‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 36 sur 241 · Brantôme, éd. L. 1^1., t. 111. p · texte numérisé non relu

Brantôme, éd. L. 1^1., t. 111. p

3. Passage d'un plaidoyer de Tavocat général Servin, ap. Du Bouchet, p. 428.

Le maria^'e de Gaspard et de CharluLte fut célébré le IG octobre, à Fontainebleau ' .

Barenienl on vit deux époux aussi bien Taits l'un poiu" l'autre que Coligny et sa jeune compagne, apportant chacun, dans l'uoion qu'ils formaient, des sentiments élevés et un noble caraclèrc.

La vive affection que la comtesse de Royc, Odet et d'Andelot avaient vouée k leur frère s'étendit aisément à sa femme, qui devint aussitôt pour eux une véritable sœur.

Un nouveau lien ne tai-da pas à attacher plus étroitement encore d'Andelot à Charlotte de Laval, lorsqu'il épousa la propre nièce de celle-ci.

Catherine de Laval, fille du comte Gui XVI et sœur ahiée de Charlotte, avait eu de son mariage avec Claude, sire de Rieux, chevalier de l'ordre du Roi, baron d'Ancenis, comte d'Harcourt, deux filles. Renée de Rieux, dite Guyonne, qui épousa Louis de Sainte-Maure, marquis de Nesie, et Claude de Rieux. A la mort de Catherine de Laval, Claude de Rieux était restée sous le patronage de sa sfpur la marquise de NesIe, devenue en quelque sorte sa seconde mère. La jeune fille ayant atteint l'itge auquel on pouvait songer à la marier, un homme honorable ël de haut rang, le prince de La Roche-sur- Von, tenlad'obtenir sa main; mais il avait un rival redoulableen la personne de d'Andelot, que recommandaient de solides et brillantes qualités, ainsi que la grande situation de safumllle; aussi fut-il évincé par lui sous l'influence du connétable, qui appuyait Ibriement son neveu. Blessé de cet échec, et niéme,s'il faut encrolre certains bruits de cour*,

t. t UXVr' jouril'oclobre 15i7, T.aspard de Ooligiiy. s. ric Chasiillon el > drpuîs niiiinil de l'V.inci>, fut marié, à Fontainebleau, en premir-res noces, * ï Ôiaftallii <le Laval. ■ (Livre d'heuras de l^uiae da MoniiDorency. Bull, de h Soc. d'kûtdu jtrai.fr., I. \\. |i. lî.

' a. Hv Thim, Httt. ttnk.. t. II. |i. 68i. — I)êsormoau\, U-ît. de lu mumn de MmtmartnctiA. III, p- ^H)

de paroles peu mesurées que d'Ândelot aurait en cette circon> stance laissé échapper, le prince rompit ouvertement et pour longtemps avec son heureux rival.

Lorsque, au commencement de Tannée 1548, s'agita la question de l'établissement de Claude de Rieux, la marquise de Nesle concourutpuissamment à la solution favorable qu'elle reçut; et quand tout fut, de commun accoixl, arrêté entre les deux familles, elle s'adressa au roi et à la reine pour obtenir leur consentement à Tunion de sa jeune sœur avec François de Colignj. c Ma cou- » sine , lui répondit aussitôt Henri II * , j'ay entendu le désir que » vous avez que le mariage de ma cousine, votre sœur, se fasse 3> avec le seigneur d'Andelot,dont j'ay un très grand plaisir, pour » estre, comme il me semble, le party très à propos pour l'une ^ et pour l'autre; vousadvisant que seray très aise d'en voir sorï tir l'effet, et m'a semblé que vous ne sauriez mieux faire que ï d'en prendre une résolution assurée le plus tost que faire se » pourra, qui sera à mon très grand contentement. :> Catherine de Médicis ajoutait*: « Pour l'amitié que je porte à vostre sœur, 1^ pour l'avoir nourrie, j'auroy grand plaisir de la voir accompa- » gnée d'un si honnête gentilhomme qu'est le seigneur d'An- » delot. j&

Deux jours après celui où le roi et la reine avaient ainsi répondu, furent arrêtées à Paris, le 19 mars 1548, les conventions civiles du mariage de d'Andelot avec Claude de Rieux, en présence de Gaspard de Coligny, de Madeleine de Mailly, comtesse de Roy, de la marquise de Nesle, et de Claude de Laval, seigneur de Théligny ^ . La célébration du mariage suivit de près ce préliminaire.

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