CHAPITRE V
c Coligiiy il rihâtillon, — Sa miiladio. — Il n^olnt 1a cour i Bloiï. — Les rigiils qu'il a éUblji, en hit àe discipline milllnire, tnnt tanclionn js par le tià. — Il «ri chariiA de veiller it U «flrelé de la Picardie, — Il accompugns le roi ùa in- - Mariage (t'Ëléonure de Roy avec Lduii de Bourbon. — Cnligny Ïambe matade i Paris. -- Il est envoyé en DDurgagno ner >et troupas. — D'Andelal cit flùl priioonier en Italie. — Cnligny esl nommé ^uvcmeur de l>>ris et de rilniliï-Franee, aux op^ralions arcomplies en Lnrraîne et dans le Luxembourg. — 0 n^goflie mer Albert de Hr.-inilebniirs pour que celui-ci se relire de devant Meti. — Si^ de Mcli. — Culigny est nomiiiii «mirai <lo France. — Il >e raplie avK ms Iroupcs Bur Ilesdin et concourt i la reddition de relie plate. — Sa prédation de ! aoiiral, i raudiunce do jiarlPiiicnl. — De conrerl nrte Odct, il lente >l*ubtenir la mise en lîlwrlé de d'Andviol.
A une dale coïiiciJanl h peu près avec ccIIl» (lu retour de Coligny en France, un grand commandfimcnt au delà des Alpes devint vacant : Anne de Montmorency demanda que son neveu Gaspard en fût pourvu. Dans la pensée du conoètable, la proinoliou de Coligny aux fonctions de gouverneur du Piémont eût été la juste récompense des services signalés qu'il avait rendus dans le Boulonnais, et qu'un récent succès venait de couronner. Mais Diane de Poitiers, dont les intrigues secrètosavaient amené la vacance du gouvernement de Piémont ', combattit les démarches du connétable. Elle en trioniplia d'autant plus aisément que Henri II, tout en voulant paraître lui complaire par l'envoi de Brissac au delà des monts, alors qu'il le soupçonnait de n'être que trop bien avec elle, trouva moyen par là de se délivrer d'un rival dont les assiduités lui portaient ombrage*.