‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 40 sur 241 · BUjI. oui., idsi. r. fr., toI. 3 06S, ^ Î · texte numérisé non relu

BUjI. oui., idsi. r. fr., toI. 3 06S, ^ Î

]> innover au préjudice de lapaix etamytié que j'ay avecleurroy, ]> mais que vous avez aussi charge de moy expresse de ne souf- :» frir ne permectre en quelque manière que ce soit, qu'ils facent ]> aucune chose au contraire sans par vous en faire faire répa-

> ration sur-le-champ, qui est le vray et seur moyen de faire » entretenir et observer ladite paix etamytié. »

Un mois plus tard, le connétable encourageait, en ces termes, son frère et son neveu à persévérer dans la fermeté de leur attitude * : c J'ay entendu Testât en quoy vous estes par delà avec

> les Anglais, et comme les choses passent entre vous et eux, 3> dont ledit seigneur (le roy) se contente, et trouve bon que, sui- ^ vaut ce que m'escripvez, vous ne permectiez qu'ilz facent au- "ù cune entreprise ; car il est assezà veoir par leurs depportemens

> et les façons de faire dont ils usent envers les Françoys, qu*ilz

> ont très maulvaise volonté qu'ils ne diffèrent exécuter que faulte

> de moyen. Par ainsy il ne fault rien obmectre de notre cousté ]» pour les empescher de mal faire. »

Rien, en effet, ne fut omis, à ce point de vue, pas même le recours à des représailles, que Coligny jugea nécessaire. « En » cette guerre, raconte Brantôme *, il apprit aux Angloys un proi> verbe : à cruel , cruel et demy, ou bien du tout; car ilz estoient

> sicruelz à nos François et l'avoient tant estez, qu'ilz nes'enpou-

> voient désapprendre, tant ilz l'avoient pris en habitude : » qu'aussitôt qu'un pauvre François estoit tumbé entre leurs » mains, il ne falloit point parler de mercy ; car la vie s'en alloit,

> et seplaisoient quelques-uns à prendre leurs testes, et ficher au }(> bout de leurs lances, picques, et en faire leurs parades, à la :» mode des Mores et Arabes. Mais M. (de Chastillon) leur ren- 3) dit bientôt leur change et leur en fit de mesme, voire pis : si :» bien qu'ilz vindrent aux requestes et à demander la bonne

6. Lettre du connétable à de La Hochepot, du 12 septembre 15i8. (BibL nat., mss.f. fr., YoL 3 116, f> 59.)

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