a veu, ilz n'ont rien oublié, tel- » lemcnt que, parce que ledit seigneur peult concevoir de la resolution de ladite » journée, il voit les choses sur lepoinct de prendre la fin et yssue qu'il désire, » (jui est une trefve et loue grandement que sesdits depputez ayent tenu la bride » si roidc anxdits impériaulx, que de les avoir si fermement empeschés d'es- » pérer aulcune restitution, tellement que cela les ait conduictz à la raison con- ^ tenue audict mémoire de prier ledict seigneur admirai d'attendre encore quel- » ques jours sur autre bonne résolution de l'intention de leurs majestez :

> Par où sa majesté juge, attendu ce que lesdictz impériaulx leur ont desjà ;» demandé, s'ils tenoient pas la trefve pour arrestée, au cas que l'empereur

> se dépariisi de b reslilulion par luy ilemandée ilc Mnrionhonr([ cl aussi Hii 1 plat pays d'Yvrée pour Ir prince rie SaTDye, que ladicle lettre d^vni cloiro-

> ment parler le couseniement de l'empereur et son flU sur Inilicte Ircfve pure

> cl aioiplt) et sans aulrune condition, ({ui seroJtle plus grand plaî

• sçuuroil avoir et l'auroil trés-agréatle, touIIhdI pour cesle i-ause que ledicl » sii'ur admirai attende jusque» au jour préQx ladicle rcsponse desdicts impi^- 1 rioun aveeques rbonoesle ei sage déuionslration dont il a loiujourg prudcm- I ment usé nu manicmenl do ce négoce, et venant telle qu'il l'accepte et

■ passs oultrc i la conclure selon les lions el amples mi^moyrcs qu*il eu a et

• rintelligenee grande qu'il a de l'iiilentioii de sadilc inajeslA au birn el advnn-

> lagc de ses aiïaires, le plus qu'il pourra.

> Aussi, si ladilerespons(> setrouvuit nuire el que t«dicl empereur demrti

> terme el obstiné à ne vouloir entrer à la conclusion d'icelle trefve sans ladilc

> restitution, el après avoir par ledicl sieur aniyral Taicl et lenlé tous moyens

> el etpédicns pour éviler ladite reslïtulion ei en avoir aulant esloignex lesdîtx

> imprriauh eomme on les en a leuui jusques icy, le roy, qui ne vouidroit pas t pour peu de chose laissi'r la chresticuli^ au trouble où elle est, encore qu'il t eust résolu de jamais ne voulloir oyr parler de lascher ledit Uaricnboarg.

> estant de telle importance à son service qu'il est el si dommagi-able A son

> ennemy, qui par là demeure inteslé jusques au cœur de son meilleur pays, 1 sera néanmoins content, en l'honneur de Dieu el pour le repos publii.', s'ac-

■ commoder de faire un escbange dudict lUarienbourg au fort de llesdin, etr.

> El quanti tn restitution dudit plat pays d'Yvréc, ledict seigneur, ne vou-

* lant pojnl que ledict prince de Savoye, pour beaucoup de considérations, ait t riens mesié pamiy ses lerres. et non toutlefoys eslre si entier que pour ung si 1 grand bien il ne se laisse aller A plus que la raison, combien qui? ledict I prince ne luy ail jamais donné occasion de rien faire pour luy. si

> moins conlenl, usant de sa grandeur el générosité accoustu niée, luy donner par

* chacun an autant d'argent quil sera vériffîé et inanutré sans dol que peut va-

> loir de revenu par an ledii plat pays d'Vvrée, etc., etc.

■ Faici à Chaiiiburd, le viogl-cinquii^mi' jour de janvier 1555 (a. S.)

) Signé au-dessouhz Iteui-y, el plus îtiis, de l'Aubespine. >

Cunifile rendu, ailreué i Phîlip|>« Il par ut [il£nlpnlenti»lrc(. le r. février 1556. (Pap. tTElAt <!'■ Grmvtltf, t. H. p. .nss à M3 )

Ce compte rendu, tort développé, concerne divers sujet» qu'il est. sons doute intéressant de connatlm, mais dans le détail desquels, toutefois, il n'est pas rigoureusemeot néccscaîra d'entrer ici.

On peut voir, notamment dans l'ouvrage de du Bouchot, p. 476 à 480, le texte complet du traité de trêve conclu à Yaucelles, le 5 février 1556.

Lettre de Goligny au duc do Guise, du 12 février 1556. (Bib. nat., mss. f. fr., vol. 20, 461, ^ 105.)

c Monsieur, j'ay reçeu une lettre de M. Bourdin, par laquelle il me faict en-

> tendre que vous luy avez commandé de m*escripre de votre part pour faire » desloger les Allemans de vostre ville de Guyse, puysque les choses sont maini tenant réduictes en Testât qu'il a pieu à Dieu : sur quoy je n'ay voulu faillir

> de vous faire la présente pour vous advertir que j'avois desjà satisfaict à cela,

> ayant envoyé lesdicts Allemans en aultre garnison, pour le désir que j*avois

> d'en descharger vostre dicte ville et espargner vos boys, auxquels j'estoys » bien informé que la présence desdicts Allemands n'esloitguèresprouffictable;

> et vous pouvez asseurer, monsieur, que en toute aultre chose que je cong- » noistray de moy-mesmes pouvoir faire à vostre advantaige, prouffîct et com- » modité, je n'attendray pas d'en avoir vostre commandement, mais m'y emj ploieray toujours promptement, selon le désir que j'ay de vous faire service, » me recommandant sur ce très humblement à vostre bonne grâce, et suppliant 9 le créateur, monsieur, qu'il vous doinct, en parfaite santé, très bonne el longue » vye. De Saint-Quentin, ce 12 de février 1555 (a. s.). — Vostre obéissant et

> bien affectionné serviteur,

> Chastillon. >

XXX Vil

Instruction à nions. Tadiniral allant vers Tcmpereur et le roi Philippe,

le U mars 1555 (a. s.).

(Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2816, fo» 1G8 à 171 )

€ Monseigneur l'admirai arrivant devers l'empereur et le roy d'Angleterre, » leur présentera les lectres de créance que le roy leur escript, el, après leur

> avoir faict les rraliTnelles et cordiales recommandalions <le sa majesté, leur

> dira l'occasion pour laquelle sadile inajesif l'a dépescliii devers eux :

» Qui est, on premier lieu, pour les visiter de sa part el aisisler hu sonnenl

> qu'ils doîveni faire solcniicllcineiit pour reotretenement et observation du 1 Iraiclâ de la trefve qui a esté par la grflce et bonté de [lien puis naguAres

> conclule et accordée par les procureurs et deppulez d'une part et d'autre pour 1 cest e&ecl, et depuis par toutes leurs majcslei ratiffiëe et confirmée; et, en

> second lieu, pour se conjouyr avec euk de la part de sadîte majesté de wste

> réconciliHlion d'amitié, laquelle, encore qu'elle n'ait pour ce comme ucameot » edti^ iraicléu que à temps ut par une simple (refvc el alisiinl^uce de guerre, » ce Déanlmoitis sadili^ majesté esliiue que c'est un moyen ouvert pour les I amener A une perpétuelle uoioa, paix et pacittcalion à laquellu elle se trou- » vern tousjours emiéremeni disposée, tant pour le bien el repos d» lu chrcst tiealè que pour Testât el t'estime qu'elle u lùusjours fuict de l'iimylië desdlcts

> soigneurs empereur el roy d'Angleterre plus que d'autre chose de ce monde, » et se peuvent bien asseurer qu'ils cognoistronl cepetidnnl lu roy si sincère al 1 religieux observateur de ladîcte trefve comme il sera tousjours de loutes au- » 1res choses qui concerneront l'observation de sa foy el de ses traictei. qu'il ne

> se verra jamais qu'il Tace ne couscnte qu'il soit faict chose qui y puisse Oi

> riens contrevenir ny contrarier, comme aussy il estime que lesdils seigneurs' * empereur el roy d'Angleterre le feront de leur pari avec semblable foy el » sincérité

1 Hondîl sieur l'admirai pourra scmblablement visiter la royne Léonor el » h royne de Mongrye pour leur présenter les lettres de crénnce quii ledit sel-

> gneur leur escript, cl se runjouyr avec elles du ccstc réconciliation avec » propos honnestes et généraulx conformes & ceuh qu'il aura lenoi ausdilssei- » gneurs empereur et roy d'Angleterre

« Et si davantage pendant que mondit sieur l'admirai sera par delà l'on

> voulloit lellement enfoncer le faict des prisonniers, qu'il veisi qu'il y eusl t nioîen d'y prendre une bonne résolution, il ne fera nulle diflicullé d'y entrer

> avec l'assistance de l'ambassadeur, et ce, suivant les partis que l'un lui en

> a faict scavoir et desqueli luy et ledict ambassadeur sont si bien el si purti-

> culiérement înslruicU qu'il ne s'y peult riens dire davantage uy adjolisler par

> ceste présente instruction.

> Faict & Amboise, le qualorïiéme jour de mars, mil cinq cens (ijHjuaulccinq (iu s.) ainsi gif^ié, Henry, et audessoabz Bourdin. »

Fragments de correspondance relatifs à Fhunçois de Montmorency.

1» Le connétable à Coligny, 10 décembre 1555. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2816, f» 175.)

2® Le connétable à Coligny, 14 décembre 1555. (Bibl. nat., mss. f. tr,, vol. 2846, fo 177.)

3<* Le connétable à Coligny, 18 décembre 1555. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, f» 179.)

4o Le connétable à Coligny, 4 janvier 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, M87.)

50 De Lalain à Coligny, 7 janvier 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, f 212.)

60 Le connétable à Coligny, 13 janvier 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, t> 189.)

. .70 Le connétable à Coligny, 14 janvier 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, fo 190.)

80 Le connétable à Coligny, 17 janvier 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr.,vol. 2846,

90 De Lalain à Coligny, 27 janvier 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, 1* 214.)

10» Le connétable à Coligny, 24 février 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, fo 198.)

11° Le connétable à Coligny, première lettre du 28 février 1556. (Bibl. nat., mss. f , fr., vol. 2846, f° 200.)

12o Le connétable à Coligny, seconde lettre du 28 février 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2^16, f- 202.)

Fragments de correspondance relatifs au duc de Bouillon.

Jo Le connétable à Coligny, 28 février 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, fo 200.)

2o Diane de Poitiers à Coligny, 28 février 1556 [date probablel. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, f 208.)

Fragments de correspondance relatifs aux derniers mois de la captivité de d'Andelot.

1° Le cardinal de Châtillon au maréchal de Brissac, 4 décembre 1555. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol 20 525, f" 28.)

a» Le connËtablo A CoUgny, 18 •litemhre 1555. iHJbl. riat..msi. t. tt , val. <£g4C.

■(" na.)

3° Le carditinl de CliSlillon nu marchai de Hriuuc, Si dt^cembro 1555. <llibl. nul., mM. f. fr., vol. Î05Î5, I* 38.)

!• DeLalaio Col<(;ny, ÎSdiiccnibrG l.V>5. (Uibl. nnt.. mis. t. tr..\n\. iMG, I»S1U.)

5* De Lalaiii et Renard â Plitlipps 11. I" jnnvier 15.56. {Papier» d'État dt Gratmtlle, I. IV, p 5£i à 5.11.}

6< ll'AniIclal au mirieM de lirisui^, 9 féiriir I.^i5a. (Bibt. iuL, m», t fr-, vol. 30 515.

T D'Andelot au mirêthnl île Bri«MF, il mars 1556. iDibl.nal.. inM. t. rr.,*uL tOlil'i,

rai.i

«•D'&ndelol a>i conni^labl^, 13 non 1556. (Bibl- nnl.. mu, f. tr., vol. iOMI.ta Ti 1>° LcUre non datés de d'AnaetuI nu «iour Colorguo. (Bibl. iia[., mag. t. fr., vot. 20461. r 1Î8.)

choses di^biiKuei uu c {BiM. liât..

■naeil ilu ro; avae l'aïubtisiadru mu. r. rr,. vol. 30 1>U1).

ï L'ninbnssnilrar Runanl arriva saniedy ili-ntier (2 mnij à Saint Dyc, au logi*

> (iiiemonspigncurlccoimpstnbjr luînvoitcnvnyrpri'pBrrr, ofkil «cti-ouva sibieii

> et rominoili^mi-nl logi, qu'il l'on cn*oy» mercior inconlinont. Apria son arrivée, 1 et|)our ce que ledit jour saiDCftyptencoreflloleilileiiiaïn, qniesloil le dimanche.

> k'roy fut depuis le malin jusqurs ausoirâlii chasse ol aux diatiips, et »ussi I pour donner quelque peu de loisir sudit ambassadeur de se repoaerdu iravnîl

> du cheiiiiii, SB présentation Ail remise au lendemain qui fui lundi dernier,

* auquel jour il vint trouver le roy en ce lieu de Chambord, el après luy iivoir

* pri^seuté les lellres de créance do Tempereur et du roy d'.\nglelerre, tint à

* sa majesté plusieurs bonnostes propos du plaisir que iiesilils princits Hvnicnl j reçu du traiclé de la Ircfve, de la siucéHté avec kquetle ils voubicnl

* procéder en l'obserralion d'icelle el aussi de l'espérancft qu'il» nvoienl quo » cp eeroit un prépnralif et acheminement â une bonne et perpétuelle pfli« rt I amyliii rntre leurs mqjestez pour le respect de laquelle il disoit Icsdit» rm- 1 perour el roy d'Anglelern^ csin- principalement cntrei nudicl Iraictc. Cola 1 faici et ayant achevé ses autres salutation; el visitations. il se retira en son

> logis, ayant laissé il mondil sdg^ncur le ronnestable ung nn'moirc de quelques

> demandes et restitutions sur lesquelles il requéroil estre siilisfail; i*e qui fui » remis jusques i hier qui esloit mercredy, sixième do ce mois, que ledit

> amhasïiadeur estant venu disuer avec moudil seigneur le connesiabk, l'on

> luyhaillapar escript, en rassemblée des princes et seigoeunde ce conseil, les s respunses sur cbiuun des articles de soniUct métnoyre telles que le sieur i]e

Frif monti tia ci

etpondnnce rclalirt à Fraii;Dit de HonlmoreiiCJ.

t* Le connt[at>lB ^ Coligny, 10 décEmliro 1555. (Bîbl. nit-, mis. T. tt., vol. '. f» 175.)

S«U connétable i Culigny, U 'l<!ei<[nbTe 1.Ï55. (Mbl. n:il,, mas. t. Tr. , vol. 1 t* 17T.)

3° Le connétnbln i Culignyï 18 décembre l^'iS, (Bibl. tiat., m». S. tr., vol. S f» 179.)

4* Ls ooiinélahliS i CoUgnir. 4 janvier I.ïdI). (Itilil. nal,, msi, I, te., voL t f 187.)

5* De Ulaiii i Caligaj, 7 janvier ISM. illibl, tint., tnts. T. fr., vu|. 9&l£, TSIIÛ

e> Le connilablc ï Colignï. 13 janvier I55S. (Bibl. nat., ms*. f. fr., vol. Sf|

.7°Lo connflable ù ColiRnï, 14 janvier r)SQ. (Blbl. nal., nise. r. fr., vol. S^ P 190.)

8'> Le ennn^tablo t nDligny. 17 janvier IKiG. (Bibl. nal., mi«. f. rr.,vril. 2||

f^ lia.)

O-DflUlain t Cnlignï, S7 janvlirr IK!». rBlbl. nat.,iats. t. ît., vol. iSM, ^ S^|

10° Lo connétable 1 Coligny, 81 r<«vricr IfiM. (Illbl. lut., nui. f. rr., toL i t' IS8.1

11° Lo ennnEtabla A Coligny, promiirc lettre au 38 février 1S.16. (Sibl. nal., fr, vol, salfi, f ÏOO.)

IS" U conni^lablc A Coligiiy, leconilo Icilrc du i» f.'vrier l.'^SR. (Bibl. nal.. niu.] fr., vol. !8i6, l*ÎOÎ.)

FrilgmeHla Je l'orresji'inii.iii

t» Le connétable & Coligny, 3S fi'vrie MOO.)

3' Diane Je l'oiliers i Colignj, 38 Uvri

fr., vol. asie, r sos.)

rp relnuf. .lurllic .lo Rouillim

r LViS. (Uilil, nat.,

er \:m t'ial» probabl^^

Friigmenls de orrcsponilancu relatif» .ru V Le cardimil de Oliïtillun n>i unittîo.

int!.. r. rr., vul ao ôî5, f> itt.)

> Hassefontainc verra par la copit' qui luy en est présentement envoyée pour ne

> luy en fiiire autre redite par ce présent mémoyre.

> Et pour ce que, après avoir oy lesditcs responses qui luy furent lues de mot f i. autre, il vint à proposer nouveaux faicts quy furent que l'on luy voulsit

> déclarer comme le roy entendoit jouir des lieux que Ton tenoit auparavant la

> conclusion d(^ In trcfve, comme Auxy-le-Chasteau où il a voulu dire noz gens

> s'estre mis dedans depuis ladite conclusion, assavoir m Ton entendoit la for-

> tiffier et autres semblables lieux où auparavant il n'y avoit aucun commence

> ment de fortification, attendu que par le traicté de ladide trefve il est dict par

> exprés que toutes choses demeureront en Testât qu'elles sont et la jouissance

> et permission a chacun comme ilz Tavoient au temps de (l'établissement)

> de ladite trefve respectivement le tout de bonne foy et sans fraude, afin que

> selon le pied dont nous y vouldrions procéder ilz fissent le semblable de leur » part, et aussi se tenans lesdits lieux nous entendions jouir des revenuz, » despens d'içeux appartenant aux sujets desdils empereur et roy d'Angleterre,

> il luy fut dict qu'il feist mectre les dites demandes par mémoyre et semblable-

> ment le faict de la réintégrande générale qu'il requéroit luy estre expédié et

> aultres particularitez dont il fesoit instance, pour les choses bien prises et

> considérées, luy en estre après respondu conformément au contenu du

> traicté de ladite trefve, duquel le roy, qui est prince de foy et de vertu, se » moustreroit toujours bon et sincère observateur, comme aussi il espéroit

> que lesdits empereur et roy d'Angleterre le voudroient estre de leur costé.

> Ces propoz llniz, mondit seigneur le connestable luy mit en avant le faict * des prisonniers, pour estre chose qui faisoit des premières partie du traicté

> et sur laquelle l'on s'estoit premièrement assemblé et accordé. A quoy ledict

> ambassadeur Uenard dict comme il avoit jû faict auparavant, qu'il estimoity

> avoir été satisfait de leur costé, car avant faict délivrer audict sieur de Basse- 3 fontaine ung estai des tailles et rançons que l'on demandoit à chacun des 3 prisonniers, cuesgard à leui's revenuz, eslatz, entretenemenz et qualitez, le-

> quel estât il devoit avoir envoyé de deçà, il esloit à nous d'y respondre et de » bailler de nostni part Testât des tailles et rançons que Ton vouloit demander

> aux prisonniers subjectz de l'empereur, pour après y prendre une résolution. » Sur quoy luy a esté remonslré que estant les taxes desdites rançons si

> excessives et desraisonnables qu'elles se voyent par leurdil estât qui luy a

> esté tout sur Theure représenté, Ton ne veoyt pas moyen de pouvoir venir à

> Teire<l dudit traicté et delà délivrance desdits prisonniers et que c'estoit plus-

> tosl réduire les choses à l'impossible; joinct que Ton avoit refusé audit sieur

> de Bassefontaine de pouvoir envoyer qu(dques gens devers lesdits prisonniers

> pour leur faire entendre lesditcs rançons et sçavoir d'eulx le moyen qu'ils

> auroient d'y satisfaire et en retirer quelques lettres à leurs parens et amys. » Ce que ledit ambassadeur a dict ne pouvoir croyre avoir esté dényé audit

> sieur de Bassefontaine jusques à ce que Ton luy a faict voir par la lettre du-

> dit sieur de Bassefontaine du premier de ce moys qui nous arriva avant-hier.

> Et sur ce que Ton luy a dadvantaige remonslré que encores que aucuns » desdits prisonniers eussent l'argent de leursdites rançons par delà, ce néant-

> moins Toti n'esloit pas hors de danger de veoir naistre nouvelles diffîcoltez et

> longtiintrs sur leurs despens qui- l'on scavoit bim avoiresl^ ileinaiid^<i A I&

> plupart <les(iits prisonniers si lourds ot excessifs i|i)'tl n'y avoît niuyeii i|u*tli » y peusBOHl satisfaire, el d'aultres estoiuDt si pauvres qu'à gniiur|ieine poiir-

> roirai-ils pnjcr leurs despens 3i-ul>-meiil laiit s'en taull qu'ilï peiiseut salis-

> filin à leurs tailles et rançons, et si l'on enleniloyt [|ue pourculs lesaullres qui 1 oflroyiint l'argent de leurs ililcs rançons el despens ilcnteuTKSsent toujours pri-

* sonnicrs. El d'nultre |)nrl, si leur intention n'oiloit pas que au Inielé des-

* (lits prison iiii'rs, Tenssenl romprins ceulx qui apparlenoîonl aux partiraliers, t d'aullant que par les despesches dudit sieur de itasscfontaîne l'on aïoyt veu que I l'on en nvoit (ait difficulté par delà cl que audict eslat il n'en csloil Ciul'I

> mention. •

> Ledict ambassadeur, après plusieurs disputes sur lous les poins snsdils k a dict enfin, quant nu faîcl dcsdicU dépens, qu'il irouvoil liien raisonnable

> que l'on eiiToyasl des gens de bien. cOuiniissaîres sur les lieux, pour appelés ■ lesilits prisonniers et eulx ouys, uccorderet composer sommai rement de leun-

* dils dL-spens A telle simime qui se trouTeroil ni isonn aille, et mesmes que cola I se Teist anx Jespens des susdits princes, el que l'on eust UgarA que en ladite « composiition ksdits prisonniers ne Icusscnl forcia |)ar les rhnsiellains el autres I qui en ont In garde pour 1rs faire obliger It plus grande somme qu'ils n'en

* debvoieni.

t. Et qnant ^ eeulx qui n'auront moyen de pai^er quand il ne s'en trouverolt

* que jusquBs à une vingtaine, t'en ne laisseroil pas â les délivrer ; el au regard

* lies aullres, que â mesure qu'ils sati&Teroyent & leursdîiea rançons et despens, I l'inteniiou desdits empereur et roy d'Augleterre esloil igu'ilz feusseni tout à f l'heure délivrei et mis en liberté.

1 £t pour le regard des pHsoaniers apparteuaus aux parfî eu liera, que j mons' l'admirai, qui esloit présent à cesie assemblée, seuvoit Imm nue (m ' t deppuiez impériaux avuient loujoursinsist<iel debaliuqu'ilx nu leussent point ( comprins au traipte desdits prisonniers, el qu'ils demeurassent en la liberti< t de leurnn^eslei puur composer avec eulx de Icnrsdites rançons, ainsi i{ue bo i 1 leur sembleroit.

> Sur quoy mondil s' l'admirai luy a répliqué qu'il cstoil vray que cela fui ) longuement débatin entre eulx estant sur ledit Iraicié, et se rèservèreal

* lesdil députex impériauk d'en escripre aiudils s" empereur et roy d'An-

* glelerre pour ensçnvoir son intention ; mais ilepiiis, quand ce vint ft accorder, 1 conclure et signer ledit trniclé, il n'en fut jamais faict mention, ayant leJicI I scieur adiiiiral toujours estimé qu'ils feusseni comprins et entendus en la

> généralité desilits prisonniers comme les aultres, et s'il eost été autrement,

> l'on n'eust pas obligiï d'en faire la réserralion, el frustra loi renie ni c'eu-tt e«lé

> mis auilicl trnicté, que en icellny n'esloient entendus reulx qui auroient jA » capitulé pour leur rançon avec lesdltos uii^eslez. qui infère et conclue bien, 1 puiitque ceux-IA en cstoieni esetui, que les'aullrei apparlenans anxdits par* s ticidiers debvoieal donc jouir du liénéfiee dudit Iraieié comme comprins en

* ladite généralité.

• Et pour ce que [k dessus ledit ambassadeur ii répliqué que nudici traicté

> n'eslojcot cojiiprins les lils di' [ainille et néanmoins n'eu esloit faiel aucune

réservation par îeeluy, a cela a esté respondu que ceste raison ne faisoit rien pour en exclure les aultres, d*aultant que lors de la conclusion dudict traictéil avoit esté ainsi accordé pour le regard desdicts fils de famille entre les députez d'une part et d'autre, et quant aux prisonniers appartenans auxdits particuliers, il n'en avoit esté aucunement parlé, qui estoit bien les confessée tacitement comprins et entendus audict traicté.

> Làdessus monseigneur le cardinal de Lorraine prenant la parole a remontré audict ambassadeur que entre les grands princes on ne prenoil pas droict par les difficultez et disputes faites sur les traictez avant la conclusion d'iceulx, mais seulement par ce qui estoit escript et porté par le texte desdictz traictez ; aultrement il faudroit faire compte de n'en veoir jamais observer un seul, sinon d'aultant que chacun le vouldroit faire servir à son particulier proufQct et utilité, sans aultre observation de foy ny de promesse que cestuy-cy avoit esté signé dés depputez d'une part et d'aultre et depuis ratiffié et juré par les princes contractans, et partant n'estoit plus loisible après tout cela d'en donner aultre intelligence, interprétation et exclusion que celle qui se veoyt par la simple lecture dudict traicté, et qu'il n'y avoit juge ny homme de loy au monde, ny mcsme ledict ambassadeur, s*iL estoit constitué juge en semblable cause, qui le peust aultrement juger. » Et pour ce que ledict ambassadeur usant de leurs subtilitez accoustumées dict que ledict traicté particulier desdils prisonniers n'a voit point réellement et actuellement esté confirmé et juré par ses princes, mais seullement s'observait, et qu'on luy eust répliqué làdessus, et principalement monseigneur le connestable, que, puisqu'il vouloit nier cela. Ton ne sçauroit plus à quoy l'on se (lebvroil Oer ny arresler de leur côté, veu mesmenient que, ainsy que inondil' sieur l'admirai l'avoit rapporté et l'asseuroil encores présentement, lesdicts sieurs empereur etroy d'Angleterre, en leurs sennens, avoienl promis H juré d'entretenir tout ce généralement qui avoit esté traicté par |j»ursdii'tz depputez et jjrocureurs, dont le faicl desdicts .prisonniers faict la meilleure part, et luy avoient encores depuis confirmé lesdits sieurs empereur et roy d'Angleterre vouloir inviolablement observer ce qui respectoyt lesdils prisonniers suyvant ce qu'il eu avoit esté accordé entre eux depputez; ledict ambassadeur cognoissaiil qu'il s'estoil grandement oublié en cela, supplya mesdits sieurs du conseil qu'ils voulussent simplement et civilement entendre son dire et que l'intention de sesdits princes estoit d'observer avec la mesnie religion le traicté desdits prisonniers que celuy de ladicte trefve ratiflié et juré par eulx, et qu'il avoit charge d'ainsi le déclarer de leur part» et que venant à reiïect et exécution d'icelluy, comme ilz vouloient faire, ilz n'eussent pas sçeu donner meilleure preuve de leur droite et sincère intention, en cest endroict.

» Pour conclusion, après toutes ces disputes et discours, ledict ambassadeur requist ausdicts sieurs du conseil de vouloir faire cotter sur les articles desdiles rançons ce qui leur semblera y debvoir estre réformé, tant pour le regard de l'cxcessivité desdiles rançons et facilité de la délivrance desdits prisonniers, que pour tous moyens (ju'iis estimeront se debvoir tenir en cela et luy faire déhvrer le tout, pour après l'envoyer par delà avec Testât des

> rançons que Ton Teult demander à leurs prisonniers, afin d'y mestre une bonne » fin, au commun contentement de leurs majestez.

> Ce qui se fera dedans quelques jours, et en sera envoyé ung double audict » sieur de Bassefontaine affin de le tenir continuellement adverly de tout ce

> qui concernera ce faict là, comme de toutes. choses qui appartiendront au ser-

> ?ice du roy, pour le lieu où il est.

» Faict à Ghambord, le septième jour de mai 1556.

» (Signé) BouRDiN >.

• On peut consulter, sur le duc d'Arschot et sur son évasion : i^ les faicts qu& nous avons exposés dans le Bulletin de la Société de Vhistoire du protestantisme français, vol, 18, p. 5 à 11; â^'une lettre adressée par le connétable à Goligny, le i décembre 1555. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 2846, fo 173.)

Le connétable à S. de TAubespine, 25 mai 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20991)

< Je vous prye dire à Dardoy, mon secrétaire, qui est auprès de

» vous, qu'il trouve moïen d'aller jusques à Tournay où mon filz est gardé » prisonnier, soyt soubz couleur de luy porter l'argent que je luy baillay à son » partenient, ou pour l'aller voir affm de m'en rapporter des nouvelles, ou pour » telle autre occasion que vous sçaurez bien adviser ensemble pour n'en » mestre ceulx de par delà en soupçon ; et, estant là ledit Dardoy, il fault qu'il » mecte peine de parler à mondict filz, ou bien sy on ne luy veult permectre, à » son maistrc d'hostel ou à aultre de ses gens qu'il pensera plus accort, ad-

> visé et fidèle, et luy dye qu'il face entendre à mondict filz que s'il a moyen ) de sortir seulement la porte duchasteau où il est gardé, soit du costéde la ville

> ou des champs, et de jour ou de nuict, j'ay toutes choses préparées pour le » sauver au mesme instant. Et pour ce, il fault qu'il travaille par tous les moïens » qu'il verra possibles de povoir une fois sortir du chasteau, et s'il est besoing » de promeclre argent pour cela, qu'il ne s'arreste à quatre, six, dix ou » vingt mille escus plustost que cela ne se (ace, etc., etc. »

l** Diane de Poitiers à S. de l'Âubespine, 11 avril, 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., tolume20 991.)

2* La duchesse de Bouillon à S. de TAubespine, 11 avril 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 991.)

3" La duchesse de Bouillon à S. de TAubespine, 26 avril 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20991.)

4*> Diane de Poitiers à S. de TAubespine, 28 avril 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., volume 20991.)

&> Le roi de France à S. de l'Aubespinc, 29 avril 1556. (Bibl. nat., mss. f. f)r., volume 20 991.)

6** La duchesse de Bouillon à S. de TAubespine, 13 mai 1556. (BibL naL, mss. f. fr., VOL20 991.)

7o Diane de Poitiers à S. de l'Aubespine, 15 mai 1556. (Bibl. nat.« mss. f. fr., volume 20 991.)

Lettres de Coligny à de Humières, du 11 juillet au 16 août 1556. 1* 11 juillet 1556. (BibL nat., mss. f. fr., vol. 3128, f» 90.) 2* 12 juiUet 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128, f» 102.)

< Monsieur de Humières, je reçus hier votre lettre du 8 de ce mois, par où » j'entends ce que Vous avez eu des nouvelles de vos voisins depuis vos préc cédentes. Le roy d'Espagne est depuis trois jours retourné d'Angleterre et » doibt maintenant estre à Bruxelles. (Suit la mention d'un fort et de certains ) apprêts). De Ghastiilon, xii* jour de juillet 1556.

> Vostre entièrement bon allié et amy,

> Chastillon. >

c Monsieur de Humières, pour ce que ceste depesche part en haste ponr

r% response de ce que m'escripvites hier, je vous prie trouver moyen d'attraper

» quelque soldat soit de votre compagnye ou aultre qui soit deslogé sans congé

> et m'en advertir incontinent, ou le maistre de camp, car je ne fais qo'espier

» rheure que j'en puisse bien chastier quelqung qui serre d'exemple aux I aultres.

> Andelot. >

3« 12 juiUet 1556. (Bibl. nat., mss., f. fr., vol. 3 128, r» 91.) 4» 13 juillet 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128, f 92.)

c Monsieur de Humières, j'ay vu ce que m'avez escript du 12 de ce moys » pour les marchans des païs-bas qui sont après à tirer les bleds de France, » à quoy il fault bien avoir l'œil pour les empescbêr et que y faictes procéder 1 guarde de pont, car il y a ordonnance du roy expresse qui le deffend, et sans

> permission au contraire il n'est loisible à personne d'en vendre et trans- » porter hors du paîs. Quant à ceulx qui sont delà la rivière, il les fault faire

> adresser à Péronne, et cela (à raison) de ce qu'il en fault pour le peuple des » villages. J'ay escript à M. de Sénarpont qu'il mande aux aultres gouverneurs

> des places qu'ils y prennent garde. De Chastillon, ce xui* jour de juillet 1556.

> Voslre entièrement bon allié et amv,

» Chastillon. »

50 6 août 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3144, C 11.)

c Monsieur de Himiières, j'ay reçu vos deux lestres des 2 et 3 de ce moys, 1 estant bien d'advis, puisque vous estes adverty du renfort des ennemys, que,

> vous regardiez bien d'aller saigement à la guerre et que n'entrepreniez rien

> sur eux que ne sçaichiez bien comment. Quant vostre homme sera retourné

> devers Luxembourg, je seray bien ayse d'entendre ce qu'il vous aura apprins.

> Comme je sçais du bon debvoir que faiel le cappitaiue Loppe avec ses troupes, » j'escripts présentement à mon prévo::t qui est à Amyens (dès) qu'il ait fait » là, qu'il s'en aille faire les procès des personnes que vous tenez à Péronne.

> J'ay vu au demeurant ce que vous m'avez mandé des nouvelles qu'on vous

> a rapportées de Bapaulme, etc. etc. Le 6 août 1556.

> Vostre entièrement bon allié et amy,

> Chastillon. »

6* 16 août 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3128, f* 93.)

c Pour ce qu'il y a longtemps que je n'ay eu nouvelles de la fortiffication de » Péronne, je vous prie me mander ce qui y a esté faict depuis les dernières

> que j'ay reçues de vous, et si le train de l'empereur, qui a fait demander

> sauf-cooduict pour convois par terre en Espaigne, tandis que luy ira par

» mer, est passé, en quel ordre vous Favez trouvé, et que disent les hommes

> de rembarquement de leur malstre, qui nous jura ses grands dieux qae, à

> ce coup, il s*en ira, ce que je voyray mes qu'il sera advenu. L*on m'a adverty

> que ceulx de ses païs aians grande fauJte de grains, s'efforcent tant qu'ils

> peuvent d'en tirer de nous ; et pour ce que le roy le deffend expressément,

> faites bien prendre garde à Péronne et à Tentour qu'il n'en soit point trans-

> porté, ainsy que je mande aux auitres gouverneurs qu'ils facent de leur part, » et s'il s'en trouve qui i'entrepregnent, faites-les si bien punir qu'ils servent

> d'exemple aux auitres. De Ghastillon, ce \\V jour d'août 1556.

» Vostre entièrement bon allié et amy,

» Chastillon. »

Les faits qui se rattachent à la captivité de François de Montmorency sont à peu près dépourvus dMntérèt historique. Il en est de même de la correspondance qu'il entretint avec son père, sa mère et quelques autres personnes, alors qu'il fut détenu successivement à Lille, à Dodon et à Tournay. (Voy. Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3122, T 77; — vol. 3155, fo» 54,57; — vol. 20500, P>» 1, 10; — voL 20501, P»» 3, 5, 7, 9,11, 13, 15, 17, 19, 21, 23, 25, 27, 29, 31, 33, 35, 37, 39, 41, 43, 45, 47, 49, 51, 53, 55, 57, 59, 61, 63, 65, 67, 69 et suiv. jusqu'au f> 83.)

Quand, en présence des démarches faites auprès des* Impériaux par Coligny et par S. de TAubcspine, en faveur du fils aîné du connétable, s'agitèrent les questions de flxation et de payement de sa rançon, de vives contestations surgirent. On pourra, jusqu'à un certain point, s'en rendre compte, à la lecture des fragments de correspondance suivants :

1** Le connétable à S. de l'Aobespine, 30 mars 1556. (Bibl. nat., mss. f. Ijr., volume 20 991.)

2*> Le connétable à S. de l'Aubespine, 11 avril 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., volume 20 991.)

3" Renard à Philippe II, 9 juiUet 1556. {Papiers d^État de Granvelle, i, IV, p. 636.)

4" Le duc de Savoie à Renard, 9 juiUet 1556. {Papiers SÉiat de GranvelU, t. IV, p. (>36.)

5** (( Propuz tenuz par M. do Savoie au maistre d'hostcl de l'ambassadeur Bassefona taine, le 2^ juillet 1556. » {Papiers d'État de Granvelle, t. IV. p. 637, 638.)

G" Le duc de Savoie à Renard, 25 juillet 1556. {Papiers d'Etat de GranvelU, t IV, p. 642.) 7o Renard à Philippe II, 27 juillet 1556. {Papiers d^Étatde GranvelU, t. IV, p. 646.) 8o Renard à PhUippe II, 29 juillet 1556. {Papiers d'État de GranvelU, t. IV, p. 656.) 9o François de Montmorency au connétable, 5 août 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 501, r>37.)

10" Le connétable àde Humières, 13 août 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., voL 3149, fM6.)

Le retonr de François de Montmorency au sein de sa famille suivit de très près l'envoi de la lettre que son père adressa à de Humières le 13 aoûl 1556.

Branlflini^ {éd. L. Lai., t. MI. ji. 3âO, 351) rapporte ifae pendiUitjKa captivllé, Fraoçois lut beaucoup et ■'instruisît, l'uujours est-il iju'cn rentrant dans sa pallie, il obtint le gouvernemitiit ilc Parts ut de l'Ile-de-France, autant à lilre irencourageiiicnt pour l'avriiir, qu'à tilre du récompense des services, d'ailleurs assez leslreiats, que jusqu'alors il avnjl pu rendre dans la carrière des artiies, ainsi qu'on font foi les lettres de provision du 17 août 15EiC qui l'investirent des fondions de gouverneur. Ajoutons que, s'il était difHcile de remplacer dans ces hautes fonctions un homme tel que l'amiral, François do Montmorency n'en sut pas moins, pendiuit un assez long exercice, y d<^ployer des qualitâs esliitialiles. L'un de ses meilleurs titres de rt-coiiuaan dation, aiu yeu.t du l'histoire, est d'avoir su se concilier l'HlTuclion de Coligny.

Lattreade provision du t7 soat I5SI) en fliveur lii-- Friin(oîi de Uonlmorency. IGodcfro}, le Cérémonial français, in-r, \m, vol. Il, p. g«i, 883.)

> Ilciiry, par la gr&ce de Dieu roy de France, i. tous ceux qui ces présentes

> lettres verront, salut! Comme depuis [juelque temps eui;^ nostre ainô et fi^l f cousin Gaspard de Coligny, sîeur de Cliastitlon, chevalier de nostre ordre et

• a<ltuiral de Prance, eust usti' par nous tkil et estably gouverneur et nustre

• lieulenanl général en Picardie, ayant auparavant lu gouvernement de DOS . t villds de Paris et Isle-de-France ; auquel gouvcrnetiient, qui seroit par ce

1 moyen demeuré vaiianl, nous aurions dès lors détiliéri' pourvoir nostre anié » et Kat cousin, et i présent chevnlicr de nostre ordre. François de Montrao- » rency, lils aisné de nosirf 1res cher et amé cousin le duc de MonLnoreiicy, » pair cl ronnestahle de Franci;, non seulement pour le respect et considérat tJon de co que ledit conneslshlc sou père a miïrilé de nous et de la chose

> publique de nostre royaume pour ses longs services, mais autsi pour la

• preuve que ledit Frnnçoys de Montmorency a fait de sa personne et de ses » sens, )irudt!nce cl vaillance dès le commencement qu'il a esté employé en » charge bonordtle et d'importance pour sa premiârii expûrienn- au faicl des » armes, où, par le sort du fortune de la guerre, il fut fait prisonnier, après

> avoir vaillammenl combattu avec sa troupe, qui fut lu pluspart défailc, et

> luy fort Itlecsé ; eslaul depuis demeuré par long espace de temps en prison

> fi'rmée, avec încommo<lité et eunuy ; uu moyen de i|uoy uonsidéraiis que pour » avoir essuyé tels accidcns de fortune cela luy servira à l'advenir jiour lo

> rendre plus capable de suyvre les vestiges de son père et, aveu l'eipérience s qu'il a déjii acquise et pourra cy-aprés acquérir, employer ce <|u'il a de bien » avec sa vie, en ce qui louchera nos afLiires cl service, ^ur ces causes et

> autres bonnes et justes considérations à ce nous moaTans, ieehiT Fnnçois

> de Montmorency, avons, par ces présentes bit, ordonné el establj, Cusoos,

> ordonnons et establissons gouverneur et nostre lieutenaiit général en nostre- » dite ville de Paris et pays de Tlsle^e- France : et ledit estai, charge et office,

> ainsi iiue dit est, vacant par la provision dudit de Chastillon. dernier paisible

> possesseur d*iceux, en autre charge et gouvernement, c*est à sçavoir de Pi-

> caniie, ne pouvant tenir les deux, luy avons donné et octroyé, donnons et

> octroyons par ces présentes, avec tels et semblables pouvoirs, puissances, » authoritez et facultez que avoit et dont jouyssoit iceluy de Chastillon en et

> par toutes les villes, places, lieux et endroits dudit gouvernement de Paris

> et Isle- de- France, etc., etc. Donné à l^ris, le wn* jour d'aoAt 1556. »

L'œuvre de Guillaume le Testu se compose d*un volume grand in-folio, manuscrit, contenant diverses cartes ornées de ûgures. Chacune de ces cartes est accompa^ée d'un texte explicatif, en regard.

Ce volume appartient à la bibliothèque du ministère de la guerre.

Son titre porte :

c Cosmographie universelle, selon les navigateurs tant anciens que modernes, » par Ciuillaumc le Testu, pilotte en la mer du Ponent : de la ville Fran^oyse- * (le-(jrâce. >

Après ce titre, vient la dédicace suivante :

« .\ hault et puissant seigneur messire (iaspar de Coligny, chevalier de Tor-

> dre, seigneur de Chastillon, amiral de France, coulonnel de rinfanterie fran-

> çoise, gouverneur de Lille-de-France et cappitaine de la ville de Paris, Guil-

> laume le Testu.

> Son très-humble et obéissant serviteur désire pays et éternelle félicité. »

f La grande affection que j'ay eue, monseigneur, de avoir dressé cestuy myen

1 petit euvre (<jue touteffoys je n'estime à suffisance élaboré pour vous debvoir

> estre présenté) m'a contraint, ohstant ma rudité, de mettre et ilresser en

> Testât que je le vous présente : vous suppliant ne prendre garde aux impro-

> priettés des<]uelles j'ay en la composition d'icelluy usé, maiz au bon cœur

> dont il vous est présenté. Peult-eslre qu'aucuns demanderont qui est ce nouy veau cosmographe, qui après plusieurs autheurs très renommés, tant anciens

> que modernes, a voullu entreprendre d'inventer chozes nouvelles : maiz je leur

> respondray, que nature ne s'est tant astreinte ou asuhiectie aux escripts des

> anciens, qu'elle aict perdu le pouvoir et vertu de produire chozes nouvelles

> et estranges : oullre les chozes de quoy ilz ont escript. Qu'il soit ainsy, quant

> les anciens auront pris autant de labeur que possible leur a esté,i]xne pour-

> roient avoir entièrement veu tous les etfaictz d'icelle : ou bien quant ils les

> auroient voutz, chascun homme a naturellement faict acquisition d'une si

> grande impuissance qu'il ne luy est possible de tout réduire par escript : ou

> aullrement chacun n'a peu escripre en plus advant que le don de Dieu luy a

> esté ouvert : pour ces causses, monseigneur, j'estime que telles personnes se

> contenteront par la considération de ceux qui par leurs cscriptz ont perpétué » leur nom et celluy de ceulx ausquelz ilz les ont dédiés : pour raison de quoy

> et que cestuy présent volume soit digne do vous et de vostre postérité, de

> toute mon aiïeclion je vous le dédie et présente : vous suppliant agréablement

> le recepvoir : et ce faissant me donnerés l'enhardissement qui faict à tous

> hommes entreprendre celaqui leur est possible soubz le ciel accomplir, pour vous

> donner plaisir. Et à tant, monseigneur, je prie le créateur qu'il vous veuille

> de plus eu plus accroistre et augmenter et à la fin vous donner éternelle fruic-

> tion de ses saincles promesses. En la ville Françoise-de -Grâce, le cinqiesme

> jour d'apvril mil cinq centz cinquante cinq avant Pasques. > Au bas de la sixième carte se trouve cette mention :

> Se livre fut achevé par Guillaume le Testu le cinqiesme jour d'avril 1555

> avant Pasques. >

On peut consulter sur les suites de l'affaire dont il s'agit :

l*" Lettre de François de Montmorency au connétable, du 15 novembre 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 500, f' 35.)

2<> Lettres du même au connétable et à la connétable, du 4 décembre 1556. (Bibl. nat., , mss. f. fr., vol. 20 500, f>» 38, 40.)

30 Lettres du môme au connétable et à la connétable, du 18 décembre 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 500, f»» 27, 42.)

4** Lettres du même au connétable et à la connétable, du 31 janvier 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr.,vol. 20 500, f»» 29, 31.)

50 Lettre du même à la connétable, du 5 février 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr.^ vol. 20 500, fo 33.)

6^ Lettre du même au connétable, du 1«' avril 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr. , voL 3122, f» 100.)

7" Lettre du même au roi' de France, du 1«' avril 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20 501,^» I.) .

80 De Laplace, Commeni.^ édit. de 1565, p. 2, 3, 4.

90 Brantôme, édit. L. LaL. t. lll, p. 351, 532.

lOo De Thou, //w^ wiiv,^ t. H, p. 352.

Ho Le Laboureur, AàAxi- aux mém, de CastelnaUt U II, p. 386 à 405.

12o Bayle, Dict. V. Pienne.

xlh

1o Goligny à Renée de France, duchesse de Ferrare, 20 octobre 1556. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3 133, ^ 27,)

< Madame, j'ay reçeu la lettre qu'il tous a plue m'escripre du xxvui aousl dernier, par où j*ay bien entendu les justes occasions qui yGas ont meue à me promettre qu'il feust pourveu, à Montargîs, d'un bailly de robbe courte, suivant larequeste que je tous en avois faicte par mon m^ d'hostel, au Heu duquel combien que je tous eusse supplit^e pour le lieutenant dudit bailliage que je congnois, et tiens véritablement pour homme de bien, et que ma justice ressortisse en ce siège, et par ce, madame, que je ne me sais tant voullu arrester à tout cela que je n'aye regardé avec Tadviz de vos officiers et. spécialement de monsieur le président Séguier, ay nommé le plus digne et homme de bien qu'il m'a esté possible, en sorte que s'en estans offerts plusieurs, j'ay laissé ledict lieutenant et ay choisi pour le mieulx celuy dont pouvez maintetenant avoir esté advertyc, et quant j'en eusse congneu ung plus cappable, je l'eusse encores plus désiré pour le bien et repos du paîs que je sçay en cela sur toutes choses estre à considérer, vous remerciant très humblement, madame, du bien et de l'honneur qu'il vous a pieu me faire en cet endroict, qui me sera toujours accroissement de la bonne volonté et affection que j'ay et auray toute ma vye à vous faire preuve. Madame, je me recommande très humblement à votre bonne grâce, suppliant le créateur qu'il vous doinct en parfaite santé très longue et heureuse vye. De Paris, ce x\* jour d'octobre

> Votre très humble et obéissant serviteur. >

Chastillon.

2o Lettre des mandataires de Kenée de France à cette princesse, 25 octobre 1556.

(Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3043, (^ 103.)

c Madame, nous vous avons escript, des derniers d'aoust et 6 septembre,

> vous faisant entendre le trespas de voz bailly de Montargis et recepveur ordi-

> naire de Chartres, dont nous n'avons eu aucune responce de vous, fors que

> mon:>ieur le président Séguier nous a dict avoir reçeu lectres de vous par » lesquelles vous luy] mandez monsieur l'admirai estre gratyfié en ce qu*on

> pourra. Ledit sieur Séguier nous a déclaré que ledit sieur admira! deaî-

» royt que ung nommé Courtois, conseiller au siège présidial d'Orléans en

> feusl pounreu, et pour ce, madame nous avons advisé pour la* satisfaction ji dudit sieur admirai de luy expédier ses lettres de provision, comme moy, » Goudy, vous faictz entendre de plus au long, etc., etc. De Paris, le xxv* jour

> d'octobre 1556, Adam des Souders, Jean-Baptiste Gondy, grefûer, Ph.

> Leclerc. >

Coligny à de Humières, 8 janvier 1557.

(Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135, A> 51.)

c Monsieur de Humières, j*ay reçcu les deux pacquetz que m'avez envoyez » par le gentilhomme de monsieur d'Ândelot, mon frère, avec votre lettre dattée

> du jour d'hier, vous advisant que je m'en vais au giste à Amyens là où je

> disneray demain, et aprez m'en iray à Abbeville. Si vous m'y vouliez venir

> trouver, soit en l'un ou l'aultre, vous serez le bien venu; mais avant que par-

> tir, je vous prie considérer bien le temps où nous sommes et donner si bon

> ordre à votre place qu'il n'en advienne point d* inconvénient, car je vous as-

> seure que nous avons à faire à des gens, lesquels combien qu'ils ne fassent sem-

> blant de rien, je sçay toutefois fort bien qu'ils ne dorment pas, et que si nous » n'avions fait bon guet, ils se vantent bien que ne fussions pas à l'apperce-

> voir. Je prie le créateur; monsieur d'Humières, qu'il vous doinct sa grâce

> après m'estre bien fort recommandé à la vostre. De Gorbye, le 8 janvier 1550 (a. s.).

> Votre entièrement bon allié et amy,

» Chastillon. >

2o Coligny à de Humières, 8 janvier 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135. 1* 47, et V. Colberl, vol. 23, r> 221.)

3® Coligny à de Humières, 9 janvier 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135. ^ 41).

lo Le connétable à de Humières, 9 janvier 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135, f^ 55, et Y. Colbert, vol. 23, ^ 206.)

2« Le connétable à de Humières, 11 janvier 1557.

(Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135, ^ 63, et V. Colbert, vol. 23, f» 206.)

30 Le connétable à de Humières, 11 janvier 1557.

(Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135, r> 67, et V. Colbert, vol. 23, fo 207.)

c Monsieur de Humières, je vous ay ce matin escript par le commandement

» du roy de ne rien innover ne commencer de Tostrecousté jusques à ce que l'on » Teoye ce' qui surviendra. Le roi ayant sçeu que au retour du Toyaige de » mondit nepveu,les souldatz ont ^t bultin de bestiale et pris prysonniers, ne

> l'a pas trouvé bon, désirant que le tout soit restitué, puis il escript à mondit

> nepveu, vous priant faire le semblable de vostre cousté et laisser passer li-

> bremeul Espagnolz et autres qui iront et viendront, de sorte que ceulxdedelà » n'ayent par là point d'occasion de prendre nostre entreprinse pour rompture,

> au moins si vous ne cognoisscz qu'ils lissent le contraire de leur cousté. >

•io Le connétable à de Humières, 16 janvier 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3 135, 1^ 87 bit, et V» Colbert, vol. 23, t* 208.)

LU

Coligny à de Humières, 10 janvier 1557. (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3135, f<» 59.)

c Monsieur de Humières, ayant esté adverty que pour ce qui a esté faicl et » BDtreprins sur les enneniys, ilz ne so sont point encores esnieuz à en prendre

> revanche sur nous, aussi pour aultre occasion qui s%»st offerte je viens pré-

> sentemenl de dépescher au roy et en rnlf^idré hientost la responce. Cependant

> donnez ordre que de par vous ni les vostres, il ne soit plus rien entreprins ny

> faict aucune course sur lesdits enneniys pour les endommaiger, jusques à ce » que vous ayez aultres nouvelles de moy. Et néantmoins si vous avez jamais

> prins garde de près à place, faictes, je vous prie, si bien que à Péronne il n'en

> puisse advenir inconvénient, priant le créateur, monsieur de Humières, qu'il

> vous donne ses grâces, en me recommandant de bien bon cœur à la vostre.

> De Pecquigny, le 10' jour de janvier 1556 (a. s.). — Je vous prie, monsieur » de Humières, qu'il n'advienne point de faulte pour ne faire bonne garde. Je

> sçay bien que vous en avez assez de seing, mais je me double si fort que ce

> ne soit vostre placequc les ennemys menassent tant, que cela me le faict crain-

> dre. Je serois d'advis, pour le plus seur, que missiez quelques gens hors des » portes, pour estre plustost adverty s'il en approchoit, quelque jour.

> Vostre entièrement bon allié et amy, c

> Chastillon. >

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