‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 41 sur 241 · Édit. L. LaL, t. VI, p · texte numérisé non relu

Édit. L. LaL, t. VI, p

« guerre, qui leur fui octi-oyée à la mode de Piedmont entre les » Français et Impériaux, b

Plusieurs mois s'écoulèrent, durant lesquels Coligny, ii qui le roi venait d"accorder une distiticlion flatteuse en le nommanlcapitainede cinquante lances de ses ordonnances ', continua devant Boulojine, avec une nouvelle ardeur, ses opérations et l'exercice d'une stricte surveillance à l'égard des Anglais, soiL en concours avec sou oncle de La Rochcpot, soit seul, lorsque ce dernier s'absentait ^. Cette surveillance était d'autant plus nécessaire (|ue les Anglais, qu'appuyait en secret l'Empereur ', tentaient habituellemenid'agir par surprise; en voici un exemple:

« Nous avons eu nouvelles,écrivail le connétable à Marillac, le » 5 mai 1549 ', comme les Angloys,qui ne se peuvent garder de » remuer quelque chose, estoient venus une nuit avec six ou

> sept cents hommes jusques auprès du Mont-Chastillon en in- B lention de faire entreprise,et,voyanlque lagardeesloit bonne, 0 s'en retournèrent sans rien faire, ayant néanmoins employé » toute la nuit à tenter tous moyens pom' y faire quelque dom- » mage, ce qu'ayant sceu mon neveu de Cliastillon, qui estoit au » fort,elestimantaiissycnmmeilavoitcuadvis,qu'ilsrussentpour » y retourner ou bien pour quelque autre efFect, dressa une em- » busche pour les ysurprendre, et l'ayant, comme il faut croire, » eux découverte, n'y vindrent point et se passa ainsi grande

> partie de lanuicl; que leditsieur de Chastillon, ne voulant pas » que cela demcurast impuni, se trouvant près du Mont-Lambert, » qui est une de leurs forteresses proche de Boulougne, alia » essayer d'y donner quelque venue; toutesfois il n'en sortit au- » cun fruicl, et y eut seulement quelques coups donnés, dont

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