LUI
Colignyà de Uumières, 15 janvier 1557.
(Bibl. liât., mss. f. fr., vol. 3 135, f<'85.}
Lettres de Coligny à de Humicrcs et autres, du 21 janvier au ±2 avril 1557.
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c Monsieur de Ilumyères, pour ce qu'il y a longtemps que je desiroys de faire » quelque ordonnance par tout mon gouvernement, tant à ce qui touche le faict
> des gardes, que pour emposcher les surprises, et en ayant faict une des choses
> qui me semblent estrc des plus nécessaires, je la vousay bien voullu envoyer;
> mais pour ce que je vouidroys bien qu'elle vous servist seulement sans ce que
> nos voysins se réglassent là-dessus, je vous prie, de vous en servyr, et y
> pourvoir, sans la divulguer, pour cerlaines bonnes raisons. Et sur ce, mon- ) sieur de Humyères, je prie Dieu vous avoir en sa garde. DWbbeville, le
> 21* jour de janvier 1556 (a. s.). — Je vous pry me mander s'il est rien passé
> de M. de fiassefontaine , sy vous en avez rien enttendu et sy vous luy aun'^s
> faict tenir les pacquelz qui vous avoient esté envoyés de la court. > > Vostre entièrement bon allié etamy *.
» GlIASTILLON. > •
c Monsieur de Humyères il n'y a pas grand danger d'avoir donné congé
) aux gens de petit estât, où il n'y avoit point d'espérance de proffict, car, à la
> vérité, ce n'est que despence. Quoy que soit, tenez tousjours le peuple d'alen- » tour, et vous adverty qu'il se tienne sur ses gardes et retire son bien, s'il ) veult, aflin que, s'il leur en advient mal, ilz ne s'en plaignent que à eulx- ) mesmes. II m'est ad vis que cela se peult bien faire sans alarme. Quand le » courrier qui est allé devers M. de Bassefontaine avec cclluy de l'ambassadeur » (lu roy d'Ëspaigne sera de retour, je vous prie le faire souvenir de me mander
> ce qu'il aura apprins par delà, et vous ce que vous sçavez cependant dudit
> sieur de Bassefontaine, comme aussi ce que vous rapporteront vos gens qu'avez » envoyez par delà. D'Abbe ville le 22« jour de janvier 1556 (a. s.).
> Vostre entièrement bon allié et amy *.
» GlIASTILLON. »