‹ Gaspard de Coligny, amiral de FranceChapitre 67 sur 241 · Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20461, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 20461, f

a cour, en altendant d'estre dépesché pour aller en Pile où le roy commence d'assembler ses forces; combien le, à ce que je puys veoir, il n'y en aura sy grand nombre iserable de toul ce moys, que ma présence y soit nécessaire. 7 Je croy que vous n'estes à sçavoir les nouvelles qui ont esté semées de la mort ou grande et extrCmo mailadie de l'empereur; et quant à la mort, on n'en peut encores sravoir la Tlaineté, mais de la malladye, qu'elle soit bien grJefve l'on veoil grande apparence, d'autant que les arabassadeura i d'Angleterre vers luy n'en ont peu avoir audience, il y a jà six septmaines, ne ceulx du pape, qui sont arrivez à sa court il y a trois sepLmaines, et encores aujourd'huy m'a parlé ung qui en vient et m'a dit qu'il partit de Bruxelles depuys quinze » jours en çâ et que loi's on voyolt les plus grands personnaiges cesle court-là faire bien maulvaise chère, qui sont pluieurs conjectures de divers endroicts qui viennent se connner, et pour le moins ledit empereur est très mal de sa irsoane, dont nous ne pouvons estre plus guères de temps doute. »

^Rapprochons de ces paroles de Coligny celles de François lUtin, sur le infime sujet ' : « L'empereur, dit-il, fut presque [usques h payer le tribut naturel, dont fut si grand bruit larloul que chacun le lenoit pour estre mort et consumé en lierre, quand il nous recommença la guerre plus aspre que jamais. Et pour ce que la publique opinion est par la France, uand on le dit ainsi mort, que c'est adonc qu'il songe et nspire gi'andes inventions contre ses ennemis, ce qu'il atinla peu après m'en fait avoir quelque doute. » Quoi qu'il eu f'iHdes bruits répandus sursapereonne, Charles- (juinl, n'aspirant qu'à se vengei' du rude échec qu'il avait subi devant Metz, fit assiéger Térouenne, défendue d'abord par Dessé,

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