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— Bill compléta son utile mission d'intermédiaire en allant porter au roi le texte du traité qui venait d'être conclu. II lui avait été remis, lors de son départ, un mémoire énonçant, notamment, ce qui suit * : « Premièrement, dira le sieur d'Andelot que le ]> XIIIP de ce présent mois, les déléguez d'une part et d'auti^ ï se trouvèrent au lieu accoustumé où ilz prirent finalle conclu- ]» sion sur tous les articles dont ils avaient à traicter, telle qu'on ]> pourra veoir par le double du traicté qui a esté baillé audit » sieur d'Andelot, et n'a esté besoing d'entrer en grant dispute 3> de prendre la plume pour avoir Tadvantaige de dresser ledit }) traicté. Par après ladite conclusion, les depputez d'Angleterre » ont faict cet honneur à la compaignie de prier le sieur du » Mortier de rédiger ledict traicté en latin, et n'ont jamais mis :» la main à la plume à quelque lettre, mémoire ou autre chose y> deppendant de ceste négociation. Toutesfois après que ledict » traité a esté dressé et qu'il leur a esté leu, y ayant esté observé D loyalement et de bonne foy l'expression fidelle des choses » comme elles avoient esté convenues et accordées, ils ont » tasché àyadjouster et changer plusieurs choses, à quoy on a » résisté, fors en quelques mots assez barbares, lesquels pour y> n'estre d'importance, on a esté content de laisser passer pour y> (en ce qu'ilz ont estimé estre quelque chose, et nous rien) y> aucunement leur complaire. »
D'Andelot arriva dans la soirée du 18 mars à Vallery, où se trouvait le roi ^.
L'approbation royale ne se fit pas attendre : Henri II la consigna dans une lettre adressée, dès le lendemain 19 mars
1. c Mémoire au sieur dWndelot de ce qu'il aura â dire au roy de par ses » depputez estant au fort d*0ultreau. > 16 mars 1550 (Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 6611).
2. Lettre du connétable à François de Lorraine, du 18 mai*s 1550, datée de Vallery (Bibl. nat., mss. f. fr.,vol. 20 577): t Cesoir,mon neveu d'Andelot est > arrivé avec la conclusion de la paix avec les Anglois, telle qu'il me semble que » nous l'eussions tous sçeu désirer, i
1554, h Coligny et à ses collègues '. Il leur annonça en même teiaps que trois d'entre eux, Coligny, du Moriier fit Boeiietel, devaient se tenir prêts « à passer en Aogieterre, porter sa ra- » tificatlûn du traité et recevoir celle du roy d'ÀDgleterrc, et » Tacle de son serment. »
Revêtu df! l'approbation royale et renvoyé aux plénipotenliaires, le traité fut si^né sous sa forme définitive, le 24 mars 1550". lldevaitêtre ratifié, de part et d'autre, dans les quarante jours de sa date. Henri II, en accréditaait, le 30 mars, par une commission expresse \ Coligny, du Mortierel Bochelel, auprès du roi d'Angleterre, se déclara résolu à ratifier le traité et à prêter, de son cùlé, un serment de même nature que celui qui serait prêté par ce souverain.
Le 25 avril 1.^)50, vers six heures du matin *, les portes de Boulogne s'ouvrirent devant La Hochepot et Coligny, qui, s'avançant dans l'intérieur de la ville h la tête de leurs troupes, tandis que celles de l'Angleterre Tévacuaienl, en reprirent possession au nom du roi de France et consignèrent aussitôt dans un document mémorable' le fait capital d'une restitution à laquelle, comme chefs militaires et comme négociateurs, ils avaient laidement concouru.
Pleinement satisfait de la restitution de Boulogne", Henri II (H son enti-ée dans celte ville le 15 mai, et y fut accueilli par